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Le maire de La Baule, Franck Louvrier, dresse le premier bilan de la saison en matière de fréquentation touristique et de sécurité

Lors de la séance du Conseil municipal du 29 juillet dernier, Franck Louvrier, maire de La Baule, a présenté les premiers constats sur la saison estivale en matière de fréquentation touristique et de sécurité. S’agissant du tourisme, a-t-il déclaré, « le bilan est déjà des plus satisfaisants, sachant que nous n’avons pas encore passé la période la plus forte, la première quinzaine d’août. Pratiquement à mi-parcours de la saison, nous enregistrons sur la presqu’île le même nombre de nuitées que les années précédentes, à savoir 1,4 million, mais le nombre d’excursions est nettement plus important, 1,1 million. C’est une progression de + 16 % par rapport à l’année passée, et surtout de + 22 % par rapport à 2019. S’agissant des locations saisonnières, le taux d’occupation sur la période du 9 au 29 juillet est de 72 % sur les 15 communes de CAP Atlantique, alors qu’il n’était que de 65 % du 4 au 24 juillet 2020 et seulement, si l’on peut dire, de 55 % du 6 au 26 juillet 2019. Cette évolution importante traduit parfaitement le développement de l’attractivité touristique de notre territoire. Bien évidemment, la météo exceptionnelle que nous avons connue dès le commencement de la saison estivale associée au « pont » du 14 juillet a entraîné la progression du nombre des visites et la forte augmentation des excursions, avec un pic de fréquentation le samedi 16 juillet ».

En ce qui concerne l’aspect sécurité, le maire estime que le bilan est plutôt satisfaisant pour le moment, car « incivilités et petite délinquance sont contenues dans l’ensemble ». Ainsi, toutes les tentatives de « projets X » ont été déjouées, « ces rassemblements improvisés de jeunes sur la plage via les réseaux sociaux avec les débordements qui en découlent. » Bien sûr, a-t-il poursuivi, « la plage connaît toujours son lot d’incivilités comme les déchets abandonnés sur place, ou la musique trop forte, j’en passe et des pires. Nous mettons tout en œuvre pour les limiter, par la pédagogie, la prévention et au final par la sanction. Le nombre de verbalisations est ainsi en augmentation : il ne s’agit pas de faire du tout répressif, mais de faire comprendre qu’à La Baule-Escoublac il y a des comportements que nous n’acceptons pas ». En fait, « le seul problème conséquent que nous ayons eu à déplorer aura eu lieu dans la foulée du 14 juillet, où de petits groupes de voyous s’en sont pris aux forces de l’ordre. Il n’y a sans doute pas de hasard, puisqu’à mon grand regret la compagnie de CRS positionnée en renfort à La Baule, a été rappelée ce soir-là à Nantes ».

Franck Louvrier a par ailleurs évoqué « l’irruption de convois de gens du voyage fin juin et au tout début juillet » car, a-t-il expliqué, « malgré les précautions que nous avions prises, l’un d’eux, constitué d’une quarantaine de caravanes, s’est installé par effraction sur le terrain de foot du complexe Alain Burban à Escoublac, où il est resté trois semaines, sans trop de désordre. Un second convoi a été plus compliqué à gérer. Composé de plus de 150 attelages, il a surgi un dimanche en fin d’après-midi et a complètement bloqué la Route Bleue et l’accès à Escoublac. Pour éviter que la situation ne dégénère, nous avons préféré composer et leur laisser l’accès à un terrain jouxtant l’aérodrome. Et plutôt que de les laisser gaspiller l’eau des bornes incendie ou faire des branchements électriques illégaux, au risque de déclencher des feux ou une panne générale à l’aérodrome, nous avons effectué des branchements sécurisés. C’est dommageable, mais c’est le prix à payer pour garder le contrôle de ce genre d’occupations illégales. Bien sûr, dès leur arrivée, nous avons lancé toutes les procédures juridiques dont nous disposons pour les faire expulser, le recours à la force publique étant notre seule solution. Malheureusement, la loi est ainsi faite qu’il faut attendre deux semaines avant que l’autorité préfectorale puisse demander leur expulsion. Dès leur départ, nous avons pris de nouvelles dispositions pour mieux sécuriser ces deux lieux ainsi que tous les sites sensibles de la ville ».

Il faut savoir que le site de l’aérodrome est périodiquement occupé depuis plus de trente ans et Franck Louvrier a trouvé une parade : « J’ai décidé de prendre une mesure radicale afin que cela ne se reproduise plus à l’avenir. Situé au sud à proximité du Manège des Platanes, il appartient au SIVU de l’aérodrome et il est soumis aux impératifs de la Direction Générale de l’Aviation Civile : constructions ou plantations y sont interdites. En revanche, une Autorisation d’Occupation Temporaire va être signée avant la fin de l’année avec le Manège des Platanes, dont le gérant est justement à la recherche de pâturages pour ses chevaux. Ces équidés vont donc dorénavant occuper ce terrain, y empêchant de fait toute future intrusion de gens du voyage ».

Écrit par Rédaction

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