Lionel de Marcy : « Je voudrais être estimé et embauché pour mes qualités et pas comme alibi. »

Le plaidoyer antiraciste et patriotique d’un jeune martiniquais…

Le livre de Lionel de Marcy a interpellé de nombreux journalistes et intellectuels parisiens. Il aurait pu être l’un des succès de librairie de la rentrée, mais il a été boycotté par beaucoup de médias, car jugé trop «politiquement incorrect». Pourtant, le parcours de Lionel de Marcy est intéressant puisque son père était vice-président PS du Conseil général de la Martinique et son parrain n’était autre que le grand poète Aimé Césaire… Lionel de Marcy a été à bonne école et, aujourd’hui, il aborde la question du « vivre ensemble » en revendiquant d’abord son identité, celle de la négritude, mais aussi son patriotisme et sa fierté d’être français. En une centaine de pages, merveilleusement bien rédigées et avec beaucoup d’humour, Lionel de Marcy donne un vrai coup de pied dans la fourmilière du « politiquement correct ». Il était l’invité de Yannick Urrien mardi 6 septembre sur Kernews 91,5 FM pour présenter son livre.

« Ma vie en noir et blanc » de Lionel de Marcy est publié aux Éditions Via Romana.

 

Kernews : Vous avez passé toute votre enfance et votre adolescence en Martinique, dans une famille socialiste. Vous soulignez que votre père, qui était élu PS, ne l’était pas par conviction, mais simplement parce qu’il en profitait bien…

Lionel de Marcy : Mon père était militant PS et même élu puisqu’il était vice-président du département de la Martinique, au côté de Monsieur Claude Lise, et il a été l’un des membres fondateurs du Parti progressiste martiniquais d’Aimé Césaire.

Aimé Césaire, qui était votre parrain…

Oui, par substitution, puisque j’avais un père très absent.

En évoquant votre arrivée à Paris, vous rappelez que les Martiniquais en métropole fonctionnent comme les ressortissants des pays du Maghreb : le retour au pays n’est possible qu’associé à une situation sur le continent et à des cadeaux pour les proches, sinon une forme de racisme se lève…

C’est vrai, les apparences sont assez importantes en Martinique… Aujourd’hui, je suis toujours le fils de… Forcément, je dois avoir réussi ! Il faut maintenir cela et c’est plus agréable pour la famille. Sinon, c’est un échec pour la famille et pour les proches.

À plusieurs reprises, vous revenez sur votre identité en revendiquant le concept de négritude : « Je suis un fils de nègre » et « Je suis nègre ». Vous estimez vulgaire le terme de black, vous rejetez celui de noir, qui est une couleur négative, alors que le concept de négritude vous convient… Cependant, vous reconnaissez aussi que c’est devenu un mot raciste aujourd’hui…

Chaque fois que je parle de la négritude, je repense à mon enfance avec Aimé Césaire, et je pense aussi à Léopold Sédar Senghor, qui était l’un de ses compagnons de route : or, Senghor revendiquait sa négritude. Mais, depuis un certain temps, le mot nègre est devenu insultant et complètement négatif alors qu’en réalité il désignait simplement des personnes de couleur. On dit un blanc pour parler des métropolitains : alors, pourquoi ne pas adapter cela en parlant des noirs… Mais je trouve que le terme nègre avait une sorte de splendeur. Effectivement, je me revendique comme nègre et je suis fier de l’être. Mais ce n’est pas un étendard, je suis d’abord un être humain et un homme au sein de la société.

Pour vous, l’emploi du terme black rejoint le summum de l’imbécillité langagière et de l’hypocrisie raciste…

Pourquoi dit-on un black et pas un noir ou, encore mieux, un nègre ? Aujourd’hui, les gens ont peur des mots. La langue française est parfaite, le français est une langue merveilleuse, je ne vois pas pourquoi les tenants du franglais aiment cette langue froide. Je préfère nègre et, au pire, noir !

Vous êtes d’abord martiniquais, catholique et français…

La Martinique est une île fantastique, c’est l’île aux fleurs, il y a énormément de rivières, il y a la mer, le sable fin, qui peut être complètement blanc, ou noir si l’on se trouve à proximité de la Montagne Pelée : là encore, il y a cette dualité ! Mais je suis aussi catholique et français, et tout cela n’est pas incompatible.

