L'invité de Yannick Urrien

Patrice de Plunkett : « Le pape François n’est pas très pressé de venir en France, parce qu’il n’est pas très enthousiaste à l’idée de voir des nostalgiques trop à droite faire écran entre lui et les populations. »

L’écrivain et ancien directeur de la rédaction du Figaro Magazine appelle les catholiques français à revenir vers un catholicisme bienveillant…

Le dernier livre de Patrice de Plunkett suscite de nombreux débats car le journaliste et écrivain appelle à se ressaisir les catholiques français qui se situent, selon lui, de plus en plus à droite. Si cet ouvrage constitue un événement, c’est parce qu’il est signé par le cofondateur du Figaro Magazine dont le parcours est pour le moins diversifié : royaliste, militant au sein de la Nouvelle Droite antichrétienne, converti au catholicisme en 1985, il a eu ce qu’il appelle « la tentation intégriste » pendant deux ans. Or, depuis quelques années, on observe une évolution de ses prises de position à l’encontre de l’ultralibéralisme et de l’idéologie néoconservatrice. Patrice de Plunkett a accepté l’invitation de Yannick Urrien sur Kernews pour parler de son appel aux catholiques français à se reprendre et à apporter leur soutien au pape François.

« Cathos, ne devenons pas une secte ! » de Patrice de Plunkett est publié aux Éditions Salvator.

Kernews : Vous dénoncez la vision du catholicisme d’un certain nombre de catholiques de droite et, ce qui vous irrite le plus, ce sont les attaques contre le pape François que l’on observe depuis quelques mois sur les réseaux sociaux…

Patrice de Plunkett : Ce n’est pas faux, mais avant je voudrais bien mettre les choses en place : je n’ai pas fait un livre de polémique hargneuse, c’est un livre de témoignage. Il est court, j’explique pourquoi j’ai changé et mon itinéraire de conversion au catholicisme. Ensuite, j’analyse un certain problème chez les catholiques français et, enfin, ce que l’on peut faire. Oui, il y a un problème et c’est pour cette raison que j’ai intitulé ce livre « Cathos, ne devenons pas une secte ! » Cela veut dire que l’on n’en est pas une pour l’instant, mais qu’il ne faudrait pas en devenir une… Il se passe qu’un bon nombre de catholiques français sont étrangement sourds aux appels de l’Église, et du pape François même, à suivre l’Évangile dans des domaines aussi importants et dérangeants que le social, l’économie, les immigrés ou l’environnement… Cela a commencé avec l’économie et je rappelle que ce pape a été pris en grippe aux États-Unis et en France, dans les milieux économiques et financiers néolibéraux, dès les trois premiers mois de son pontificat, dès son premier discours aux ambassadeurs où il critiquait le capitalisme ultralibéral en disant qu’il blessait l’humanité et l’environnement. Dès ce moment-là, les attaques ont commencé aux États-Unis. Les prédicateurs de droite et d’extrême droite, sur Fox News, mais aussi les ligues catholiques ultraconservatrices, se sont déchaînés, en traitant ce pauvre pape de communiste, alors qu’il disait la même chose que Benoît XVI et Jean-Paul II, mais à la manière argentine : c’est-à-dire plus rugueuse, plus musclée et dans un langage que le monde entier pouvait comprendre, alors qu’auparavant les papes parlaient comme des papes… Cela passait à peu près au niveau de la stratosphère et, comme les gens n’avaient pas trop envie de lever la tête pour entendre et pour voir, cela leur passait au-dessus… Pourtant, tous les papes demandaient, comme le pape François, que l’on change de modèle économique. Or, François s’est fait entendre. C’est pour cela qu’il s’est fait prendre en grippe et que la grande bagarre a commencé. C’est ensuite seulement que c’est devenu un procès fait au pape, en l’accusant de dérailler sur le plan moral, familial et, pourquoi pas, théologique, tant que l’on y est ! En réalité, c’étaient les milieux économiques et financiers qui diffusaient cette panique religieuse et morale, un faux procès fait au pape. Si l’on écoute ses catéchèses à la radio, on s’aperçoit que ses catéchèses sont d’une profondeur extrêmement traditionnelle et que ce n’est pas du tout un bradeur de la foi.

