Depuis cet été, la ville de La Baule a relancé la campagne de marquage « Ici commence la mer » aux abords des grilles d’eaux pluviales, afin d’alerter la population sur les risques de pollution de l’eau de mer via les saletés déversées dans ces grilles. Annabelle Garand, maire adjointe en charge de l’environnement, souligne que beaucoup de gens ignorent encore que ces installations sont directement reliées à la mer : « Ces grilles d’évacuation des eaux pluviales vont directement, ou presque, parce qu’il y a un filtre en sable, dans notre océan. On est, hélas, trop souvent confronté à la présence de déchets en tous genres, notamment des mégots, des plastiques, et aussi des masques, qui sont négligemment jetés dans ces grilles, et qui vont directement polluer notre océan. C’est pour cette raison que nous avons décidé de relancer la campagne « Ici commence la mer » qui a été initiée il y a deux ans, via Cap Atlantique, à travers une vingtaine de plaques qui ont déjà été posées ». Cette sensibilisation s’exerce sous la forme de marquages provisoires aux abords d’une centaine de grilles : « L’initiative que nous venons de prendre est un peu rapide puisque, à l’aide d’un pochoir et d’une peinture biodégradable à la craie, nous avons peint le message « Ici commence la mer » sur une centaine de grilles d’évacuation des eaux pluviales que nous avons jugées stratégiques pour informer les passants que, lorsque l’on jette quelque chose dans une grille, cela va directement dans l’océan ». La municipalité voulait être opérationnelle dès cette saison : « Nous sommes sur une action rapide en raison de l’affluence touristique importante. Nous avons obtenu l’autorisation de Cap Atlantique pour réaliser ces messages et nous allons ensuite relancer la commande de plaques définitives que nous installerons dans un second temps. Il y a quand même 6000 grilles d’évacuation sur la commune et il n’est pas question de toutes les équiper. Nous travaillons d’abord sur les zones touristiques et nous irons ensuite vers les quartiers d’Escoublac et du Guézy ». En conclusion, Annabelle Garand tient à rappeler : « Tout est assez complexe et tout se relie. Nous avons chacun notre part de responsabilité pour prendre les bons réflexes. L’eau est un bien rare et fragile, et la gestion de l’eau au niveau de notre commune est aussi complexe, parce qu’elle est déléguée au niveau de plusieurs administrations ».

Annabelle Garand, maire adjointe en charge de l’environnement, sur Kernews

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