vendredi , 23 juin 2017

Benoît Hamon est le grand perdant du débat présidentiel pour David Genzel.

Le conseiller en communication et publicitaire David Genzel revient sur le grand débat de la présidentielle sur TF1 : « Il n’y a pas eu un gagnant parce que le débat s’est déroulé de manière circulaire et, à chaque fois, l’un des intervenants était pris pour cible par un autre intervenant, et finalement par l’ensemble. Ce qui est intéressant, c’est de constater que certains confortaient leurs positions mais il n’y a pas eu un gagnant. » David Genzel estime que « François Fillon est vraiment passé comme l’homme fort du débat, il avait la stature d’un chef d’État, il était le sage, celui qui regardait les autres avec un brin d’ironie en disant : « Vous n’avez rien de concret, j’ai le bon programme ». Le roquet, c’était bien entendu Benoît Hamon et il est amusant de constater que cet homme, dont la femme travaille dans le lobbying, n’a parlé que de lobby ! C’est lui qui a attaqué le plus perfidement Emmanuel Macron en essayant de le ramener à la transparence de ses donateurs et au lobbying. Marine Le Pen a eu beaucoup de faits justes, elle a marqué beaucoup de points, mais malheureusement pour elle, elle n’était pas concrète : l’idéologie était juste, mais pas le concret. Mélenchon était remarquable, c’est le tribun, à un moment donné il s’est même fait traiter de Robespierre, mais bizarrement il n’a pas vraiment forcé… Emmanuel Macron a été assez étonnant, il a cherché à tout prix l’affrontement, comme s’il voulait montrer qu’il n’était pas le plus jeune, qu’il n’était pas le plus expérimenté, mais au contraire qu’il était celui qui avait des idées. Comme il a été violemment contré par Benoît Hamon et Marine Le Pen, il s’est beaucoup trop découvert et il a montré quelques faiblesses, notamment sur le côté généraliste de son plan. » Finalement, s’il y a eu un transfert, le plus important, ce sera sans doute de Benoît Hamon vers Jean-Luc Mélenchon : « Hamon a été trop littéraire, dans l’utopie, on a vraiment l’impression qu’il ne cherche pas à incarner une fonction mais des utopies… » En conclusion, il estime que François Fillon a joué en fond de cour, sans trop monter au filet, en passant largement pour l’homme le plus responsable. Cependant, David Genzel estime que François Fillon n’a sans doute pas pu gagner des points sur cette prestation : « Il doit encore retrouver sa crédibilité. Sa stratégie de jouer le sage, celui à qui on ne la fait pas, celui qui est toujours un peu d’ironie par rapport aux propositions des autres, il a aussi assumé ses erreurs, c’était un très bon point… »

David Genzel répond aux questions de Yannick Urrien mardi 21 mars 2017 sur Kernews

 

 

 

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