vendredi , 23 juin 2017

Nicole Lefeuvre-Laignel : « Il faut passer par la connaissance de soi pour favoriser l’estime de soi et la confiance en soi. »

Nicole Lefeuvre-Laignel est coach en développement personnel et sophro-thérapeute depuis 25 ans. Elle exerce à Pornichet et nous présente quelques clés pour être heureux, dans un livre intitulé « Re-naître à la vie ». En effet, c’est à travers des témoignages de personnes rencontrées que Nicole Lefeuvre-Laignel décrit onze situations de mal-être, de frustration ou de culpabilité. Elle évoque cet ouvrage dans un entretien accordé à Yannick Urrien au micro de Kernews.

« Re Naitre à la vie » de Nicole Lefeuvre-Laignel est un ouvrage autoédité, qui est notamment disponible au salon de thé Comptoir de l’Isle à La Baule, au tabac-presse Les Palmiers à La Baule-les-Pins et à la Maison de la Presse de Pornichet.

 

Extraits de l’entretien

Kernews : Dans votre livre, vous nous rappelez que le bien-être ne se manifeste pas seulement dans le corps, mais aussi dans la tête…

Nicole Lefeuvre-Laignel : J’invite à la prise de conscience d’un mieux-être afin de trouver une harmonie entre le corps et l’esprit et, à partir de ces éléments, avoir un meilleur discernement et une meilleure approche de la vie. La connaissance de soi est essentielle. Le livre présente onze situations : ce sont des rencontres que j’ai faites avec ma clientèle, avec des situations de mal-être, d’éducation, ou de relations qui nous ont conditionnés. Il y a des mémoires positives, mais aussi des mémoires négatives. Avec ce conditionnement, on avance dans la vie, mais si l’on ne comprend pas ce qui se passe, on peut cheminer pendant des années. Tous les conflits de notre vie nous interpellent.

Finalement, l’histoire se répète…

C’est pour cette raison qu’il faut interpeller, même si ce n’est qu’une petite phrase, mais il faut que le lecteur se sente concerné. La personne va comprendre qu’elle a un blocage parce que, dans sa vie, un élément l’a amené à cela.

Ainsi, c’est comme un garagiste qui identifie une panne, ensuite il peut changer la pièce défectueuse…

Ce sont des clés pour être heureux. Cela passe par la connaissance de soi et tout le cheminement que cela engendre, l’observation de nos comportements et surtout l’acceptation de que l’on est. Ensuite, on passe de l’acceptation à l’action.

Vous évoquez différentes causes de mal-être, comme chez ces personnes qui se sentent mal-aimées : comment résoudre ce sentiment permanent chez certains ?

Le mal-être peut être permanent : je ne suis pas ce que je devrais être, je ne peux pas être aimé puisque je suis mal-aimé… Face à cela, l’important est de comprendre ce qui a généré ce sentiment. Peut-être y a-t-il eu une insatisfaction au moment de l’enfance. Alors que les parents ont peut-être fait tout ce qu’ils ont pu, certains mots ont pu avoir des répercussions sur l’inconscient. J’imagine l’inconscient comme un réservoir qui va emmagasiner toute l’histoire, même celle de nos ancêtres, il va amener sur un plateau ce qu’il a à l’intérieur de lui et nous allons ensuite cheminer avec. C’est par la conscience que l’on va pouvoir modifier les choses. Il y a des mémoires positives, des choses très bonnes, mais aussi des éléments qui nous dérangent et qui ne nous appartiennent pas. C’est pour cette raison qu’il va falloir cheminer pour modifier cet inconscient.

Vous nous rappelez aussi qu’il y a en chacun de nous une part de secrets qui portent une certaine souffrance…

Absolument. On peut le nier aussi, cela devient une souffrance intérieure, c’est mieux ainsi pour certains car cela leur permet de moins souffrir. Il y a un temps pour tout mais plus on va se dévoiler, plus on va le faire sortir. La base est importante. Mais on reproduit toujours inconsciemment les choses. La vie nous amène à rencontrer du monde, pour grandir aussi, c’est un miroir… Les autres nous rendent également service puisque cela permet d’éclaircir des choses en nous.