Vous commencez votre livre en expliquant que les catholiques ne sont pas une secte, mais une minorité. Pourtant, une grande majorité de Français se revendiquent culturellement comme catholiques, même ceux qui vont seulement à la messe de minuit…

C’est très bien d’y aller une fois par an, c’est mieux que de ne pas y aller du tout. On ne va pas éteindre la mèche qui fume encore…

On sait que 70 à 75 % des Français se définissent comme catholiques, sans jamais mettre les pieds dans une église…

C’est comme cela qu’ils en arrivent à dire qu’ils ne sont pas d’accord avec le pape ! C’est une question de foi. Le besoin de participer à l’eucharistie, ce n’est pas du tout un petit nombre de bourgeois qui se retrouvent le dimanche matin pour se reposer des fatigues de la semaine, comme s’ils étaient au club de golf ! L’eucharistie, c’est un véritable drame. C’est le drame du Christ crucifié et ressuscité pour le salut de l’humanité. Si l’on considère que ce n’est pas vraiment important et que ce n’est pas la peine d’y aller, il faut bien dire que c’est parce que l’on n’a pas le souci de rencontrer la personne du Christ. Or, être catholique, c’est être chrétien. Et être chrétien, c’est rencontrer la personne du Christ. On ne peut pas être chrétien si l’on ne croit pas au Christ salut du monde. On peut toujours parler des valeurs…

Comme l’anticommunisme…

Il n’y a plus de communisme dans le monde ! Regardez ce qui s’est passé après la chute du Mur : Jean-Paul II a tourné ses batteries vers l’Ouest et il a dit que le matérialisme de l’Occident et le capitalisme consumérisme, ce n’est pas bien non plus car c’est aussi totalitaire. Cela ampute la vie humaine de dimensions essentielles, du spirituel, comme de la dignité humaine, cela enlève le sens de la vie, donc il faut changer de modèle. C’est à partir de ce moment-là que mes bons confrères des médias ont commencé à dire : « Ce salaud de pape ne veut pas du préservatif ! » On a commencé à le traiter de conservateur quand il a dit qu’il fallait faire la révolution économique en Occident. Il est quand même paradoxal qu’un homme qui dit qu’il faut faire la révolution soit traité de conservateur !

Si l’on parle autant de votre prise de position depuis quelques semaines, c’est aussi parce que l’on connaît votre histoire et les gens sont surpris d’entendre Patrice de Plunkett s’exprimer comme un gauchiste de Libération ou de Charlie Hebdo…

D’abord, Libération est devenu aujourd’hui l’organe de l’aile gauche du Medef ! Les anticapitalistes, il n’y en a plus beaucoup. Il y en a chez Mélenchon, ils sont un peu excités… Mais que s’est-il passé dans mon existence ? Il y a eu ma conversion.

Vous rappelez qu’être catholique, c’est une ouverture du cœur à la personne du Christ…