Vous avouez être parfois raciste en ne supportant pas l’attitude des noirs africains…

Quand on me confond avec un Africain, cela a le don de m’agacer : je ne suis pas africain, je suis martiniquais et français ! C’est vrai, certains Africains n’aiment pas les Antillais. Aujourd’hui, on vit dans le monde des bisounours, on est tous les deux noirs et on s’appelle « mon frère », chose que je ne supporte pas puisque ces gens ne sont pas de ma famille. Il y a une cohésion à cause de notre couleur de peau. Mais les Africains ne nous aiment pas, parce que nous avons eu la chance d’être nés français. Quand un Antillais va dans un restaurant africain, il est souvent mal reçu ou mal servi, parce que les Africains nous considèrent comme étant supérieurs à eux… C’est un complexe d’infériorité et je deviens raciste quand j’entends Monsieur Valls parler du vivre ensemble. Mais j’invite tous ces gens aller à Barbès Rochechouart ou à Château-Rouge, des quartiers parisiens complètement étouffés par des populations noires ou arabes, où l’on croise la mama africaine avec son poisson qui pue, d’autres qui vendent de la viande sur le trottoir à même le sol, comme c’est le cas sur le marché de l’Olive, sans la moindre bâche de protection… Je me demande ce que le Français de souche qui s’égarerait dans ce genre d’endroit penserait des Noirs… C’est une abomination, il faut que tout cela s’arrête ! Je peux avoir un sentiment de racisme parfois, parce que c’est agaçant et fatigant.

À propos de racisme, vous aviez la crainte d’être confronté au racisme des blancs, mais vous racontez dans votre livre que les seuls actes racistes que vous avez pu subir émanaient de quelques maghrébins…

Je cherche toujours les racistes, à part quelques jeunes maghrébins… J’ai rencontré Jean-Marie Le Pen il y a quelques années, par l’intermédiaire du marquis de Olmetta, et des amis se sont permis de me faire quelques réflexions : « Tu as serré la main de Le Pen, tu un traître ! » Mais pourquoi est-ce si abominable ? Ils m’ont répondu : «Mais tu es noir ! » Or, Jean-Marie Le Pen ne m’a jamais fait remarquer que j’étais noir ! Je trouve que ce sont ces gens qui sont racistes car, parce que je suis noir, je n’avais pas le droit de serrer la main de Le Pen…

Vous abordez la question des minorités visibles, qui vous font pousser un vrai coup de gueule : « À partir de quels critères ? Visibles par opposition à quelles minorités invisibles ? »

Pour moi, c’est grotesque ! Nous sommes tous des êtres humains, il y a des différences de couleur et cela ne me gêne pas : quand je croise un Chinois, un blanc ou un Indien, je vois d’abord un être humain. Les médecins légistes disent tous, que l’on soit noir, blanc ou jaune : « A l’autopsie, le cerveau et le cœur sont de la même couleur… » Donc, la couleur de peau est bien l’effet de la pigmentation de la peau sous le soleil. Cette question des quotas est déplorable à mes yeux. Je voudrais être estimé et embauché pour mes qualités et pas comme alibi. La présidente de France Télévisions a sorti cette ânerie en disant qu’il fallait plus de noirs à la télévision ! Mais mettez-vous à la place des autres : si quelqu’un avait dit qu’il y a trop de noirs à la télévision, toutes les associations noires auraient parlé d’abomination et de sacrilège… Là, on est en train de dire tout simplement qu’il y a trop de blancs à la télévision et cela ne choque personne ! Lorsque Monsieur Harry Roselmack sort du lot, tout le monde est en extase, on annonce cela comme un événement merveilleux… Mais Monsieur Roselmack est tout simplement là parce que c’est un excellent journaliste.

Dans votre livre, vous faites part de votre admiration pour Joséphine Baker. Pour quelles raisons ?