Vous citez le mariage parmi les facteurs de reproduction du mal-être : une personne dont la grand-mère n’a pas été très heureuse en ménage, ainsi que sa mère, risque de reproduire à son tour le même schéma…

Pas systématiquement, parce qu’il y a des gens qui vont contrer la situation. Mais, très souvent, nous reproduisons le même schéma. Tant qu’on ne l’aura pas compris, cela se répétera chez les enfants et les petits-enfants. À partir du moment où l’on a compris quelque chose, pour justement libérer cette mémoire qui nous dérange, on va aussi aider nos enfants et nos petits-enfants, puisque l’on va nettoyer l’histoire. C’est quelque chose de très important.

Il y a le mal-aimé, mais aussi celui ou celle qui n’a pas su aimer…

Je consacre un chapitre sur ce point, car, dans les familles, il y a souvent des non-dits. On ne dit pas les choses. Le fait de ne pas exprimer ce qui se passe entraîne des situations très conflictuelles entre les enfants et les parents. Une personne qui éprouve déjà de la culpabilité va multiplier cette souffrance. Il est important d’être conscient que, quoi que nous fassions, il faut savoir le dire avec des mots, même si l’on s’adresse à des enfants. Mais il faut toujours exprimer ce qui se fait.

Vous livrez de nombreux conseils. Toutefois, dans ce domaine, peut-on réellement agir face aux dures réalités de la vie quotidienne qui nous rattrapent en permanence ? Par exemple, il faudrait prendre plus de temps pour soi et ne pas être concentré sur son travail à longueur de temps. Mais j’ai connu des entreprises où vous deviez être encore sur place à 21 heures car si vous n’étiez pas là, c’était le nouveau venu qui obtenait plus de budget… D’ailleurs, il y a des milieux professionnels qui sont conquis par les célibataires…

Je suis d’accord, c’est plus facile pour eux. Mais, humainement, pour un homme qui va s’absenter complètement, il y a un manque d’équilibre pour lui et sa famille. Je pense que l’on peut mieux se réaliser dans la vie professionnelle s’il y a quand même une harmonie dans le couple. Il faut savoir trouver et mesurer cet espace. C’est difficile, mais la vie n’est pas un long fleuve tranquille. Il faut savoir faire des choix, même si ce n’est pas évident. J’ai rencontré des personnes et j’ai observé des séparations, des souffrances ou des maladies, parce qu’il y avait un déséquilibre total. Au moment de la retraite, c’est encore pire ! Il est important de travailler, on a besoin de travailler. Mais quand on est dans sa famille, il est important de consacrer ce temps uniquement à sa famille. Je pense que c’est vital, car cela fait beaucoup de dégâts.

Oui, mais ce n’est pas évident et je vais vous raconter une anecdote. Un jour, dans une grande maison de disques, le PDG me dit à propos de son directeur financier : « Jean-Claude est un homme brillant, il aurait pu devenir président, mais il est marié et il rentre tous les soirs à Louveciennes pour retrouver sa famille… Alors, il sera directeur financier et membre du Board toute sa vie ! »

Oui, mais ce monsieur a fait son choix e, si on lui posait la question directement, il assumerait certainement son choix, parce qu’il y trouverait quelque chose d’important. Il y a des périodes de la vie qui sont différentes et, au moment de la retraite, on peut bien arriver à se réaliser dans ce que l’on n’a pas fait.

En résumé, votre livre nous invite à mieux se connaître, à être soi-même et à envisager les choses de manière positive…

C’est cela en quelques mots. L’objectif de ce livre est de créer le film de sa vie. Il faut passer par la connaissance de soi pour favoriser l’estime de soi et la confiance en soi. Ce sont des points importants qu’il faut accueillir. La confiance en soi est un sujet très important dans le livre. Il faut aussi apprendre à vivre le présent, car nous créons notre futur avec tout ce que nous vivons dans le présent. Il est important de bien vivre ce présent. Après, on s’oriente vers la pensée positive. On ne doit pas se laisser happer par cette société qui dit beaucoup de choses et on ne doit pas se laisser envahir par tout ce qui est médiatique et éphémère. Le discernement est important pour savoir ce qui est juste et bon pour soi. La pensée positive permet aussi de savoir ce que l’on veut, car on a toujours le choix dans ce qui nous est imposé. À ce moment-là, on sait vraiment s’orienter vers quelque chose qui est juste. Il ne faut pas se laisser accaparer par tout ce qui peut nous polluer. Il faut simplement entendre, comprendre ce que l’on ressent et l’appliquer.

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