dimanche , 26 mars 2017

Une association pour découvrir l’apiculture familiale à Mesquer.

Se former en groupe à l’apiculture familiale, et en toute sécurité, tel est l’objectif de l’association Mes abeilles, basée à Mesquer, qui propose des séances de formation tout au long du cycle de développement des abeilles. La première session de l’année débutera le 18 février. Jean-Marie Châtel, conseiller technique et formateur de l’association, rappelle que celle-ci est née en 2012, à l’initiative de Bernard Citeau, qui souhaitait partager sa passion pour l’apiculture en s’initiant lui-même sur des ruches Warré, des petites ruches écologiques : « Chaque personne peut participer à l’ensemble des actions que nous menons. Il y a surtout un volet formation qui s’adresse aux débutants, afin d’acquérir les bases théoriques et pratiques et de pouvoir avoir chez soi une à trois ruches. Les adhérents se retrouvent pour une projection en salle pour la partie théorique et il y a également un rucher-école pour la partie pratique. Ainsi, chaque débutant peut acquérir les gestes de base pour pratiquer chez lui en toute sécurité et responsabilité. » Cette passion permet aussi d’élaborer des expérimentations pour créer « des modèles d’apiculture qui permettent une intervention plus respectueuse sur les abeilles. L’idée principale étant de développer une apiculture de loisirs afin de sensibiliser le plus grand nombre à l’apiculture et à l’environnement d’une manière générale. » La fonction pédagogique est importante car « découvrir l’apiculture, c’est accéder au monde fascinant des abeilles puisque l’on découvre que les abeilles constituent vraiment un véritable super organisme. Elles ont su développer des stratégies pour s’adapter sans cesse aux évolutions de l’environnement. Mais aujourd’hui, malgré ce bijou technologique qu’est la colonie d’abeilles, elles sont confrontées à des difficultés auxquelles elles ont du mal à s’adapter. En l’occurrence, il y a une baisse des ressources en nourriture, cela fragilise les colonies, mais il y a aussi une dégradation globale de l’environnement avec l’utilisation d’un certain nombre de produits phytosanitaires. Il y a eu des efforts, mais il faut encore progresser. Les abeilles sont aussi confrontées à d’autres types d’agresseurs, comme le Varroa, un petit acarien parasite qui se nourrit du sang de l’abeille en faisant des trous dans sa carapace, ce qui permet l’introduction de virus fragilisant l’abeille. » Pour bien comprendre l’importance incontestable de ces insectes dans l’équilibre de notre écosystème, Jean-Marie Châtel revient sur quelques chiffres : « Un aliment sur trois dépend de l’action des pollinisateurs, particulièrement des abeilles qui assurent la pollinisation de plus de 80 % des espèces végétales. La valeur de ce service a été estimée en 2005 à 153 milliards d’euros, soit près de 10 % de valeur de la production alimentaire mondiale. Pour produire 1 kg de miel, une colonie d’abeilles aura visité près de 10 millions de fleurs et aura parcouru environ 40 000 km, soit le tour de la Terre. » Enfin, « pour aider les abeilles, il convient de proscrire l’utilisation de pesticides, de réserver un espace de son jardin qui ne soit pas tondu, ou alors uniquement l’hiver, de semer des espèces mellifères locales, de replanter des haies, de proposer des abris à insectes et de consommer du miel local. »
Renseignements sur l’association Mes Abeilles auprès de Jean-Marie Châtel au 06 79 81 98 98.

 

 

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