C’est l’ouverture du cœur à la personne du Christ. Elle est complète, ou ce n’est pas une ouverture. J’ai découvert la foi catholique que j’ai perdue en 1968. La foi, on ne la perd pas, on découvre qu’on ne l’a jamais eue. C’était mon cas et celui de toute ma génération. Au bout de quinze ans, j’étais dans un désert spirituel et moral, et j’ai eu par hasard total – mais il n’y a pas de hasard – la grâce de la conversion. Je me suis aperçu que ce pape, qui était l’organe régulateur de cette Église que j’étais en train de redécouvrir et qui est en train de reverdir alors que mes copains de ma génération l’avaient enterrée un peu trop vite, tenait sur l’écologie, par exemple, mais aussi sur l’économie et le social, des propos extrêmement révolutionnaires. En plus, j’étais l’un des dirigeants du Figaro Magazine, journal libéral de droite… Quand Louis Pauwels m’a demandé de faire un article sur l’encyclique sociale de Jean-Paul II qui venait de sortir, il était de bon ton de dire dans les milieux de droite que cette encyclique était un ralliement au libéralisme. Pauwels m’avait demandé un article sur le thème « Le pape se rallie au libéralisme ». J’ai pris l’encyclique, je l’ai lue et j’ai découvert 15 ou 20 paragraphes qui étaient une critique totale du capitalisme libéral… Tout cela était complètement incompatible et je n’ai pas pu faire cet article… Ce pape, qui était le tombeur de l’URSS, disait-on, n’est pas du tout libéral et il critique le modèle libéral de l’Occident ! Quelques années plus tard, il y a eu le message du 1er janvier 1990 sur le saccage de l’environnement par le productivisme industriel occidental : en plus, il était écologiste ! Au Figaro Magazine, l’écologie c’était le diable et le KGB !

On disait vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur…

Ce qui était une ânerie, parce qu’il y a toutes sortes de verts ! Il m’a fallu connaître le milieu pour m’en rendre compte. Donc, si l’on s’ouvre à quelque chose, il faut s’y ouvrir complètement, tout prendre ou ne rien prendre, mais cela m’a amené à être de plus en plus en porte-à-faux avec les positions du journal pour lequel je travaillais. Et j’ai fini par le quitter, pour d’autres raisons d’ailleurs. J’ai été intellectuellement et moralement soulagé de le quitter parce que, être le directeur de la rédaction d’un journal dont on n’approuve pas la ligne, c’est très difficile à vivre et même franchement pénible. Dans la seconde partie de mon existence, j’ai été bien plus libre et je considère que je suis intellectuellement bien plus heureux maintenant, parce que j’ai continué dans la même direction. J’ai approfondi, j’ai découvert un tas de choses que je ne soupçonnais même pas. J’ai écrit douze livres, je donne des conférences un peu partout et je découvre tout un milieu de gens qui mettent en action la foi au Christ dans les domaines sociaux, économiques et écologiques. Cela a énormément de succès auprès de milieux dont le brave catholique conservateur n’a même pas idée ! Pour le catholique croyant, l’écologie est un outil d’évangélisation, c’est un moyen de montrer que les catholiques ne sont pas aussi idiots qu’on ne le pense. Ils sont capables de saisir à bras-le-corps les vrais problèmes d’aujourd’hui et d’être aux côtés des gens qui sont en lutte pour la dignité humaine et pour le respect de l’environnement. Ils donnent de la foi une image intéressante, moderne, dans le coup et sympathique. Je rappelle que Saint-Pierre dit dans sa première lettre : « Soyez toujours prêts à donner à qui vous les demande les raisons de votre espérance ».

Vous évoquez Louis Pauwels qui était catholique, et son orientation libérale, mais vous estimez que l’on ne peut pas être libéral et conservateur en même temps. Vous dénoncez ces conservateurs qui refusent d’appliquer l’Évangile là où l’argent est en jeu. Un peu plus loin, vous soulignez que l’on ne doit pas confondre le devoir de l’État et le devoir du chrétien. En appliquant cette théorie, il faut comprendre les propos du pape sur l’accueil de l’immigré, mais en même temps ceux du chef d’État qui doit aussi penser à la protection de ses frontières… Le chef d’entreprise peut être chrétien et il doit également penser à la profitabilité de son entreprise, parce qu’il y va de la survie de celle-ci… Donc, on doit distinguer les deux… Qu’en pensez-vous ?

