La Banque Postale ouvre son premier espace BPE de Loire-Atlantique à La Baule

Marc Batave, président du conseil de surveillance de la BPE : « Nous voulons aussi avoir une offre significative pour nos clients patrimoniaux. »

C’est une première en Loire-Atlantique : La Poste de La Baule accueille un espace BPE. En effet, la Banque Postale lance une offensive pour capter la clientèle aisée, en développant sa banque privée de patrimoine et de gestion de fortune. Signe de l’importance accordée par La Poste à cet événement, Marc Batave, membre du directoire de la Banque Postale et président du conseil de surveillance de la BPE, est venu inaugurer ce nouvel espace dédié qui est le premier en Loire-Atlantique. Dans ce contexte, Sandrine Josso, députée LREM de Loire-Atlantique, a incité les dirigeants de la Banque Postale à s’engager dans le soutien de l’économie locale, notamment en finançant les artisans et les petites et moyennes entreprises. Les clients de la BPE de La Baule seront conseillés par Guéric Ballu, responsable clientèle privée de l’espace BPE au sein de la Banque Postale, qui bénéficie d’une connaissance des marchés équivalente à celle des conseillers en gestion de patrimoine des grandes banques privées : « Je travaille sur le secteur de La Baule depuis plus de six ans, comme conseiller en patrimoine, puis conseiller en gestion de patrimoine à la Banque Postale, avec les clients patrimoniaux de la Banque Postale, mais aussi avec un certain nombre de clients qui viennent chercher des solutions diversifiées par rapport à celles proposées par leur établissement bancaire ». A l’occasion de l’inauguration de l’espace BPE au sein de La Poste de La Baule, nous avons interrogé Marc Batave, membre du directoire de la Banque Postale et président du conseil de surveillance de la BPE.

Kernews : Nous connaissons tous la Banque Postale, mais pouvez-vous nous présenter la BPE ?

Marc Batave : La BPE est la filiale banque privée de la Banque Postale. C’est une banque privée, qui appartient la Banque Postale depuis cinq ans et que nous développons à partir de la clientèle des clients de La Poste.

Tous les grands réseaux bancaires ont une structure de banque privée pour capter une clientèle aisée dite CSP +. Or, la Banque Postale a une image plus généraliste. Comment allez-vous vous distinguer ?

Contrairement à ce que l’on peut penser, la Banque Postale a toujours eu une clientèle CSP + et nous avons 650 000 clients patrimoniaux sur plus de 10 millions de clients. On pourrait penser que c’est peu, mais c’est tout aussi important que dans les autres grandes banques françaises. Nous sommes la banque de tous, la banque des plus fragiles, nous avons la mission d’accessibilité bancaire, nous sommes la banque du grand public, et nous voulons aussi avoir une offre significative pour nos clients patrimoniaux. Nous avions déjà une très belle offre pour les clients patrimoniaux, mais nous allons plus loin en implantant au cœur de nos bureaux de poste notre filiale de banque privée BPE, c’est le sens de l’installation de cet espace BPE au bureau de La Baule. Nous n’allons pas en avoir dans tous les bureaux de poste, il y en a une cinquantaine en France aujourd’hui, principalement dans les grandes villes. En mettant la banque privée au cœur d’un bureau de poste, nous démocratisons la banque privée, tout en étant fidèles à nos valeurs citoyennes et républicaines.

Cela signifie-t-il que vos conseillers, comme Guéric Ballu, sont plus spécifiquement formés à l’actualité des marchés financiers ou de la fiscalité ?

Guéric est déjà un homme de patrimoine depuis très longtemps, puisqu’il était conseiller en gestion de patrimoine dans ce même bureau de poste de La Baule. Il y a déjà une force de vente patrimoniale dans les bureaux de poste et nous apportons un cran d’expertise au-dessus. Guéric a déjà tout un acquis de formation patrimoniale et il prend la responsabilité de la clientèle patrimoniale à La Baule. Bien entendu, il va pouvoir accéder à des nouvelles techniques, notamment d’ingénierie patrimoniale, afin de proposer toute l’offre d’une banque privée.

Mais ce n’est pas une banque privée comme une autre…

Oui, puisque nous sommes dans un groupe public. La Poste existe depuis Louis XI, nous sommes un tiers de confiance et nous pensons avoir la confiance de nos concitoyens. La banque partage ces mêmes valeurs. Nous voulons apporter la sécurité, la clarté et la transparence à tous nos clients sur tous nos produits. Nous allons même un cran plus loin puisque nous avons décidé cette année de passer la totalité de notre gamme de gestion de patrimoine en ISR, donc en Investissement social et responsable. Nous sommes déjà à 70 % en ISR et nous serons à 100 % en 2020, parce que c’est conforme à nos valeurs de clarté et de citoyenneté d’un grand groupe public.

L’ISR, c’est aussi l’investissement de proximité auprès des petites et moyennes entreprises…

Nous développons depuis cinq ans une offre très significative pour les artisans, les commerçants, les professions libérales et toutes les entreprises, et nous sommes devenus également la première banque des collectivités locales et des hôpitaux publics en France. Il y a cinq ans, rien n’existait… Nous distribuons presque 15 milliards d’euros de crédits à tous les acteurs professionnels, publics et privés : c’est-à-dire autant qu’à nos clients particuliers.

Il y a une dizaine d’années, on pensait que La Poste allait disparaître avec le développement du courrier électronique. Comment se porte-t-elle aujourd’hui ?

La Poste est confrontée à ce grand défi de la baisse du courrier traditionnel, puisque les volumes baissent de 6 à 7 % chaque année. Mais, grâce à son dynamisme, La Poste arrive à compenser cette baisse en lançant de nouvelles activités, comme les activités bancaires, mais aussi les colis, ainsi que diverses initiatives comme la veille sur les personnes âgées, le Code de la route, la distribution des médicaments et des repas… Il y a de nombreuses initiatives de cette très vieille dame qui est La Poste, mais qui est en fait une très jeune fille qui se porte très bien.

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