L’office de tourisme La Baule – Presqu’île de Guérande veut développer le label Accueil Vélo.

Accueil Vélo est une marque créée à l’origine par la région Centre et son comité régional du tourisme, or elle se développe maintenant sur le plan national. L’idée est d’offrir un itinéraire cyclable et touristique facilement identifiable par les touristes qui se déplacent exclusivement à vélo. En effet, le tourisme à vélo progresse fortement depuis quelques années et il représentait déjà 9 millions de séjours en France en 2016. Pour capter cette clientèle, il faut des itinéraires identifiés et surtout des professionnels accessibles qui proposent par exemple des kits de réparation. Ainsi, en arrivant en TGV à La Baule avec son vélo, un touriste pourrait aller jusque dans le Morbihan, ou un peu plus loin, en suivant les différentes étapes proposées par Accueil Vélo. Marie Muller, chargée de mission développement des filières randonnées, vélos et tourisme de nature à l’office de tourisme intercommunal La Baule-Presqu’île de Guérande, souligne : « C’est un label national qui a été créé pour garantir l’itinérabilité des grands itinéraires cyclables du territoire. Sur notre territoire, nous avons par exemple Vélocéan, la Vélodyssée ou La Loire à Vélo. L’objectif est de garantir aux cyclotouristes qu’ils trouveront ce dont ils ont besoin sur l’itinéraire ou à proximité immédiate, à savoir à 5 kilomètres maximum de l’itinéraire. Nous allons labelliser des prestataires dans différents corps de métiers, en leur donnant de la visibilité, afin qu’ils soient identifiés par le cyclotouriste qui empruntera cet itinéraire. Accueil Vélo s’applique aux offices de tourisme, aux sites de visites et de loisirs, aux hébergeurs, aux restaurateurs, aux loueurs de vélos et aux réparateurs de vélos. Jusqu’à présent, le département de Loire-Atlantique était le seul organisme évaluateur et, cette année, l’office de tourisme intercommunal La Baule-Presqu’île de Guérande a labellisé cinq bureaux d’information touristique en plus des deux qui étaient déjà labellisés depuis 2015. Au-delà, l’office de tourisme a souhaité être le relais du département dans le déploiement du label accueil vélo sur son territoire de compétence ».

Garantir une courte distance entre les hébergements et les points de restauration.

Marie Muller précise que l’itinérabilité ne signifie pas le déploiement des pistes cyclables, mais un circuit praticable à vélo : « L’itinérabilité, c’est la possibilité d’itinéraires. Vous ne pouvez partir en itinérance en vacances que si vous êtes assuré de pouvoir dormir, manger et répondre à vos besoins vitaux sur votre itinéraire pédestre ou cyclable. Si vous avez une trop grande distance entre vos hébergements, l’itinérabilité est compromise et je vais travailler sur ce point. Après, ce n’est pas l’office de tourisme intercommunal qui s’occupe de l’aménagement des routes, mais l’intercommunalité, le département et les communes ». Marie Muller ajoute que la presqu’île est un lieu stratégique pour accueillir les touristes qui ne font que du vélo : « Nous avons la chance d’avoir plusieurs gares SNCF sur la presqu’île et on peut très bien imaginer des gens qui arrivent avec leur vélo dans le train ou qui vont chercher à louer un vélo sur place. Ces gens vont vouloir conserver leur vélo pour rejoindre un autre lieu d’hébergement, faire des boucles, ou partir à l’aventure sur 300 kilomètres… Ce label sert aussi bien aux grands voyageurs qu’à ceux qui ne partiraient qu’une journée ». Ainsi, au cours des prochaines années, elle entend travailler sur le développement d’une offre complète : « Jusqu’à présent, le réseau était relativement balbutiant sur la presqu’île. J’ai été missionnée pour déployer ce label. Je suis passée par une phase d’identification des prestataires en sélectionnant ceux qui se trouvaient sur le tracé de Vélocéan et j’essaie de voir avec eux si l’intégration dans ce label serait quelque chose d’intéressant pour eux. Je les accompagne aussi dans leur démarche de labellisation en les aidant à trouver des solutions et à mettre en valeur les services qu’ils proposent déjà ».

Marie Muller répond aux questions de Kernews.

 

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