Vous parlez comme l’Église catholique ! L’Église catholique rappelait encore à l’automne dernier que l’État doit réguler les flux migratoires, mais que le devoir du chrétien est, quand l’immigré est là, de considérer la personne de l’immigré comme étant son prochain, au lieu de dire : « Je ne veux pas le voir, parce qu’il y a le problème général de l’immigration… » Alors, au nom du problème abstrait de l’immigration, on refuserait de voir l’immigré ? Le Christ est très clair : notre prochain, c’est la personne que nous rencontrons et nous sommes tenus d’être fraternels, sinon on n’est pas chrétien. Ce n’est pas du tout incompatible avec la charge de l’État qui fait que l’on accueille autant que l’on peut d’immigrés, mais pas plus, et que, d’autre part, dans le domaine de l’entreprise, l’Église est tout à fait pour l’entreprise. Il y a un grand malentendu lorsque l’on pense que le libéralisme signifie la liberté d’entreprendre. Quiconque connaît la vie d’un patron de PME sait à quel point il est difficile de financer une PME pour lui permettre d’embaucher et d’investir. Le système libéral que nous avons, c’est la dictature de la sphère financière globale ! L’argent fiche le camp sur le casino financier global et il ne va pas dans l’économie réelle. Comment faire pour que l’argent aille dans l’économie réelle pour faire vivre les gens ? Dans le casino planétaire, l’argent nourrit l’argent et ne sert pas les peuples. L’Église ne dit pas autre chose.

Vous dénoncez les contradictions d’une certaine droite française qui adhère au système économique visant à ne pas faire d’enfants, mais qui est révulsée par l’immigration. En mettant cette droite en face de ses paradoxes, ne risquez-vous pas de la plonger dans les bras du Front national qui n’a pas des positions libérales ?

Si je ne tape pas sur la gauche, c’est parce que, pour l’instant, il n’y a plus de gauche. Je m’adresse aux catholiques français et, indiscutablement, les catholiques français étaient autrefois pluriels sur le plan politique. Aujourd’hui, une majorité de catholiques votent à droite, indiscutablement, et parmi ces catholiques qui votent à droite, il y en a beaucoup qui sont désorientés par les positions de l’Église réelle, d’autres qui disent qu’ils ne sont pas d’accord et cela les amène à dire des choses absolument insensées contre le pape François. Cela me prend énormément d’heures dans la journée pour discuter pied à pied avec eux et leur montrer que leur colère contre le pape n’a aucun fondement, parce qu’on lui prête des idées qui ne sont pas les siennes. Ensuite, il s’agit de mettre en garde mes frères et mes sœurs catholiques contre une dérive qui les mènerait vers des positions de plus en plus crispées, donc de plus en plus éloignées de l’Évangile, sur des thèmes autour des valeurs et de l’identité. Ces gens ont été très déçus par le crash de François Fillon à l’élection présidentielle, très déçus par l’échec total de Sens commun à l’intérieur des Républicains… Certains sont totalement dégoûtés et ils préfèrent rentrer chez eux. Et il y en a qui regardent du côté de ceux qui sont encore plus à droite, c’est-à-dire qui sont encore plus pour l’identité… En réalité, ce sont des fausses pistes qui cachent les vrais problèmes. Le vrai problème n’est pas d’avoir le bon gouvernement qui ferait le boulot des catholiques à la place des catholiques, c’est le rêve des catholiques depuis l’échec de Mac Mahon et cela se répète de génération en génération. Cela fait doucement rigoler le pape François et c’est pour cela qu’il n’est pas très pressé de venir en France, parce qu’il n’est pas très enthousiaste à l’idée de voir des nostalgiques trop à droite venir faire écran entre lui et les populations.

Le pape François ne serait donc pas très pressé de venir en France ?

