L'invité de Yannick Urrien La Baule Styles

Kevin Fischer-Guillou : un représentant du CNBPP se prépare pour les J.O. de Tokyo

Les championnats du monde de voile en 49ER et 49 FX se sont déroulés à Porto, au Portugal, entre le 28 août et le 2 septembre dernier. Le tandem Kevin Fischer-Guillou et Yann Jauvin a conquis la septième place en 49ER. Une belle performance pour cette équipe qui représentait le CNBPP (Cercle Nautique La Baule-Le Pouliguen-Pornichet). Aujourd’hui, le guérandais Kevin Fischer-Guillou se fixe pour objectif de gagner une médaille aux Jeux Olympiques de Tokyo à bord de ce bateau très sportif : « C’est un dériveur double, nous sommes à deux sur le bateau et c’est l’une des dix séries qu’il y aura aux J.O. de Tokyo en 2020. Il s’agit d’un bateau qui date de 1987 et qui a déjà quelques olympiades à son actif. Il a comme particularité d’être très instable, c’est un peu comme un vélo : plus on va vite, plus il est stable et, plus on ralentit, plus il y a de l’instabilité. Cela requiert énormément de coordination. Mais c’est aussi un bateau très puissant, avec plus de 60 mètres carrés de voilure, et cela demande énormément d’efforts physiques à l’équipier. C’est un bateau à la fois agile, rapide et puissant ». Ces championnats du monde ont eu lieu à Porto et l’équipe du CNBPP était évidemment dans son élément : « Comme c’est l’Atlantique, l’état de la mer était assez similaire à celle que nous connaissons au Pouliguen, avec beaucoup de vagues et une grosse houle. Mais nous avons eu un début de championnat assez difficile, parce qu’il y avait très peu de vent. Lorsque le vent a démarré, les conditions étaient très techniques, avec beaucoup de vagues, et nous avons été très performants ». Cette prouesse est aussi le fruit de plusieurs années d’entraînement : « Nous sommes en préparation olympique depuis septembre 2016. Nous étions parmi les remplaçants pour les Jeux Olympiques de 2016 à Rio et nous avons décidé de repartir pour 2020. Nous commençons cette olympiade avec une très bonne place de septième à ce championnat du monde, ce qui était notre objectif de la saison, et nous pouvons continuer la préparation olympique sur de bonnes bases ». Au cours des prochains mois, Kevin Fischer-Guillou va évidemment poursuivre ses efforts : « Nous nous entraînons 200 jours par an sur l’eau, mais il y a aussi énormément de travail à terre pour optimiser le matériel et c’est un travail physique assez conséquent. C’est une activité à plein temps. C’est un sport où il y a de très nombreux facteurs à prendre en compte, comme le vent, les vagues, le matériel, les réglages, les adversaires… Il y a aussi la communication avec son équipier et il faut donc être lucide, très posé et avoir la bonne communication. Les parcours sont très courts, une vingtaine de minutes, et nous nous retrouvons dans des situations où il faut prendre des décisions très rapidement ». Ce classement constitue également un motif de fierté pour les membres du CNBPP : « J’ai été licencié pour la première fois en 1999. J’ai obtenu beaucoup de résultats sur les séries jeunes, sur les séries espoirs, au national comme à l’international, et c’est mon premier succès dans le Top 10 mondial. Le CNBPP est évidemment très content de ce résultat ».

Kevin Fischer-Guillou était l’invité de Yannick Urrien le 6 septembre 2017 lors de son retour du Portugal.

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