On me dit parfois que j’ai un discours populiste, mais je trouve que cette femme, avec ses armes, son corps et sa gestuelle, et ses idées qui étaient très claires, a lutté tout autant que Nelson Mandela ou Martin Luther King, et de façon merveilleuse, contre le racisme. J’ai beaucoup d’admiration pour cette femme qui, avec sa ceinture de bananes, a trouvé sa place en faisant faire rire son public et en devenant une star dans ce pays prétendument raciste. Depuis que j’ai découvert son histoire, j’ai été fasciné et mon seul regret est de ne pas l’avoir connue.

Quelles ont été les réactions après la sortie de votre livre ?

Les bobos gauchos moralisateurs et bouffeurs de caviar m’ont insulté, mais ce n’est pas grave puisque mes amis et ma famille ont beaucoup aimé le livre. D’une manière générale, ce livre est très apprécié. En Martinique, ma mère n’a pas été agressée, donc j’imagine qu’il est bien passé… Vous voyez, en Martinique, il n’y a pas que la prostitution ou le trafic de drogue, il y a aussi des gens bien…

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24 comments

  1. Imaniyé Dalila Daniel

    La honte me submerge.
    Pardon aux Africains et à nos ancêtres. Regardez ce qu’ils ont fait de lui.
    Sachez qu’il est assez unique en son genre. Non, nous ne sommes pas comme lui et ne pensons pas comme lui, sachez le.
    Je sais que des gens comme lui, hauts fonctionnaires sur le continent ancestral vous ont donné de nous une bien mauvaise opinion. C’est la même soupe qu’il a mangée. Pardonnez lui ! Il ne sait ni ce qu’il dit, ni ce qu’il fait, ni qu’il est le jouet sombre au carnaval des autres, ni même ce qu’est un nègre, c’est à dire un Africain déporté et esclavagé. Sachez que Césaire doit se retourner dans sa tombe !
    Excusez moi, la Martiniquaise que je suis cours se cacher. A moins que je n’aille vomir. J’hésite… Et puis peut etre que cela ne valait même pas la peine de répondre après tout… Au secours.
    La honte me submerge.

    • Rien à vous pardonner. Celui qui écrit ça est simplement le résultat d’un travail de longue haleine. Ne vous excusez pas pour quelqu’un qui ne sait pas son histoire.

    • je vous comprend, ma chère. Mais ne vous inquiétez pas, la mauvaise graine est partout

    • Chère Madame,
      Moi en tant qu’africain, je suis conscient que ce monsieur ne représente pas la Martinique (que je ne connais pas), je comprends donc votre malaise face à ce qu’il dit. Mais vu que la proportion des imbéciles est toujours constante, on fait avec!

    • Et moi si j’étais vous ma honte je la réserverais pour ces Noirs qui se promènent en tenue Islamique ou ces Noires en hijab alors que les Arabes les méprisent (l’Algérie a été officiellement déclarée pays le plus raciste du Monde), que l’esclavage Musulman duré beaucoup plus longtemps que l’esclavage européen et que contrairement à l’esclavage euro-américain il n’a pas été aboli volontairement mais à la point des canons européens. J’ajoute que la raison pour laquelle les pays Arabes n’ont pas de problème Noir c’est parce que les hommes étaient châtrés et les enfants que les femmes concevaient après avoir été violées dans un quelconque harem (l’Islam reconnait officiellement l’esclabvage sexuel et l’a pratiqué à GRANDE échelle) étaient tués. Je termine en vous indiquant que vers 2006 une députée du Parlement koweitien a proposé de rétablir l’esclavage sexuel (devinez qui seront les esclaves?) et qu’il se pratique au Soudan et peut-être aussi dans d’autres pays arabes.

      Alors là quand vous les voyez leurs hijabs ou avec leurs bonnets blancs qui indiquent qu’ils ont fait le Hadj et enrichi les Saoudiens est-ce que vous avez honte?