Il n’est pas pressé du tout ! Quand des Français viennent le voir, il les reçoit avec beaucoup d’affection et il leur laisse entendre qu’il a des priorités dans le monde entier et que la France n’en fait pas partie. Cela les a énormément vexés, mais ils sont un peu coupables. Il serait sans doute venu, c’était prévu au départ, mais il y a les plus excités de la Manif pour Tous. Je ne suis pas contre la Manif pour Tous, puisque j’en ai fait quatre en famille. En voyant les faiblesses du truc, en voyant la mainmise de l’UMP dessus, donc l’échec de tout cela, cela a provoqué une ambiance d’amertume et cette amertume produit quelque chose de pas clair et d’un peu morbide dont les catholiques croyants doivent sortir tout de suite s’ils ne veulent pas s’enfermer dans un placard. C’est pour cela que j’ai écrit ce livre, pour les aider à voir le problème dans lequel ils sont.

Ces catholiques sont quand même très différents : il y a des familles, à La Baule ou à Nantes, qui correspondent à ce que vous décrivez, mais aussi d’autres à Saint-Nazaire ou à Guérande qui aident les migrants au nom du catholicisme…

Vous avez entièrement raison : ce qui fait la grande force du catholicisme français, c’est qu’il est pluriel. Il l’était sociologiquement, c’est nettement moins vrai depuis une quarantaine d’années et ce que l’on appelle le catholicisme populaire s’est beaucoup réduit, sauf dans quelques départements. Socialement, il y a eu un embourgeoisement du milieu catholique français, c’est indiscutable. Je ne critique pas cela, mais il faut que cette classe comprenne que son état d’esprit et ses intérêts de milieu social ne peuvent pas se confondre avec le catholicisme. D’autre part, il faut comprendre aussi que la mission du chrétien – peu importent sa classe ou ses opinions politiques – est de faire connaître le Christ aux gens. C’est cette mission que le Christ lui a confiée il y a 2000 ans. Cela signifie être avec les gens et ne pas élever un mur politique entre un petit ghetto catho et le reste de la société. Suivre le Christ, cela peut nous mener vers des gens ou des lieux que nous n’aurions pas eu l’idée de fréquenter. Il faut avoir le courage de se laisser emmener par la foi vers ce que le pape appelle les périphéries, c’est-à-dire des milieux qui ne font pas partie de notre paysage politique instinctif et que nous aurions le réflexe d’éviter. Mais si nous avons à les côtoyer, il faut être fraternel. Sinon, on n’accomplit pas la mission.

Dans les attaques qui reviennent fréquemment contre le pape, il y a le fait qu’il vient d’Amérique du Sud et qu’il ne comprend pas ce que nous vivons en Europe, c’est-à-dire le risque d’islamisme radical que nous connaissons en étant situés en face de la Méditerranée. Que répondez-vous à cette inquiétude ?

Si un catholique oublie qu’il fait partie d’une Église universelle, c’est un peu ennuyeux… Si un catholique oublie que l’Europe occidentale est déchristianisée aux neuf dixièmes, que les gros bataillons du catholicisme sont dans l’hémisphère Sud et que le prochain pape viendra peut-être des Philippines ou d’ailleurs, c’est un peu ennuyeux aussi. Que l’islamisme radical pose un problème, c’est vrai, mais il ne faut pas non plus devenir monomane obsessionnel avec cette histoire de danger islamique. Par ailleurs, le problème du terrorisme islamique – qui n’est pas un problème religieux, mais un problème de police politique, de renseignements généraux, de maintien de l’ordre – c’est le problème de l’État qui doit prendre les mesures impitoyables qui doivent être prises. Le travail de l’Église, c’est de mettre en action l’Évangile. L’Évangile n’est pas là pour faire la guerre de défense sociale. C’est un autre job… À César ce qui est à César. Son devoir, c’est de faire régner la sécurité dans le pays et il incombe à l’Église de servir Dieu, c’est-à-dire d’augmenter la dose de fraternité et d’amour dans le monde actuel. S’il y a vraiment des chrétiens et des catholiques qui ne réalisent pas cela, il est temps qu’ils ouvrent les yeux très vite, parce que c’est la foi qui est en jeu.

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