Lilou Macé : « Quand on aime réellement ce que l’on fait, il n’y a plus de différence entre le travail et sa vie personnelle, tout devient notre vie ! »

Cette ancienne nazairienne est devenue une star du web !

En quelques années, Lilou Macé est devenue une star du web avec sa Télé de Lilou, qui traite de différents sujets liés au bien-être, à la féminité, au corps ou à la conscience et qui totalise plus de 55 millions de vues. Lilou Macé a longtemps vécu à Saint-Marc-sur-Mer. À la suite d’une rupture, elle a quitté la région pour lancer La Télé de Lilou. Elle a par ailleurs publié plusieurs ouvrages et elle nous présente deux livres d’actualité : « Le Défi des 100 jours » pour mieux appréhender son rapport à l’argent, ainsi que son prochain ouvrage, très féminin, sur les œufs de Yoni.

« Le Défi des 100 jours pour libérer son rapport à l’argent et vivre son abondance » de Lilou Macé et Christian Junod est publié aux Éditions Trédaniel.

« L’œuf de Yoni » de Lilou Macé est publié aux Éditions Leduc.

Lien vers la télé de Lilou

Kernews : Vous avez créé La Télé de Lilou, spécialisée dans le bien-être. Il s’agit de la plus belle réussite du web TV en France. Quel est votre secret ?

Lilou Macé : C’est une passion avant tout ! Comme vous, je suis passionnée et je suis curieuse. J’avais envie de rencontrer des gens et de diffuser toute cette information gratuitement sur Internet. En effet, il y a 3000 vidéos, avec des interviews que j’ai réalisées un peu partout dans le monde. Ce qui compte, c’est la régularité. Cela fait dix ans que je fais cela et j’y mets beaucoup de cœur et d’énergie. L’ingrédient secret, comme en cuisine, c’est de le faire avec amour.

L’objectif est de mieux se connaître et de prendre conscience de ce que l’on est. Cela signifie-t-il que beaucoup de gens ne se connaissent pas ?

On fait des choix assez automatiques dans la vie et l’on ne s’en rend pas forcément compte. On survit, on ne s’amuse pas au quotidien… Auparavant, j’étais constamment à la recherche d’objectifs et il n’y avait plus de satisfaction derrière. Or, plus on va apprendre à se connaître, plus on va faire des choix conscients et devenir ensuite plus créateur de sa vie. C’est évidemment plus stimulant et joyeux. C’est un vrai oui que l’on dit à la vie, plutôt qu’un oui pour faire plaisir aux autres ou à la société. C’est finalement la jouissance de la vie.

Vous lancez « Le Défi des 100 jours », un livre mais c’est aussi une application pour smartphone. L’idée est de mieux appréhender son rapport à l’argent. Qu’est-ce qui vous a incitée à travailler sur ce sujet ?

C’est le cinquième cahier d’exercices que je lance où, pendant 100 jours, on va s’investir sur un thème. Ce sujet est venu parce que j’ai interviewé un ancien banquier suisse, Christian Junod, que je trouve extraordinaire et très sympathique. Pour une fois que j’avais une conversation sympathique avec un banquier, je ne l’ai pas loupé ! Alors, j’ai trouvé opportun de passer du temps avec lui pour permettre à tout le monde de libérer sa relation à l’argent. J’ai eu des phases compliquées, car au moment où je voulais me lancer, j’avais envie de mettre des vidéos gratuites sur Internet mais j’étais dans une problématique de levée de fonds. Je me suis retrouvée chez ma mère, à Orvault, près de Nantes, où je suis partie habiter six mois, pour faire un retour en arrière sur ma vie. Je n’avais plus trop le choix sur le plan économique, mais cela m’a permis de recréer une vie à partir d’autres valeurs et, surtout, de comprendre que la vie n’était pas contre moi et qu’il y avait quelque chose à apprendre de cet épisode de vie. Je devais déjà reconnaître que ma vie était abondante, avec plein de choses qui fonctionnaient, alors que j’avais tendance à voir uniquement ce qui n’allait pas, en n’étant jamais satisfaite de ce que j’avais autour de moi. Donc, cela a été un changement de paradigme et de façon de voir les choses. Cela m’a permis de voir l’abondance et d’attirer beaucoup plus facilement les idées, les moyens financiers et même la créativité. Un élan beaucoup plus naturel est venu après. Le but du défi des 100 jours pour libérer sa relation à l’argent, c’est la même chose, c’est d’aller au-delà des fausses croyances sur l’argent.