      • Chers monsieur, d’abord tous les Africains ne sont pas musulmans. Et ceux qui le sont ne sont pas forcément amis des Arabes ou djihadistes. Pour le reste, vous n’avez rien à nous apprendre, l’Afrique possède suffisamment d’historiens et d’anthropologue pour l’éclairer. Pour preuve, l’étude qui fait référence mondiale sur la question que vous soulevez est de moi. Alors ellez donnez vos lecons à d’autres…

        https://www.youtube.com/watch?v=jcIcd3T2BMw

    • Il a perdu une partie de son cerveau,il devrait plutôt se faire soigner.Le plus drôle,dans l’histoire c’est que les blancs se foutent de sa
      gueule sans qu’il s’en rende compte,quant ils l’écoutent déblatérer ces inepties.A
      commencer par l’animateur de radio qui l’interroge…La supériorité se juge au niveau du cerveau,au niveau du lieu de naissance et de ce point de vue les africains n’ont rien à envier aux antillais.Combien d’Antillais sortent « major » de l’ENA,des grandes écoles de médecine,d’ingénierie ou des académies militaire et c’est là qu’on juge la supériorité de quelqu’un par rapport à un autre. Et non d’être né sous une identité d’emprunt.Nous autres africains sommes fiers de notre citoyenneté car nous n’avons pas été déportés comme du bétail et vendus aux enchères au plus offrants en Amérique et dans les caraïbes.Voyez-vous,il y a des antillais bien et intelligents qui ne doivent pas se sentir concernés par ces propos,mais ils s’adressent à cet idiot et à tous ceux qui pensent comme lui.Ce type est d’abord une honte pour les antillais et avant d’être celui des africains,car il doit raconter aussi des choses désagréables sur ses compatriotes car à ce que je sache les deux îles sœurs « Guadeloupe et La Martinique » n’ont d’atomes crochus.Alors la détestation des africains par cet idiot est un épiphénomène. belle vie à lui.

    • N’ayez pas honte madame,car il faut de tout pour faire un monde même avec des idiots ignorants et incultes qui comme vous avez si joliment écrit et je cite »qu’il est un sombre jouet au carnaval des autres »tellement ridicule dans sa rhétorique grotesque que je l’invite à faire un voyage sur le continent africain pour qu’on remette son cerveau à l’endroit car il a une vue courte et caricaturale des africains peut-être que ce retour aux sources tout frais payé par mes soins lui fera le plus grand bien pour casser le ridicule qui est en lui et de redevenir un homme nouveau complètement débarrassé de ses idées et propos nocifs qui lui bouffent le cerveau…

  2. Un patient pour le docteur Frantz Fanon. Traitement? Une dose de « peaux noires , masques blancs » matin, midi et soir !!!

  3. Ce Mec n’a rien compris a la negritude. Je Pense qu’il aime le mot…ca sonne bien. Il se mele les pedales en voulant justifier son verbiage. C’est comme on dit in imbecile qui s’ignore.

  4. DELICAT BANTOU Prince Charles Stécy Brunel Champion

    Que le Seigneur vous pardonne Sieur……Je ne puis m’exprimer et vous Juger, car Seul mon Seigneur vous jugera.. Je vous pardonne d’ores et déjà.  » Mon peuple périt faute de connaissance » À bon entendeur, salut.

  5. C’est ce qu’on appelle un bon petit nègre de maison. Pouah ! Je ne peux plus écouter de tels propos. C’est écoeurant. Je suis martiniquaise et j’ai honte qu’il soit de la même île que moi.

  6. Ce monsieur fait partie d’une certaine minorité antillaise profondément formaté et souffrant de ce complexe d’infériorité mal refoulé. Il devrait lire ceci :

    http://www.africultures.com/php/index.php?nav=article&no=9833

  7. Je me retrouve dans ce que dit ce Monsieur. Tout antillais aillant vécu ou vivant en France métropolitaine subit à un moment donné le racisme magrébin et la jalousie des africains. C’est triste. Je ne suis pas devenu raciste pour autant mais c’est une réalité à ne pas négliger.

    • C’est drôle quand vous parlez de jalousie de l’Africain envers l’Antillais. Justement les africains se sont battus pour leur indépendance, c parce qu’ils ne veulent subir le même sort que vous : endoctrinés et esclaves éternels des blancs. Comment donc les africains vont-ils vous envier quand on voit ce que les blancs ont fait de vous : des danseurs, dealer, clowns, etc, etc

