Philippe Langlois annonce une baisse du prix du stationnement à l’année à La Baule.

Philippe Langlois, maire adjoint à la sécurité et la circulation à La Baule, était l’invité de Yannick Urrien le 1er octobre sur Kernews pour faire le point sur la politique de la ville dans ce domaine. À cette occasion, il a annoncé une baisse du forfait annuel de stationnement. Selon Philippe Langlois, « le bilan est positif. La nouvelle règle sur le forfait post-stationnement était quelque chose de novateur sur tout le territoire national, mais l’équipe d’Yves Métaireau a choisi la pédagogie et non pas la répression ». D’une manière générale, explique-t-il, « nous sommes plutôt satisfaits, mais tout le monde n’a pas encore pris l’habitude d’utiliser les parkings à enclos, bien que nous soyons à des prix défiant toute concurrence, parce que je rappelle que cela coûte 1,50 euro pour stationner 3 heures en haute saison en centre-ville dans un parking, et 3 euros pour stationner 3 heures sur la voie publique. Nous sommes dans les villes touristiques les moins chères de France ». Ce dispositif a été mis en œuvre pour faciliter le développement des commerces locaux : « L’art du politique, c’est d’essayer de faire vivre tout le monde en commun et que chacun y trouve son compte. La force de la grande distribution, c’est d’avoir parlé des centres commerciaux et d’avoir vidé les centres-villes. À un moment donné, il faut savoir tenter de prendre la bonne décision pour que les centres-villes restent attractifs et pour que les gens soient en centre-ville et non pas dans les centres commerciaux ». D’une manière générale, il souligne que les commerçants ont bien réagi à cette mesure : « Le commerçant indépendant, c’est son argent. Il a le souci de son chiffre d’affaires et du bien-être de sa clientèle. Dans d’autres types de commerces, comme chez les franchisés, les employés n’ont pas tout à fait la même vision des choses ».

Philippe Langlois a donc confirmé que les arrêts-minute seraient plus longs et que le forfait global de stationnement serait réduit. Pour les arrêts-minute, « sur l’ensemble de la commune, lorsque vous voulez stationner sur la voie publique, vous avez 30 minutes de gratuité. Dans un parc à enclos, vous avez une heure de gratuité. On n’a peut-être pas suffisamment expliqué cela. En plus, nous avons mis des bornes d’arrêt de 10 minutes pour permettre les achats d’impulsion. On nous a fait remarquer que 10 minutes c’était trop court pour aller acheter son pain. Nous allons rectifier le tir sur ce point. Cependant, il y a 30 minutes de gratuité sur la voie publique, donc, si l’on fait des arrêts minutes de 30 minutes, autant mettre des horodateurs partout… Je pense que 15 à 20 minutes sera une fourchette acceptable ». Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « nous avons commis une erreur d’appréciation sur le prix des abonnements, parce que nous étions partis dans une logique d’éviter les abonnements et c’était une erreur. Les prix dissuasifs étaient difficilement compréhensibles par les Baulois et nous avons rectifié le tir. Nous étions à 450 euros à l’année, or nous sommes descendus à 158 euros à l’année, avec un tarif à la semaine ou au mois ». Rappelons que cette carte de stationnement peut être achetée par toute personne justifiant résider dans une zone de stationnement payant. Philippe Langlois reconnaît aussi que les horodateurs ne sont pas très conviviaux : « Le prestataire les a posés plein sud, on ne voit rien en arrivant devant, on nous demande d’appuyer sur le bouton vert et on ne comprend pas que c’est le bouton vert à l’intérieur de l’écran ! Ce n’est pas une histoire de marque, puisqu’il n’y a plus qu’un seul fabricant d’horodateurs en France. Ceux qui conçoivent ces horodateurs ne sont pas forcément des utilisateurs de tous les jours, pour rester courtois ! » D’une manière générale, en matière de stationnement et de circulation, il a résumé sa philosophie : « J’ai demandé à la police municipale d’avoir une action très forte en verbalisant systématiquement tous les stationnements dangereux ou gênants, ce qui n’a pas été le cas sur le stationnement réglementé quand les gens n’avaient pas forcément compris le système et nous avons fait preuve de pédagogie. En revanche, le Code de la route doit être respecté, parce que le stationnement gênant pourrit la vie de plein de gens ». Philippe Langlois a indiqué qu’il était toujours en phase de réflexion, qu’il fallait compter un an pour mesurer les effets d’une telle réforme, qu’il était à l’écoute des Baulois et que d’autres mesures pourraient être prises : « Rien n’est figé et Yves Métaireau a rappelé lors du conseil municipal que nous sommes vraiment dans une phase d’essai, d’observation et d’écoute ». Au cours de de cet entretien, Philippe Langlois a également abordé la politique de sécurité de la ville.

Philippe Langlois sur Kernews

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