N’est-ce pas plus facile à dire lorsque l’on est entreprenante, dynamique et créatrice, alors que le monde est fait d’inégalités, qui sont naturelles ? Il y a aussi des gens qui sont heureux en étant des fonctionnaires qui rentrent chez eux à cinq heures de l’après-midi…

Nous n’avons pas tous les mêmes objectifs ! Ce ne sont pas les mêmes choses qui nous font du bien et qui nous font vibrer. En ce qui me concerne, c’est l’aventure, les voyages, les rencontres… Il y a aussi cette volonté de contribution et de diffuser. J’ai beaucoup d’énergie pour cela et je suis faite pour cela. C’est comme si nous avions chacun notre profil. Après, il y a des personnes qui ont envie de quelque chose de moins rythmé, avec un confort de vie, du temps pour leurs enfants, du temps pour aller au marché… Chacun va choisir. Mais, au final, il est dommage de vivre la vie de quelqu’un d’autre et de ne pas se sentir libéré par rapport à l’argent. Certains ont toujours cette conversation sur l’argent, d’autres sentent que les sous sont durs à sortir et l’on a cette fausse croyance que l’on doit travailler dur pour gagner de l’argent. L’idée, c’est de se libérer, de se sentir bien dans sa vie, de choisir sa vie et, petit à petit, de créer une vie qui nous corresponde. Évidemment, ce n’est pas la même vie pour tout le monde. Ni le besoin financier, d’ailleurs…

On ne doit pas travailler dur pour gagner de l’argent, mais on doit travailler beaucoup…

Oui, mais c’est une croyance… J’ai été élevée par des parents qui étaient dans la restauration. Ils avaient des restaurants à Nantes et aux États-Unis, donc ils travaillaient beaucoup. Moi aussi, je travaille beaucoup et je m’aperçois que ce n’est pas forcément un rapport d’heures de travail qui permet d’atteindre des objectifs et surtout un bien-être intérieur. Ce dont on parle, c’est une transformation intérieure. Ce n’est plus d’aller chercher des objectifs, de l’argent ou des clients. La transformation se fait petit à petit et de façon interne : c’est-à-dire que l’on donne de la valeur à ce que l’on fait, avec beaucoup plus d’attention et de présence.

Nous sommes à une époque où l’on a perdu toute distance par rapport à l’argent. On est influencé en permanence par le marketing, on veut acheter le dernier smartphone à sa sortie alors que l’autre fonctionne encore extrêmement bien… Depuis quelques décennies, le rapport à l’argent s’est beaucoup perverti…

Oui et nous n’en avons jamais assez ! Je suis une ancienne très grande dépensière. J’avais toujours besoin de la dernière voiture ou d’un beau vêtement… Effectivement, nous sommes aspirés par ces publicités et l’on pense que si l’on consomme plus, on sera plus heureux. C’est un modèle qui vient clairement des États-Unis, alors que le bonheur n’est pas là.

Vous nous incitez à avoir un nouveau regard face à la nourriture, l’eau, le travail, l’argent et même à la mort… C’est en réfléchissant à tout cela, à cette voie qui nous emmène jusqu’à la fin, que l’on peut prendre conscience d’un rapport différent…

Lorsque l’on a un rapport sain à la mort et lorsque l’on se rend compte que nous sommes là pour un certain temps, alors que l’on ne sait même pas quand nous allons partir et s’il il y a peut-être même quelque chose d’autre après la mort, c’est beaucoup plus vivant ! On a envie de vivre chaque instant. On le sait lorsqu’il nous arrive une tuile et que l’on est malade. On se rend compte du bonheur d’être en pleine forme, mais c’est vrai, en contemplant la mort, la sexualité, ou même l’argent, qui sont d’habitude des sujets tabous, et en osant en parler, cela nous libère et on ne porte plus ce poids. Du coup, on fait des choix qui sont plus justes pour nous, pas forcément ceux du voisin, et l’on vibre mieux et plus intensément.

Vous êtes franco-américaine : ce rapport tabou vis-à-vis de l’argent n’est-il pas propre à notre culture française ?