  8. J’ignore de quelle de jalousie vous parlez. Enormémenr de français d’origine africaine vivent en France et ont une réussite sociale (medecins, ingénieurs, prof d’université etc.) beaucoup plus affirmée et visible que les Antillais. Personnellement j’ai effectué toute ma carrière dans la fonction publique et une partie aux Antilles. Rares y sont des Antillais cadres. Ils évoluent dans leur large majorité dans les catégories d’exécution. Ceci est valable aussi aux Antilles d’où une frustration qui leur fait contester le fait que le haut de la hiérarchie de tous les service est toujours occupé par des Blancs métropolitains. Alors je ne vois pas où vous allez chercher cette jalousie des Africains, au contraire j’ai toujours entendu nombre d’Africains parlant des Antillais dire : « Ce sont des PTT (petit travail tranquille sans ambition). Pour avoir séjourné 15 ans en Guadeloupe, j’ai constaté que ce sont les Antillais qui ont un réel problème avec leurs quete d’identité. En rejetant leur négritude, ils rejettent l’Africain dans leur inconscient collectif. Alors qu’en se blanchissant de toutes les manières symboliques, ceci explique qu’ils souffrent de ce qu’on appelle le « syndrome de Stockholm ». Ils oublient volontiers que le bourreau de leurs ancêtres dans les bateaux et champs de canne à sucre ce ne sont pas les Africains. Alors Basta…

    • Les antillais ne se blanchissent pas la peau, et s’il y en a ils sont de toute évidence très peu. Le discours de cet abrutis aliénés ne devrait pas vous poussez vous aussi au dénigrement des antillais de grâce ne rentrer pas dans son jeux.
      Ps : Une antillaise

  9. excellent Lionel, merci !

    Et honte à ces commentateurs qui ne sont pas capables de comprendre. Bravo Lionel ! ça c’est quelqu’un qui fait du bien autour de lui. Enfin quelqu’un qui dit des vérités intéressantes !

  10. Ce qui est utopique c’est quand l’Antillais pense que l’Africain le jalouse ??? Mais qu’est-ce que l’Antillais possède pour qu’on le jalouse ?? Même chez lui aux Antilles il n’a et n’est rien

  11. J’ai vu votre photo avec Zemmour, tout beaux tout souriants… vous avez raison, pas besoin d’être blanc pour être raciste

  12. Monsieur Lionel de Marcy
    Vous vous donnez énormément d’illusion avec votre nom à particule (vraisemblablement hérité du maître esclavagiste de vos arrières grands parents).
    A l’évidence, vous tirez un certain bénéfice narcissique à vous prendre ou vous considérer comme un français…
    Sachez que beaucoup d’africains francophones sont également historiquement nés « français ».
    L’appartenance à la nationalité française n’est pas le privilège des antillais.
    Koffi Yamyame se plaisait d’ailleurs, au cours d’un débat, à railler Le Pen en lui faisant remarquer qu’il (Koffi d’origine togolaise) était français bien avant Le Pen (la Bretagne étant devenue française bien après les anciennes colonies africaines de la France).
    Vous faites allusion aux conditions d’hygiènes à Barbès et Château Rouge… Pour avoir séjourné en Martinique à plusieurs reprises, je vous recommande d’aller déjeuner au restaurant qui se trouve à St Pierre, juste à côté du débarcadère. Même un chien rechignerait à manger les plats qui y sont servis: il faut qu’on vous dise que c’est du riz pour le reconnaître dans votre assiette. Je vous fais grâce des odeurs pestilentiels des déchets de poissons pourris qui sont déversés dans les parages…
    Il m’est arrivé de rencontrer une très petite minorité de martiniquais qui entretiennent les mêmes raisonnement que les vôtres… Ils ne sont qu’une minorité. Les autres manifestent beaucoup d’intérêt et de la curiosité envers les africains.
    Enfin, les africains n’ont pas un complexe d’infériorité par rapport aux antillais. Ils considèrent plutôt que des antillais adoptent une attitude de prestance et de supériorité face à eux.
    Sachez que l’Afrique ce n’est pas l’univers de Tarzan et Chita ou de Tintin au Congo. La première université au monde a été construite à Tambouctou… L’algèbre est l’invention des arabes… Thalès et Pytagore n’ont jamais inventé leurs théorèmes… Ils les ont simplement ramenés de l’égypte pharaonique…
    Le continent africain n’a pas souffert que du pillage économique. Il a souffert également du pillage de la matière grise… des savoirs faires…
    La problématique de votre pensée peut se résumer dans ce proverbe créole qui dit que : « Depuis la Guinée (l’Afrique), le nègre a toujours détesté le nègre ». D’après les termes de votre interview, vous en constituez tout à fait l’illustration in vivo.

