mercredi , 29 mars 2017

Nicolas Miguet : « Monsieur Macron a été indigne à Bercy. »

Le candidat libéral « anti-bankster » veut faire entendre sa voix à la présidentielle contre la finance destructrice d’emplois

Gros plan sur un candidat atypique à cette élection présidentielle : Nicolas Miguet. Dans le monde économique, on le connaît pour avoir réussi à fédérer les petits porteurs d’Eurotunnel en 2004. Par ailleurs, en décembre 2016, il a également obtenu procuration des actionnaires individuels de SoLocal et son vote en assemblée générale a permis de sauver l’entreprise en adoptant le plan de redressement proposé par la direction, contre des frondeurs, ce qui lui a valu les applaudissements de centaines de salariés de SoLocal… Le président du Rassemblement des Contribuables Français préconise une baisse rapide et importante de la fiscalité, pour les particuliers comme pour les entreprises, et une diminution de la dépense publique. Ancien giscardien, il avait soutenu François Bayrou au premier tour de 2007, puis Nicolas Sarkozy en 2012. Il se positionne comme l’anti Macron, qu’il estime être le candidat des banques et de la finance. Au micro de Kernews, il a répondu à toutes les questions et il a confirmé être à l’origine de la récente mise en examen de Benoît Hamon… Le programme complet du RCF est disponible sur le site Miguet2017.com.

Nicolas Miguet était l’invité de Yannick Urrien mardi 21 février 2017 sur Kernews.

 

Les principaux extraits de l’entretien avec Nicolas Miguet.

Kernews : Vous êtes candidat à l’élection présidentielle, mais vous savez bien que le champ médiatique ne se concentre que sur les gros candidats, comme Marine Le Pen, François Fillon, Emmanuel Macron, Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon… Il y a aussi un réflexe de vote utile chez beaucoup d’électeurs… Que dites-vous à ceux qui éprouvent de la sympathie pour votre programme libéral, mais qui se disent que cela ne sert à rien de voter pour vous ?

Nicolas Miguet : Mon oncle, en novembre 1942, lors de l’invasion de la zone libre, était enfant de troupe et il a décidé de rejoindre les maquis de l’Ain. Mon père, début 1943, a décidé de rejoindre les maquis de la Mayenne… En théorie, cela ne servait à rien ! A l’époque, le monde dominant, c’était l’Europe nazie. Les autorités de la République et la chambre du Front populaire avaient confié les pouvoirs à un vieux maréchal sénile. On était au bord de la désespérance totale et absolue ! Pour autant, mon père et mon oncle avaient raison. En politique, le désespoir est une sottise absolue. Ce n’est pas parce que Monsieur Drahi a racheté les médias de propagande principaux, notamment BFM TV, ce n’est pas parce que les puissances de l’argent ont leur candidat, Monsieur Macron, que pour autant il n’y a pas la possibilité d’exister et de gagner, non pas la présidentielle, mais la bataille des idées. En 2004, je me suis lancé dans la bagarre contre la faillite annoncée à des centaines de milliers de personnes qui avaient placé leurs économies dans un placement de père de famille, à savoir Eurotunnel. J’étais seul contre tous et nous avons gagné, alors que tout le monde institutionnel s’est dressé face à moi. Nous avons sauvé l’entreprise, nous l’avons redressée et, aujourd’hui, elle verse des dividendes à ses actionnaires depuis plus de dix ans. On se bat pour l’âme de la France et je suis aussi le candidat des milliards et des milliards de personnes qui nous ont précédés.

Quand on tape votre nom sur Internet, il est question du sulfureux homme d’affaires condamné par l’AMF à 600 000 euros d’amende et Benoît Hamon avait même tweeté en 2015 « L’escroc Miguet roule pour Pécresse » lorsque vous aviez décidé de soutenir celle-ci pour le Conseil régional d’Île-de-France… Que pensez-vous de tout cela ?

