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Benoît Perrin, directeur de Contribuables Associés : « L’immigration coûte chaque année 60 milliards à la France. »

Le film de Contribuables Associés pour alerter les Français sur la dette publique dépasse le million de vues

C’est une initiative originale de Contribuables Associés : créer le premier documentaire en accès libre sur YouTube pour sensibiliser nos concitoyens sur la situation de la dette publique. L’association de défense des contribuables souligne qu’il s’agit d’un moyen efficace et accessible pour alerter les Français sur la catastrophe qui nous guette. Le thème est le suivant : « Imaginez un ménage dont les revenus mensuels sont de 2 000 € et qui dépense pourtant 2 600 €. Pour assurer son train de vie, il doit emprunter tous les mois à la banque. Cette situation ubuesque est celle que connaît notre pays depuis près de cinquante ans. » L’association rappelle que continuer à fonctionner avec plus de 30 % d’écart entre les recettes de l’État et ses dépenses, c’est endetter nos enfants, dépendre du bon vouloir des marchés financiers, amputer notre souveraineté et enfin gaspiller de l’argent en versant tous les ans des intérêts de plus en plus lourds. En un mois, ce film a déjà été visionné par plus d’un million de personnes.

Kernews : C’est une première, vous venez de réaliser un film, que l’on peut visionner sur YouTube, pour alerter les Français sur la dette publique. Quelle est votre démarche ?

Benoît Perrin : C’est une nouvelle arme que nous utilisons. Nous militons pour une gestion économe de l’argent public, donc nous faisons pression sur les décideurs pour qu’ils fassent attention à notre argent. Les outils traditionnels qui sont les nôtres, ce sont évidemment les passages médias, la publication d’un certain nombre de tribunes, des études inédites, comme celle sur le coût de l’immigration, le coût des agences de l’État et, demain, sur les propriétaires que l’on assassine. Nous tentons une nouvelle arme, à travers ce documentaire d’une heure 40, qui a été financé exclusivement grâce au soutien des donateurs de Contribuables Associés, afin de toucher le maximum de Français. En moins d’un mois, nous atteignons le million de spectateurs sur ce reportage, qui est édifiant et qui essaye de décrypter tous les mécanismes de dépenses de l’argent public.

Pourtant, à tous les échelons, le citoyen devient un consommateur d’argent public en réclamant une nouvelle piscine ou une nouvelle bibliothèque…

Nous racontons l’histoire d’un couple de dirigeants qui utilise notre argent n’importe comment depuis cinquante ans, car cela fait plus de cinquante ans qu’aucun budget n’a été voté à l’équilibre. Nos députés votent en permanence un budget en déséquilibre. C’est comme si un ménage qui gagne 2000 € par mois, dépensait chaque mois 2600 €. Cela fait cinquante ans que cela dure ! Face à cela, le ménage emprunte. Nos dirigeants votent le budget de la France de manière totalement irresponsable. De l’autre côté, on retrouve les hauts fonctionnaires qui reconduisent mécaniquement des politiques publiques, sans jamais évaluer leur pertinence ou leur efficacité. Le meilleur exemple, c’est la politique de la Ville puisque, depuis des dizaines d’années, on y consacre des dizaines de milliards d’euros chaque année, sans savoir si les aides sont réellement efficaces. D’ailleurs, on peut constater, quand on voit les récentes émeutes en France, qu’il y a lieu de s’interroger sur la pertinence de cette politique de la Ville. C’est un couple infernal avec un enfant, et l’enfant c’est le contribuable qui est toujours pressé comme un citron. Les pouvoirs publics jouent avec cela, car si l’on demande aux gens s’ils veulent une piscine supplémentaire, ou une médiathèque, les gens répondent favorablement. En revanche, si le même décideur explique qu’il va falloir payer 100 € de plus sur ses impôts, je ne suis pas convaincu que les administrés soient favorables à l’installation de cette piscine ou de cette médiathèque… Par un jeu d’opacité budgétaire, les dirigeants prennent des décisions sur le dos des contribuables et à la fin, c’est toujours le contribuable qui paye l’ardoise.

En ce moment, quels sont les combats que vous menez ?

L’avantage du film que nous venons de faire, c’est qu’il brosse toutes les problématiques qui sont liées à l’argent des Français. Il y en a quelques-unes sur lesquelles nous avons fait des études. Récemment, nous avons fait une étude sur le coût de l’immigration, en prenant très simplement les recettes liées à l’immigration et les dépenses liées à l’immigration. Je parle des coûts directs, mais aussi des coûts indirects : par exemple, le coût de l’immigration par rapport à la police, l’éducation ou l’hôpital. C’est une étude dont les résultats sont assez affolants. L’immigration coûte chaque année 60 milliards à la France. On peut comparer cela avec le budget du ministère de la Justice qui est entre 10 et 12 milliards par an. L’immigration rapporte évidemment, mais elle coûte davantage qu’elle ne rapporte. C’est un sujet fondamental que nous avons présenté à l’Assemblée nationale, face à une cinquantaine de députés de tous les partis, sauf la NUPES qui ne répond jamais, malheureusement, à nos invitations. Dans les semaines qui viennent, nous allons publier une étude sur les propriétaires que l’on assassine en ce moment. D’abord, on leur impose de plus en plus de normes, ensuite on les taxe de plus en plus. On a compris que le propriétaire devient la nouvelle cible du gouvernement pour récupérer de l’argent. Il y a tellement de déficits et de dépenses publiques, qu’il faut continuer à faire les poches de plus en plus profondément aux Français et le gouvernement s’acharne, depuis plusieurs années, sur les pauvres propriétaires qui sont considérés comme des nantis, alors que la plupart du temps ils possèdent simplement un petit appartement pour compléter leur retraite.

 

Écrit par Rédaction

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