Un nouvel Hermitage Barrière signé Chantal Peyrat

Les grands travaux de L’Hermitage Barrière s’achèvent et l’établissement est transformé avec la création d’un Spa face à l’Océan ainsi que d’un nouveau restaurant devant la piscine… Chantal Peyrat a su conserver le charme historique du lieu en lui insufflant une touche « cosmopolite, conviviale et élégante ».

La décoratrice Chantal Peyrat et Jean-Louis Goube, directeur de L’Hermitage Barrière

Depuis 2013, le groupe Barrière a consacré 30 millions d’euros pour rénover ses établissements et, dans cette enveloppe, 10 millions sont consacrés à L’Hermitage Barrière, qui vient de rouvrir. Quelques jours avant la fin des travaux, la décoratrice Chantal Peyrat a présenté les lignes créatrices de cette rénovation : respecter l’âme et la personnalité de l’hôtel tout en lui insufflant un souffle de modernité et de renouveau. La grande nouveauté, c’est la création du Spa Diane Barrière, qui renforce l’offre bien-être déjà importante au Royal. Ce nouveau Spa propose deux approches complémentaires : l’une centrée sur la beauté, avec la ligne Saint-Barth, et l’autre plus clinique du soin esthétique, avec Biologique Recherche. L’offre comporte de nouveaux espaces dédiés au bien-être face à l’Océan. L’établissement accueille également un nouveau restaurant, La Terrasse de L’Hermitage, qui se positionne dans une nouveau concept de la bistronomie chic, avec un espace-terrasse le long de la piscine et un accès direct par la plage Benoît. Les clients peuvent savourer des grillades au feu de bois et des salades innovantes préparées devant eux depuis la cuisine et le four extérieur. Afin de renforcer l’offre à destination des familles, les enfants sont accueillis dans un espace sécurisé, raffiné et écoresponsable, Le Studio By Petit VIP de L’Hermitage, animé par une équipe pédagogique spécialement formée. L’Hermitage conforte ainsi sa position de plus beau palace de la côte Atlantique, surtout après ces travaux de rénovation : un établissement familial, avec 200 chambres et suites sur six étages, dont 109 avec vue sur mer. La célèbre décoratrice Chantal Peyrat, qui a conféré une nouvelle âme à ce lieu, nous explique sa démarche.

Kernews : Travaillez-vous à partir d’un cahier des charges ? Comment peut-on respecter l’image du groupe Lucien Barrière et l’identité propre de la destination sans s’inspirer de ce qui a déjà été fait au Royal Thalasso Barrière ?

Chantal Peyrat : À partir du moment où l’on travaille pour le groupe Barrière, le cahier des charges est naturel, avec une histoire et une signature Lucien Barrière, et je n’ai évidemment aucun problème à me caler dans cette logique. Je sais que j’arrive dans un établissement Barrière, avec une architecture propre, forte, et c’est ce qui me plaît le plus. Cela m’a plu au Royal. L’Hermitage est un autre sujet et vous ne retrouverez pas la même chose au Royal et à L’Hermitage… Il y a aussi une signature Chantal Peyrat… Mais l’histoire des deux établissements n’est pas la même et les inspirations sont aussi différentes. Le Royal est dans un écrin, assez cocooning. Les plafonds sont bas, donc j’ai voulu ouvrir un peu en donnant une sensation de hauteur dans le hall et en ouvrant la perspective sur le jardin. A L’Hermitage, les hauteurs sous plafond sont beaucoup plus importantes. Pour la clientèle, il y a évidemment une forte similitude, puisqu’il y a une vraie clientèle Barrière mais, pour moi, L’Hermitage – de par sa configuration architecturale – apparaît comme plus dynamique et plus cosmopolite. Il peut y avoir plus de monde… L’idée, c’est d’avoir quelque chose qui bouge beaucoup et que le lobby puisse presque devenir une extension du bar… Il faut que, naturellement, les gens prennent plaisir à occuper les espaces. Après, la grande inspiration pour L’Hermitage a été son architecture et les années 30, donc l’Art déco, avec un joli travail dans les salons et de belles moquettes. On travaille sur le noir et blanc, qui est très élégant, on a conservé la lustrerie… Mon inspiration a été de transcender l’existant pour lui donner un petit coup de boost, avec plus de contrastes et plus de corps, notamment pour faire ressortir davantage les moulures et les dorures. Tout le monde devrait aimer L’Hermitage, parce que les gens qui sont attachés au passé et à l’histoire vont y retrouver leurs codes et les gens un peu plus branchés vont aussi y trouver leur bonheur.