Je vais répondre à tout cela. Monsieur Benoît Hamon est actuellement traduit en correctionnelle. J’ai porté plainte, évidemment, et il a été mis en examen au mois de décembre dernier. Comme par hasard, la justice ne va pas très vite, il a été désigné candidat alors qu’il est mis en examen, mais c’est l’omerta médiatique…

Voulez-vous dire que Benoît Hamon est actuellement mis en examen ?

Complètement et, après sa mise en examen, la justice a décidé de le citer devant le tribunal correctionnel. Monsieur Hamon est traduit en correctionnelle, mais la date n’a pas encore été fixée. L’ordonnance complète figure sur le site Miguet2017. Aucun journal n’en a parlé ! Il me traite d’escroc, alors que je n’ai jamais escroqué personne. Je ne dois pas un centime à quiconque, je ne dois pas un centime aux caisses de sécurité sociale et je n’ai jamais commis aucune malversation. On me qualifie d’homme d’affaires alors que je n’ai jamais fait d’affaires de ma vie, simplement des journaux, et mon premier journal, La Bourse, vient de fêter ses trente ans, il est toujours debout. L’Hebdo-Bourseplus vient de fêter ses dix-huit ans et mes services audiotel, lancés en 1993, existent toujours. Je n’ai jamais revendu une seule affaire de ma vie, mon entreprise est cotée à la Bourse de Paris et quiconque peut en avoir les comptes en toute transparence. Vous évoquez l’AMF, que l’on appelle sur les forums Internet « Association Mafieuse de la Finance », le grand bankstérisme, à qui j’ai porté un coup important en changeant la jurisprudence, en montrant aux petits que, quand ils sont coalisés, ils peuvent se mobiliser. Il y a aujourd’hui cette institution, l’Autorité des Marchés Financiers et ces gens sont des fonctionnaires qui ont comme seule vocation de trahir ce pourquoi ils ont été formés. Mais il me semble me souvenir qu’il y avait des juridictions spéciales qui condamnaient des gens comme mon père aux travaux forcés à perpétuité, parce qu’ils étaient jugés comme des terroristes à l’époque. Je suis un terroriste vis-à-vis du bankstérisme. Donc, on m’a aligné 500 000 euros d’amende une fois et 600 000 euros une autre fois – je n’ai pas le moindre sou pour commencer à les payer – tout simplement parce que j’ai été accusé dans l’affaire Le Bélier d’être déloyal vis-à-vis de mes lecteurs car je leur ai conseillé cette action entre 1 et 2,50 euros alors qu’elle vaut 43 euros huit ans plus tard ! On m’a répondu que j’ai été déloyal parce que j’avais ces titres en portefeuille dans l’épargne de mon entreprise, je les ai toujours, c’est un monde complètement fou. Dans l’affaire Belvedère, j’ai attaqué le fonds Oaktree Capital et on m’a condamné en disant que j’avais caché à mes lecteurs que j’étais actionnaire de l’entreprise : « Vous n’avez pas fait le moindre profit, mais vous aviez un intérêt à la hausse du titre… » C’est faux, puisque j’ai représenté mes lecteurs lors des assemblées générales pendant des années et, pour participer à une assemblée générale, il est obligatoire d’être actionnaire soi-même. Les condamnations ne sont pas là pour réprimander une malversation quelconque, mais pour pouvoir dissuader le bourgeois de suivre le brigand Miguet qui s’oppose à des gens comme Macron, Drahi et compagnie !

Peut-on qualifier votre programme comme de droite, libéral et traditionnel dans les valeurs qu’il défend ?

Le libéralisme, c’est le pire des régimes à l’exception de tous les autres… L’État doit rester à sa place. L’État doit se restreindre à des missions régaliennes, comme la protection. Le reste ne doit pas être une mission de l’État.

Vous êtes le seul candidat qui s’engage fortement pour une baisse de la fiscalité et des charges. Comment pouvez-vous diminuer la dépense publique dans le même temps ?