  13. Monsieur De Marcy,

    Malcom X considérait qu’il y a deux types de nègres: le « nègre des habitations » et le « nègre des champs »…
    Pour le nègre des habitations, quand son maître était malade, il lui demandait: « Maître, on est malade? ».
    Le nègre des champs, lui, n’avait rien à foutre de la situation de son « maître » dont il contestait l’autorité par la rébellion.
    Le nègre d’habitation a toujours éprouvé un attrait pour son groupe de non appartenance. Il est en état d’identification adhésive avec son maître et renie ses origines.

  14. Vous êtes une véritable honte pour toute la communauté Antillaise, et une personne très sommaire, vous parlez de choses dont vous n’avez aucune maîtrise, aucune connaissance. Lorsque j’étais enfant et que je souhaitais avoir une information, ma mère me disait d’aller à la source, en gros dans le dictionnaire, oui je suis née à l’époque des dictionnaires et cela m’a permis de ne jamais prendre mes connaissances pour acquit. Mais vous vous êtes bourrés de préjuger sur votre communauté, sur les Africains et sur vous-même.
    C’est très prétentieux de votre part de croire et même je dirai stupide de penser que nous les Antillais allions approuver votre manque de connaissances plus qu’évidente sur vous-même.
    La personne qui vous interroge vous rappel sans cesse et dans tous les termes possibles même en essayant désespérément de ne pas prendre parti que le mot noir n’est pas valorisant, et que s’il a été attribuer ce n’est pas par gentillesse. Mais vous êtes tellement dans votre médiocrité et suffisance intellectuelle que pas une fois cela ne vous interpelle pour ne pas aggraver votre cas, qui à mon avis est désespéré tellement que vous êtes un cancre intellectuellement parlant.
    Ecrire un livre ne fait pas de vous un intellectuel, vous avez juste démontré qu’en effet lorsqu’on ne connaît pas son passez, on devient comme vous un aveugle, quelqu’un dépourvu de personnalité, un égaré, grâce à vous nous pourrions y remédiez car des gens de votre espèce un seul exemplaire suffit à cette planète en espérant que vous ne vous reproduisiez pas pour ne pas étendre votre ignorance à plus grande échelle autre que votre torchon que vous appelez livre.
    Avez-vous déjà vu une personne noir ou blanc ou encore jaune ? Moi jamais. Comment peut-on être fiers d’être appelé nègre, fiers d’être appelé noir, vous butez sur le mot black en anglais pour une traduction en français comme s’il y avait une valorisation en plus. Vous êtes d’un ridicule, un vrai esclave des temps modernes, contrairement à vous nos chaînes nous ne les portons plus, mais vous elles vous vont à ravir.
    Si nous retournions 170 ans en arrière, il ne serait pas difficile pour nous d’imaginer votre place dans la plantation et il est clair que ce n’est pas sur vous il aurait fallu compter pour une révolution. De manière générale je n’aime pas le terme de nègre de maison mais j’avoue oui il vous va à perfection, et si vous n’avez jamais subi le raciste autre que par vos semblables soit disant, c’est tout simplement parce que vous avez un talent exceptionnel pour le léchage de cul. Et ce qui vous paraît être du racisme est juste un manque de compréhension vis-à-vis de votre comportement et cet soit disant supériorité. Avant de faire une différence entre vous et les Africains un conseil regardez-vous dans un miroir pendant un long moment afin de prendre connaissance de qui vous êtes réellement. Parce que là vous êtes perdu et visiblement vous ne savez plus qui vous êtes.
    Et de grâce laissez Aimé Césair là où il est, car le cité ne rend aucune légitimité à votre médiocrité, assumez seul votre insuffisance plus qu’évidente.
    Arété monté en lè roche pou malpalé tè.
    Ti cabrit té mandé mamanw poukwa guèl ay gro kon sa é tay lè lendèmin vine pli gro.

    Ps : une Antillaise qui ne vous considère pas comme un Antillais?

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