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Guérande : inauguration de la Tour Sainte-Anne

À la suite de sa restauration au printemps grâce au concours des partenaires institutionnels, État, Département et Région, et grâce au mécénat de l’entreprise Lefevre, la tour Sainte-Anne est ouverte au public. Quatre mois de travaux ont été nécessaires pour la restauration de la maçonnerie, la restitution du plancher disparu, la pose de nouvelles huisseries, la mise en lumière et l’aménagement en vue de l’accueil du public. La restitution du plancher au 1er étage sur les corbeaux d’origine, donne aujourd’hui accès à l’intérieur de la tour depuis le chemin de ronde, l’occasion d’appréhender d’un peu plus près encore le système de défense passive et active de l’enceinte fortifiée.

La construction de la tour Sainte-Anne intervient tardivement à la toute fin du Moyen Âge, vers 1442-1458. Elle profite des dernières évolutions de l’architecture en réponse au perfectionnement des machines de guerre et au développement de l’artillerie à poudre : plan semi-circulaire, mâchicoulis, canonnières… Comme les autres tours de l’enceinte, elle participe à renforcer les points vulnérables des remparts que sont les angles et s’inscrit dans la stratégie défensive de l’enceinte urbaine. Haute de 12m et large de 10m de diamètre, elle se compose de 2 chambres de tir, une au RDC accessible depuis l’intra-muros et une autre au 1er étage accessible depuis le chemin de ronde. Toutes deux sont percées de deux archères- canonnières en quinconce afin de réduire les angles morts sans fragiliser la structure des murs. Le chemin de ronde à son sommet fait office de poste de surveillance, avancé et surélevé, offrant à une vue dégagée sur les alentours. Perdant sa fonction défensive, elle sera coiffée en 1850 d’une nouvelle toiture conique pour accueillir les pompes à incendie des pompiers dont l’ancienne caserne était située au niveau de l’actuelle résidence Balzac (ancienne place Sainte-Anne).

L’accès aux remparts est l’un des temps forts de la visite du château- musée de Guérande. Bien que le temps ait fait son œuvre et qu’une partie du chemin de ronde ait disparu, ce sont plus d’un tiers de linéaire, soit 485m de remparts, désormais ouverts au public. La restauration de la tour Sainte-Anne a ainsi permis la réouverture des 100m de portion entre la tour et la porte Vannetaise.

La visite des remparts complètera celle de la Porte Saint-Michel dont l’architecture à la fois défensive et résidentielle témoigne aujourd’hui encore du prestige et de la richesse de la ville au Moyen Âge. Porte d’entrée de la cité, elle fut tour à tour logis-châtelet au temps des Ducs de Bretagne puis des Rois de France, prison à la Révolution, Hôtel de Ville de 1815 à 1954 et musée à partir de 1928. Chargée de plus de 6 siècles d’histoire, elle est devenue le monument emblématique de Guérande offrant à la visite les seuls intérieurs de l’enceinte médiévale et une découverte de l’histoire et du patrimoine guérandais au travers l’exposition temporaire du musée.

Parcours de visite comprenant le monument, les remparts et l’exposition temporaire du musée. Du mardi au dimanche, de 10h à 19h – 6€ adultes, 4€ pour les 13-17 ans, 5€ étudiant et demandeur d’emploi, gratuit jusqu’à 12 ans inclus. Renseignements sur le site portesaintmichel.fr ou par téléphone au 02 28 55 05 05.

Écrit par Rédaction

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