Il y a 700 taxes et impôts qui rapportent moins de 100 millions d’euros de recettes annuelles ! Nous allons faire la révolution fiscale avec trois taux de base pour la TVA, l’impôt sur le revenu et l’impôt sur les bénéfices des sociétés : 5 %, 15 % et 25 %. Par exemple, un charcutier traiteur qui fait 500 000 euros de chiffre d’affaires, s’il fait 100 000 euros de bénéfices, parce qu’il ne compte pas ses heures, va se faire racketter par le RSI et aussi par l’État qui va lui prendre 33 % de son bénéfice, donc il va avoir 33 000 euros d’impôts sur les bénéfices. Dans le programme du RCF, il aura 5 %, donc 5000 euros d’impôts sur les bénéfices, puisque c’est 5 % jusqu’à 1 million d’euros, 15 % entre 1 et 10 millions d’euros de bénéfices et 25 % au-delà. Ce charcutier aura donc de l’argent pour investir et pour embaucher. Un particulier qui a un revenu personnel de 100 000 euros va devoir donner énormément d’argent à l’État français qui va gaspiller cet argent, alors qu’avec notre réforme il pourra déduire directement des salaires, comme ceux d’une femme de ménage ou d’un étudiant qui donne des cours aux enfants… Il n’y aura plus d’abattement et ce particulier paiera beaucoup moins d’impôts. Donc, comme il aura plus d’argent, il va pouvoir faire des travaux chez lui pour relancer l’économie et il va aussi pouvoir dépenser cet argent pour son plaisir, ce qui générera des recettes de TVA. Nous allons imposer notre réforme fiscale même avec 5 % du capital électoral ! Moins d’impôts et gérer utilement l’emploi pour tous.

Vous vous présentez comme le candidat « anti-bankster » : qui visez-vous?

Le candidat de Rothschild est bien connu, on ne lui pose jamais de questions… Un monsieur qui gagne 2,8 millions d’euros en moins de deux ans, au prétexte qu’il a dépecé telle ou telle entreprise, on ne peut pas dire que c’est un employé de banque ! Monsieur Macron a été l’un des rédacteurs du programme de François Hollande, conseiller économique à l’Élysée et indigne à Bercy, puisqu’il a autorisé des choses que, dans sa sagesse, Monsieur Montebourg ne voulait pas accepter, notamment le rachat de SFR sous l’effet d’un levier d’endettement et des milliers d’emplois supprimés par Monsieur Drahi. A cela s’ajoute de la part de Monsieur Drahi la magouille financière consistant à transférer le chiffre d’affaires sur un pseudo abonnement à Libération ou à L’Express avec une TVA à 2,1 %, alors que la TVA du prix de l’abonnement à SFR est à 20 %, donc l’État est escroqué d’environ 400 millions d’euros par an… Tout cela, c’est Monsieur Emmanuel Macron qui l’a autorisé : vous savez, le beau gosse, le candidat du grand bankstérisme, avec un sourire avenant, des dents magnifiques… Mais cela sent l’escroquerie intellectuelle. Je ne dis pas que Monsieur Macron ait volé quiconque, je dis simplement que c’est une escroquerie intellectuelle que de prétendre que Monsieur Macron est un homme neuf, c’est l’héritier des cinq ans de calamité Hollande. Après avoir pillé l’État, ils veulent garder le pouvoir de manière à ce que les coquins continuent de bénéficier de postes juteux.

Pourtant, de nombreux chefs d’entreprise estiment que la France serait sans doute mieux gérée avec Emmanuel Macron…

Monsieur Macron, comme les grands télévangélistes américains, ne fait qu’affirmer des évidences et, quand il commence à improviser, il devient complètement nullissime. On a pu le voir quand il a accusé la France de crimes contre l’humanité, au prétexte que la France a eu une vocation civilisatrice, en civilisant la moitié de l’Amérique du Nord notamment. Je rappelle que l’empire colonial français a couvert un tiers de la surface du globe et que l’on ne vienne pas nous dire que l’on a massacré la population de tous ces endroits-là ! Il peut séduire en disant que le soleil va se lever demain matin, mais qu’il nous explique comment il veut réduire de 140 milliards d’euros les dépenses publiques, alors qu’en même temps il promet un chèque de 500 euros dans la poche de chaque jeune… C’est le candidat du système qui vous impose toujours davantage de taxes.

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