Les acteurs du territoire sont satisfaits de leur saison touristique, selon l’office de tourisme intercommunal La Baule – Presqu’île de Guérande.

Certains ont craint le pire au mois de juillet, en redoutant une forte baisse de la fréquentation, surtout après la période de grève de la SNCF au printemps. Toutefois, le bilan de fin de saison s’annonce positif, selon l’étude réalisée par l’office de tourisme intercommunal La Baule – Presqu’île de Guérande. D’ailleurs, Damien Dejoie, directeur de l’office de tourisme, souligne qu’il y a un indicateur, un baromètre, qui ne trompe pas : « Les banquiers sont contents et ils observent une progression des encours supérieurs à l’année 2017, qui était déjà une bonne année ». Jean-Pierre Branchereau, maire de La Turballe et président de l’office de tourisme intercommunal, ajoute : « Le mois de juillet a été plus calme que l’année dernière, mais nous avons eu une très belle arrière-saison et nous avons rattrapé largement le retard. À mi-août, nous avions quasiment atteint nos objectifs par rapport à l’année dernière. Il ne faut pas oublier qu’il y a eu les grèves SNCF, l’effet coupe du monde, moins de ponts cette année… Globalement, en termes de nombre de touristes, nous sommes étals par rapport à l’année dernière mais, en chiffre d’affaires, nous sommes nettement supérieurs par rapport à l’année dernière ». Damien Dejoie explique : « Le mois de juillet a confirmé cette tendance que nous observions depuis plusieurs années : c’est un mois qui se consomme essentiellement sur les week-ends. S’il fait très beau, on fait des gros week-ends et c’est creux en semaine. Finalement, nous avons cinq mois de printemps, de mars à juillet, et on travaille très bien à partir de la dernière semaine de juillet ». Les commerçants ont donc fait une bonne saison, selon Jean-Pierre Branchereau : « Les gens passent moins de temps sur la presqu’île, mais ils consomment. Maintenant, ils ne viennent plus trois semaines ou un mois, ils viennent dix jours, mais ils consomment, ils vont dans les restaurants et c’est quelque chose de très flagrant ». Forts de ce constat, les animateurs du tourisme sur la presqu’île insistent sur l’importance de ne pas se cantonner à la période estivale :  il faut travailler tout au long de l’année et ne plus raisonner seulement en fonction de la saison touristique. Jean-Pierre Branchereau invite d’ailleurs les commerçants de sa commune à ouvrir leurs établissements le plus longtemps possible : « Il y a la haute saison, mais pas seulement. Nous ne voulons pas que nos communes s’arrêtent en octobre, c’est le message que nous lançons, notamment à La Turballe ou à Piriac. Nous avons aujourd’hui des commerçants qui viennent s’installer dans ma commune de La Turballe parce qu’ils y trouvent leur compte à l’année ». Pour Damien Dejoie, c’est une nécessité, car les clients sont présents : « Les vacances scolaires sont importantes toute l’année, Noël est une grosse période d’activité, il faut regarder le résultat des entreprises sur des périodes beaucoup plus longues, c’est-à-dire sur 8 à 12 mois de l’année. En revanche, pour les entreprises qui sont exclusivement estivales, leur rentabilité peut être remise en cause ». L’analyse de l’étude présentée par l’office de tourisme intercommunal La Baule – Presqu’île de Guérande indique que les nuitées hôtelières sont stables, même plus importantes qu’en 2017 pour certains professionnels et que les campings sont également satisfaits. En ce qui concerne les locations, Gîtes de France a fait le plein sur le territoire avec une progression du nombre moyen de semaines louées en gîte. Autre constat : «La location de particulier à particulier s’intensifie aussi sur le secteur avec la forte présence d’Airbnb, mais ne semble pas porter de préjudice direct au réseau Gîtes de France ». Le développement des animations dans les différentes communes de la presqu’île constitue aussi un atout, mais les touristes regrettent parfois un manque d’harmonisation. Sur ce point, Jean-Pierre Branchereau rappelle que l’office de tourisme intercommunal n’a pas la compétence sur les animations : « Cependant, on s’aperçoit que les communes se parlent de plus en plus et s’efforcent d’harmoniser leurs animations. Par exemple, il y a les lundis du Croisic, les mercredis de La Turballe ou les jeudis du Pouliguen. Nous essayons de nous mettre d’accord entre les communes pour éviter qu’il n’y ait un certain nombre de manifestations importantes le même soir. Après, pour les animations historiques, on ne peut pas faire autrement, mais on essaie d’organiser tout cela en fonction de nos moyens. C’est vrai, il y a beaucoup de choses pendant la période estivale, mais c’est bien, puisque les gens viennent ». Notons que l’office de tourisme intercommunal, à travers ses 11 bureaux d’accueil, annonce avoir accueilli plus de 560 000 visiteurs au cours de l’année 2017 et que la fréquentation 2018 sera à la hauteur de celle de l’an dernier.

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