Finalement, c’est presque un parcours de funambule, puisque vous devez respecter l’histoire du lieu, mais aussi créer un établissement « branché », tout en veillant à ce qu’il le soit encore dans vingt ans…

Ce qu’il y a de plus difficile dans mon métier, c’est l’équilibre et c’est effectivement une très bonne image. Si, à un moment donné, on met un projecteur sur quelque chose, on doit aussi compenser et rassurer. Chaque être humain a besoin d’un équilibre et c’est vraiment l’essence de mon travail.

Lorsque vous travaillez dans un lieu comme L’Hermitage, vous devez respecter l’âme de ce lieu, mais quand vous arrivez dans un nouveau bâtiment, vous devez lui créer une âme…

C’est un peu la même chose. Si le lieu est déjà construit, par lui-même il y a déjà des contraintes positives ou négatives. Généralement, quand on est très créatif, on ne sait pas travailler si l’on n’a pas de contraintes ! Les contraintes sont nombreuses, notamment sur les budgets. Mais la première, c’est l’emprise et la sensation physique quand on entre dans un volume. Après, il y a l’écriture du produit, ce que l’on a envie d’aller chercher comme typologie de clientèle, ce que l’on a envie de recevoir… La déco, ce n’est pas simplement mettre une belle couleur !

Vous conciliez des ouvertures tout en respectant des espaces intimes, comme si l’on était chez soi…

Exactement. C’est ce que les clients aiment aussi. Ils viennent chercher ce côté extrêmement professionnel de l’hôtellerie haut de gamme, mais avec cette sensation de famille. Ce qui est très prenant, notamment dans cette station, c’est que vous croisez au moins trois générations de familles : les grands-parents, avec leurs petits-enfants, les parents, qui se retrouvent… Il n’y a pas beaucoup de groupes hôteliers qui ont cela et c’est une force du groupe Lucien Barrière. C’est très important dans l’écriture décorative du sujet. Cela me fait plaisir de voir que des gens qui connaissent bien l’hôtel retrouvent quand même leurs codes. Il y a des choses très visuelles, c’est un équilibre, j’essaie de reprendre toujours les codes propres de l’établissement. Il y a une nostalgie, qui n’est pas triste, évidemment, et surtout une poésie du renouvellement. Hermitage, cela laisse penser à héritage… Il faut le respecter et travailler dans cette poésie du renouvellement et de l’éternel recommencement.

Franck Marie : « Chaque année, nous devons faire quelque chose de nouveau. »

Franck Marie est le directeur du Royal et le référent du groupe Barrière à La Baule pour les activités hôtelières et de loisirs.

Kernews : Plusieurs chambres et suites ont déjà été refaites il y a quelques années : est-ce la conclusion de la rénovation de L’Hermitage Barrière ?

Franck Marie : Nous sommes très contents que cet hôtel fasse peau neuve, puisque nous sommes dans un processus de rénovation de l’ensemble de nos établissements. Lorsque l’on est propriétaire de bâtiments historiques, il y a évidemment une certaine fréquence de travaux. Il y en a qui sont plus ou moins importants et il y a aussi beaucoup d’entretien. Finalement, chaque année nous devons faire quelque chose de nouveau.

Quels sont les autres chantiers du groupe à La Baule ?

Nous allons réfléchir sur l’évolution du restaurant du Castel Marie-Louise, ainsi qu’au club du golf. L’idée est que la destination soit suffisamment attractive et conforme aux standards que nous avons dans les autres établissements du groupe, puisque nous continuons notre développement avec une ouverture à Courchevel et bientôt à Saint-Barth. Nos établissements doivent rester des références.

 

 

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