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Fauve Hautot : « La danse est quelque chose de très compliqué. C’est de la souffrance, mais c’est aussi un immense bonheur. »

La danseuse la plus connue de France en vacances au Château des Tourelles

Fauve Hautot, que la France entière a découverte dans l’émission « Danse avec les Stars » sur TF1, est aujourd’hui la danseuse la plus connue de l’Hexagone. Elle était la vedette du spectacle « Saturday Night Fever » à Paris et elle prend maintenant quelques mois pour se poser et préparer un nouveau spectacle. Fauve vient de passer plusieurs jours à Pornichet au Château des Tourelles.

Kernews : On sait que vous êtes Normande, connaissiez-vous la presqu’île avant de venir à Pornichet ?

Fauve Hautot : Je suis venue pour la dernière fois à Pornichet à l’occasion de la tournée de TF1, il y a trois ans. C’était une tournée des plages et c’était très sympathique, parce que j’ai la famille de mon ami qui habite ici.

Ainsi, Jules est originaire de la presqu’île ?

Oui, il est nantais, mais sa grand-mère habite au Pouliguen. Je connais assez peu la presqu’île, mais je la découvre et je trouve que c’est vraiment très chouette. En plus, ce n’est pas très loin de Paris. Mais, contrairement aux idées reçues, il fait souvent très beau en Normandie…

Dans votre actualité, il y a la comédie musicale « Saturday Night Fever » qui tourne en ce moment dans toute la France. Pourquoi ne l’avez-vous pas suivie, après avoir joué à Paris ?

Je ne suis pas sur la tournée qui va dans toute la France et au Canada, mais j’ai fait tout le passage à Paris, pendant trois mois au Palais des Sports, et c’était vraiment une très belle expérience. On devait partir en tournée en France l’an dernier, or elle a été annulée. Ensuite, le spectacle devait partir au Canada et, comme j’allais me faire opérer de l’épaule, je ne suis pas partie. Et puis, le train a continué sans moi…

La télévision vous a apporté la notoriété…

Oui, c’est vraiment grâce à la télévision ! Je croise dans la rue beaucoup de gens qui me reconnaissent, ils sont toujours très gentils. Il y a pas mal d’enfants et d’adolescents qui me demandent ce que l’on doit faire pour devenir danseur professionnel. C’est très intéressant et je leur explique que la danse exige beaucoup de travail et de rigueur. Il faut vraiment beaucoup travailler, c’est mon seul message !

Son image reste associée à la danseuse classique qui s’astreint à des exercices interminables, donc à la souffrance, or ce n’est pas votre cas…

La danse est quelque chose de très compliqué. C’est de la souffrance, mais c’est aussi un immense bonheur. Oui, cela fait mal de refaire en permanence les mêmes exercices ! Mais c’est comme tous les métiers physiques. Un tennisman a forcément mal au bras… Cest compliqué de faire tout cela. Toutefois, cela reste quand même un vrai plaisir.

Qu’apporte une émission comme « Danse avec les stars » ? Cela ne donne-t-il pas à tout le monde le sentiment qu’il est assez facile de devenir danseur ?

Il faut essayer, pour se rendre très rapidement compte que cela ne l’est pas ! C’est assez amusant, parce que je suis arrivé à la télévision totalement par hasard. Cela m’a beaucoup plu car j’ai découvert le monde du spectacle à travers ce biais. J’ai commencé à danser à l’âge de cinq ans et je me suis retrouvée à dix-neuf ans sur un plateau. C’est finalement grâce à la télévision que j’ai compris que je pouvais danser autrement et ailleurs qu’en compétition. Au départ, je ne connaissais que le milieu sportif. Je ne peux dire que des bonnes choses sur la télévision, car on y apprend énormément de choses. J’ai appris à travailler très vite, j’ai appris à faire des chorégraphies face à des caméras,.. C’est quelque chose qui me fascine. Maintenant, la télévision n’est pas une finalité en soi. J’ai envie de faire d’autres choses et je me suis rendu compte que ce qui me plaisait, c’était d’abord le spectacle. TF1 a mis énormément de moyens pour cette émission, j’ai carte blanche, je peux faire ce que je veux… Quand cela arrive à vingt-cinq ans, c’est un cadeau exceptionnel. Je suis très chanceuse.

Vous parlez de sport, mais pas d’art…

Les gens assimilent beaucoup notre danse à un sport et je me bats pour rappeler que c’est de l’art. L’art est quelque chose de très large, alors que la télévision reste un média très populaire où l’on s’éloigne de l’art. Cette année, je vais essayer de sortir progressivement de tout cela, pour aller vers davantage de fond. C’est aussi lié à l’âge car, quand on est plus jeune, on a envie d’aller vers plus de performances. J’essaie justement de travailler sur un nouveau projet avec de la danse et de la vidéo.

Quel est votre programme ?

J’ai pris une année pour me poser, réfléchir et écrire. J’ai envie d’écrire et de créer un nouveau spectacle.

 

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