Je suis née en Californie, il y a un esprit très entrepreneur et c’est complètement différent. Dans le rapport à l’échec, un Américain voit un échec comme une possibilité d’apprendre, en considérant qu’il y a d’autres choses derrière. Un Américain va essayer de planter plein de graines : il sait très bien qu’elles ne vont pas toutes germer, mais il essaie, il tente, il met son énergie… Et il va moins se flageller parce que le projet n’a pas fonctionné. J’ai plein d’idées et elles ne peuvent pas toutes germer. Ensuite, je vais voir, en fonction de ce qui se passe derrière et de la réception des gens… Je commence le projet avant d’être validée par les autres et, quand j’ai mis de l’énergie dans le projet, je vais avoir de nouvelles idées. On ne peut jamais ressentir réellement un projet avant d’avoir les deux pieds dedans. Souvent, on attend un signe extérieur pour savoir si c’est la bonne chose. Or, malheureusement, en France il y a un esprit critique et très rationnel qui fait que l’on oublie cette partie qui apporte plus d’imaginaire, d’extraordinaire et d’irréel. C’est ce qui s’est passé avec La Télé de Lilou, le défi des 100 jours et j’ai aussi écrit une dizaine de livres. Je n’aurais jamais imaginé cela il y a quelque temps !

Pour le rapport à l’argent, vous nous apprenez à nous détacher de cette dépendance et surtout à ne pas en souffrir psychologiquement : ce n’est pas parce que le voisin a une plus belle voiture et une plus belle piscine que, pour autant, on doit être malheureux…

C’est surtout une façon d’observer, d’avoir des prises de conscience, de se rendre compte de ce qui est en train de se tramer en arrière-plan. Peut-être que les personnes que nous aurons envie de fréquenter seront différentes. Peut-être va-t-on décider d’aller davantage au marché, d’acheter local, d’acheter auprès des producteurs… C’est une autre façon de consommer. Notre bulletin de vote est aussi dans notre manière de consommer. On pense faire des économies en achetant moins cher, mais est-ce bien d’acheter quelque chose qui a été fabriqué en Chine ? Cette dynamique est intéressante et il faut avoir une honnêteté, une authenticité et une ouverture quand on est dans ce processus. On a tendance à se la raconter aussi… Notre manière de consommer va avoir un impact sur le marché, donc sur ce qui va continuer d’être vendu ou regardé à la télévision, puisque nous avons un énorme pouvoir en tant que consommateurs. Il y a quelque chose de plus profond derrière.

Et la dimension plaisir dans tout cela ? Certes, on peut trouver ridicule de faire la queue pour le dernier smartphone, mais il faut aussi reconnaître le plaisir immense de l’avoir dès le moment de sa sortie !

Moi aussi ! Il ne s’agit pas de ne plus s’accorder de plaisirs. J’aime les belles choses, mais la différence est que je n’ai plus besoin de cela pour me constituer une identité extérieure ou pour que les personnes me voient d’une certaine façon. Le plaisir est important, comme celui de prendre soin de soi, pas seulement dans les objets et dans la partie matérielle. Toute cette créativité aussi, parce que l’abondance va bien au-delà du matériel et de l’argent. Le plaisir de prendre du temps pour soi est un vrai luxe pour beaucoup d’entre nous, comme décider d’aller se faire faire un massage ou de marcher au bord de la mer, alors qu’il y aurait d’autres clients qu’il faudrait contacter ou d’autres choses à faire…

En ce début de XXIe siècle, il n’a jamais été aussi facile d’obtenir de l’argent quand on a un rêve ou un projet, notamment par le système des levées de fonds ou du financement participatif, et l’on peut donc mieux explorer ses envies et ses désirs…

Quand j’ai démarré La Télé de Lilou, j’ai mis un bouton de donation. À l’époque, c’était complètement loufoque de demander de l’argent… Les Américains m’ont suivie parce qu’il y avait une ouverture sur ce sujet, mais aujourd’hui le financement participatif est quelque chose d’extraordinaire. L’argent ne devrait pas être pour moi une excuse pour ne pas avancer vers des projets de vie. D’ailleurs, ce sera le prochain thème du défi des 100 jours, qui est de trouver son vrai projet de vie. Quand on aime réellement ce que l’on fait, il n’y a plus de différence entre le travail et sa vie personnelle, tout devient notre vie !

Nous allons changer de sujet pour aller vers des chemins plus féminins. Vous aviez publié il y a deux ans « Je suis célibataire et ça me plaît » et, plus tard, vous publiez « A la rencontre de l’orgasme divin ». Si j’étais votre ex-compagnon, j’aurais été vexé !

