dimanche , 26 mars 2017

Pierre Jovanovic dresse les perspectives 2017

Dans une émission événement, Pierre Jovanovic évoque avec pessimisme les perspectives économiques pour 2017. Selon lui, le nombre de licenciements va s’aggraver et l’appauvrissement généralisé de la population devrait se poursuivre. Un entretien exclusif avec Yannick Urrien.


Pierre Jovanovic est l’un de nos écrivains français les plus populaires. Il a signé de nombreux succès de librairie comme « Enquête sur l’existence des anges gardiens », « 666 », « 777 », « Blythe Masters » ou « Notre-Dame de l’Apocalypse ». Au total, ses œuvres se sont vendues à plus d’un million d’exemplaires ! C’est en amoureux de la Presqu’île qu’il y a passé quelques jours de vacances en janvier. Il est venu dans le studio de Kernews pour participer à une grande émission sur les perspectives 2017. Un rendez-vous attendu car, dès fin 2015, il avait annoncé au micro de la station que François Hollande n’irait pas jusqu’au bout de son mandat… Or, un an plus tard, le président de la République a effectivement déclaré qu’il ne se représenterait pas : « Le pouvoir a été transféré à Matignon, ce qui signifie que, techniquement, François Hollande inaugure les chrysanthèmes. Cela dit, techniquement, il est hors de course. La chroniqueuse politique Apolline de Malherbe, qui a toujours été en admiration, a employé le terme d’abdication sur BFM TV. Abdication, cela veut dire que quelqu’un renonce à son pouvoir. Elle a très bien résumé ce que j’ai dit sur Kernews en décembre 2015 : effectivement, il finit son mandat, mais il est hors de course. »

La fin de l’influence des médias traditionnels.

Pour Pierre Jovanovic, 2016 aura connu le déclin de l’emprise des médias institutionnels, véhicules de la pensée unique : « Il y a eu le Brexit, Donald Trump et François Fillon, trois exemples majeurs qui ont montré à quel point les médias ne rapportent plus ce qui se passe dans la vie quotidienne des gens ou des entreprises, mais font preuve de parti pris en ne fonctionnant que pour une seule oligarchie. Les médias se servent des sondeurs et cela ne marche plus ! Regardez l’exemple de Bruno Le Maire, qui a fait toutes les couvertures de presse : il était annoncé entre 12 et 15 % par tous les sondeurs, et il a fait moins de 3 % ! On a vu la même chose avec le Brexit et, au moment du vote, des traders d’une grande banque anglaise sont partis en vacances en se disant que le Brexit ne passerait pas… Résultat, ils ont perdu des centaines de millions, parce qu’ils n’ont pas été capables de réagir immédiatement à l’ouverture du marché de Tokyo ! Pour Donald Trump, Christine Ockrent pérorait sur toutes les chaînes de télévision, en tant qu’experte des États-Unis, en annonçant la victoire d’Hillary Clinton avec je ne sais combien de points d’avance… Tous les Français ont vu défiler sur leur écran, la veille du scrutin, des spécialistes des États-Unis qui expliquaient qu’il était impossible que Donald Trump gagne l’élection présidentielle ! Avec François Fillon, on a vu qu’il était donné comme le troisième cheval, puisque l’establishment avait choisi Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. » Selon Pierre Jovanovic, « 2016 marque la fin de l’influence des oligarques ». Mais ce n’est pas tout : « Maintenant, on voit une nouvelle campagne sur le thème des fausses nouvelles… C’est génial, car le premier à bazarder des fausses nouvelles, c’est quand même le Financial Times, ou le New York Times qui a publié un tas d’articles en disant que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive… Ils ont balancé des fausses nouvelles et, maintenant, ils veulent expliquer qui donne des fausses nouvelles ou non ! »

Rendez-vous secret à l’Élysée…

Pierre Jovanovic relaie régulièrement dans sa revue de presse des informations qui ne sont pas diffusées ailleurs. Or, sur l’antenne de Kernews, il a révélé la rencontre très confidentielle intervenue « entre un démon bancaire et François Hollande » : « C’est une information qui vient de sortir. François Hollande, qui a qualifié le monde de la finance d’ennemi, a reçu à l’Élysée en grand secret, après le Brexit, Jamie Dimon, l’ancien patron de Blythe Masters, qui est aujourd’hui le grand patron de la JP Morgan Chase. Tous les losers de l’Élysée ont fait en sorte que cette information soit gardée secrète, pour éviter un torrent d’injures sur les réseaux sociaux, et le Wall Street Journal vient d’annoncer que ce rendez-vous avait été organisé car François Hollande voulait lui demander comment attirer en France tous les emplois de la City de Londres. Monsieur Dimon lui a répondu : « Quand tu auras enlevé tous les droits aux salariés, tu pourras peut-être y arriver ! » François Hollande lui a dit que les droits des salariés seraient nettoyés, sous son mandat ou le suivant, quel qu’il soit. Cette information est capitale et l’on comprend mieux pourquoi Manuel Valls a déclaré : « On m’a obligé à utiliser le 49.3 » François Hollande a rassuré Monsieur Dimon en lui disant que les changements seraient faits… »

L’État va emprunter 200 milliards aux marchés financiers.

Pierre Jovanovic évoque une autre information fondamentale : « Les banques internationales sont en train de forcer la France à emprunter massivement avant l’élection présidentielle, parce qu’elles ont peur que Marine Le Pen soit élue. La France est pressée de lever de la dette avant la présidentielle et Isabelle Couet a écrit dans Les Échos que 2017 était une année à risques majeurs, car l’État va emprunter à 50 ans ! Ce ne sont plus des bons du Trésor sur 10 ou 20 ans, mais sur 50 ans ! On est en train d’endetter nos enfants et nos petits-enfants pour payer le chômage, les migrants et le reste… L’État va encore devoir lever 200 milliards d’euros cette année et ce sont les banques privées qui vont s’en mettre plein les poches. » On revient évidemment sur la question de l’indépendance monétaire, puisque « les seuls pays qui peuvent prêter de l’argent à la France sont ceux qui utilisent la planche à billets, c’est un vrai scandale, à savoir les États-Unis, le Japon ou l’Angleterre qui utilisent de la monnaie de singe. Notre pays est en train de devenir l’esclave des grandes banques. »

Pierre Jovanovic se montre très préoccupé par le contexte économique pour les prochains mois : la liste des licenciements sera de plus en plus importante et il envisage même « une révolution à venir » en raison du déclassement et de la paupérisation de la population, qu’il décrit en détail. Cet entretien a été réalisé en direct avec Pierre Jovanovic le lundi 16 janvier sur Kernews.

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