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Les maires qui ont fait Le Pouliguen à l’honneur dans la dernière édition des Carnets du Pouliguen.

La deuxième édition de la revue Les Carnets du Pouliguen vient de paraître et, cette année, l’association Les Greniers de la Mémoire a voulu rendre hommage aux maires qui ont fait Le Pouliguen entre 1854 et 1960. Le premier numéro a été vendu à plus de 900 exemplaires et Joël Benkemoun, président de l’association Les Greniers de la Mémoire, espère amplifier le succès du premier ouvrage. Il revient sur cette initiative : « À l’origine, je n’étais pas du tout destiné à devenir président d’une quelconque association, mais j’étais membre des Greniers de la Mémoire. Mon idée était d’écrire car, au départ, Les Greniers de la Mémoire organisaient surtout des très belles expositions. Il se trouve que la présidente, Danielle Papion, a voulu passer la main il y a deux ans et cela a correspondu précisément au moment où nous étions prêts à éditer une revue. C’est un travail que nous faisons depuis près de huit ans, puisque nous sommes un groupe qui travaille sur le patrimoine du Pouliguen de 1854 à 1960. Et, lorsque j’ai pris la présidence en 2016, c’était le moment précis de commencer la rédaction de nos travaux. L’idée de départ était de faire un gros ouvrage, mais nous nous sommes rendu compte qu’il serait très volumineux, illisible et probablement invendable… Un membre de l’association a eu l’idée de publier des carnets, ce qui nous permet de faire maintenant des numéros thématiques. Le premier portait sur la naissance d’une commune, il a été publié en juin 2017 et nous sortons le deuxième numéro sur les onze maires qui ont fait Le Pouliguen entre 1854 et 1960 ».

Une commune récente.

Le Pouliguen est une commune récente, dont le premier maire fut Jules Benoit en 1854 : « C’est une commune jeune puisqu’elle s’est séparée de Batz-sur-Mer. Ces maires, qui ont des opinions différentes, ont finalement réussi à faire quelque chose de très cohérent pour transformer cette commune, qui était essentiellement vouée à la pêche, en une commune balnéaire et familiale, avec son caractère typique que tout le monde protège aujourd’hui ». Joël Benkemoun insiste sur cette notion de continuité et de transmission  qui caractérise Le Pouliguen : « Tous ces maires avaient au fond d’eux-mêmes – ce n’était pas forcément conscient – le souci de développer le tourisme et de faire en sorte d’attirer et de retenir l’étranger. Ce sont des thèmes modernes qui ont été défendus, notamment par Jules Benoit, sur le désenclavement du Pouliguen, autant sur un plan physique que sur celui des idées et de l’ouverture à l’autre. En même temps, il y avait déjà une conscience de la protection de l’environnement. Cela s’est vu par certains maires qui ont protégé la grande côte et le quai Jules Sandeau, qui était pourtant voué à des transformations plus modernes comme on a pu le voir dans d’autres communes de la région ». Ainsi, il y a toujours eu cette conscience que Le Pouliguen se développerait comme une ville touristique : « Le tourisme balnéaire a commencé en Angleterre et il s’est développé progressivement en France. Les maires ont su transformer ce phénomène éphémère en quelque chose de pérenne. Du coup, Le Pouliguen est devenu une station balnéaire et familiale ».

La mobilisation des Pouliguennais pour leur église…

L’ouvrage présente un certain nombre d’anecdotes liées à l’histoire et Joël Benkemoun nous fait partager deux d’entre elles : « Par exemple, quand il a fallu faire l’inventaire des biens de l’église, l’Abbé Guinel raconte en 1906 comment la personne envoyée par le fisc, avec des gendarmes, vient devant l’église et se voit refuser l’entrée par le curé et tous les paroissiens… En fin de compte, tous les Pouliguennais étaient autour de l’église et elle est repartie comme elle était venue, avec les gendarmes… Il y a aussi l’histoire de la jeune Clémentine Foucher, assassinée en 1910 par un satyre qui a été guillotiné à Nantes quelques années plus tard ». Joël Benkemoun souligne que l’identité du Pouliguen n’a pas vraiment changé depuis 1854 : « Il est clair que les deux premiers maires, Jules Benoit et le comte d’Esgriny, qui étaient opposés à tout point de vue, de par leurs origines et leur sensibilité politique, ont posé les bases du Pouliguen d’aujourd’hui. Bien que n’étant pas toujours d’accord, ils ont su faire en sorte que le chemin de fer passe au Pouliguen et qu’il s’y arrête bien, à l’emplacement de la gare actuelle, et non pas, comme c’était prévu, à Leniphen. Un autre maire a marqué les esprits, René Touchard, qui a fait beaucoup de choses et dont encore beaucoup de personnes se souviennent ».

Joël Benkemoun sur Kernews

La revue Les Carnets du Pouliguen, éditée par Les Greniers de la Mémoire, est vendue 10 euros. Elle est notamment disponible dans les librairies du Pouliguen, à la civette rue du Croisic, à l’Office de tourisme du Pouliguen, à l’Intermarché du Pouliguen et à l’Espace culturel Leclerc de Guérande.

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