Le livre « Je suis célibataire et ça me plaît » démarre après une rupture dans la région où j’habitais, près de Saint-Nazaire, et le livre commence là-dessus. C’est une phase compliquée quand on sort d’une relation. On aime encore la personne, mais on sent qu’il y a quelque chose d’autre derrière… Pendant ce passage de vie, je me suis retrouvée en Thaïlande à interviewer des personnalités sur le thème de la sexualité épanouie et j’ai découvert l’œuf de Jade, l’œuf de Yoni pour la femme, cette pierre que la femme porte en elle. Les concubines et les reines de l’empereur de Chine portaient cet œuf pour se muscler le vagin et pour permettre à l’empereur d’avoir de plus grandes jouissances. Ces femmes maîtrisaient aussi leur éjaculation et cette technique s’est modernisée. Le livre sur ce sujet m’a demandé trois ans de préparation. J’ai pu interviewer plusieurs experts internationaux sur le sujet et c’est fascinant. Cela arrive à un moment où la femme a envie de libérer sa puissance féminine. Mais la vraie puissance féminine, pas la puissance masculine… L’œuf permet de retrouver une libido, une santé intime beaucoup plus épanouissante et aussi une confiance en elle puisque la femme porte cet œuf, elle contracte et relâche, à travers certaines pratiques, pour retrouver une certaine conscience, une forme, un plaisir, une présence dans cette partie de son corps…

On entre dans des secrets de femmes…

Au début, je voulais appeler le livre « Secret de femmes ». Il s’intitule « L’œuf de Yoni. Le féminin révélé et libéré » mais il est vrai que les utilisatrices nous ont confié que les hommes ne savent pas forcément que les femmes investissent dans cet objet. Certaines femmes l’utilisent très fièrement avec leur homme lors des préliminaires. C’est différent des boules de geisha, mais là ce sont des œufs en pierre. Donc, il n’est pas question de remplacer le sexe d’un homme ! Au contraire, l’homme en bénéficie grandement, le couple également et il y a une plus grande tonicité. Il y a plusieurs parties dont l’explication sur la Yoni, un petit nom pour désigner le sexe de la femme, dans son aspect extérieur, mais aussi intérieur. Il n’existe pas d’autres termes aussi globaux pour en parler. Il y a aussi une partie sur l’explication anatomique, puisque beaucoup de femmes pensent que l’œuf va partir dans les abysses du corps… Le but n’est pas d’avoir un vagin très musclé, mais de tonifier, d’apporter beaucoup de confiance et d’avoir une sexualité plus épanouie pour la femme. Ce livre décrit les différentes pierres, les différentes pratiques et les rituels en évoquant ce féminin qui émerge chez la femme en ce moment. On parle de donner naissance à un monde nouveau pour la femme.

Mais le plus important ne se situe-t-il pas dans les sentiments ?

C’est le plus important. Je le vois au niveau du développement personnel, des pratiques comme la méditation, faire du sport régulièrement, aller marcher dans la nature… Ce sont des pratiques quotidiennes qui ne font qu’amplifier l’amour que l’on a donné et on libère une partie de nous qui a l’impression de ne pas pouvoir recevoir. On demande, mais on a une difficulté à recevoir en tant qu’être humain. Ces œufs ne sont qu’un outil… D’ailleurs, ce qui est intéressant, c’est qu’il y a plusieurs livres qui sortent en ce moment sur ce sujet.

Vous libérez le débat sur la sexualité féminine, alors que l’on observe actuellement une fracture de la société sur tous ces sujets. Quand on cumule plusieurs études sur le rapport au corps, comme la pratique des seins nus sur la plage qui est en baisse depuis quelques années ou le port de la jupe qui est aussi en train de diminuer, on observe une pression qui va dans l’autre sens…

Oui, parce que la femme s’est énormément masculinisée. Il y a un déséquilibre, d’où la proposition de retrouver cet équilibre. Et je pense qu’il y a une féminité qui peut se libérer chez la femme. Nous sommes devenues plus compétitives. Cela part vers une émancipation où la femme se referme parce qu’elle a envie d’être vue pour ce qu’elle est vraiment. Je pense que nous avons une féminité, un magnétisme, un rayonnement intérieur, une sagesse… On a beaucoup en nous ! Il est temps de libérer tout cela et le reste va suivre. À l’extérieur aussi, une femme qui se sent bien et belle va automatiquement se mettre en valeur. Elle ne va pas avoir peur du regard des hommes…

Laisser un commentaire