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Les résidents secondaires choqués de certains dérapages racistes

De nombreux résidents secondaires n’acceptent pas la polémique sur leur présence sur le littoral en période de confinement. Le 17 avril dernier, sur l’antenne de Kernews, François, résident secondaire à Mesquer, a poussé un coup de gueule en rappelant que le territoire de la République est indivisible et que tout citoyen français est libre d’habiter où il veut sur le territoire national. Des propos confirmés par le bâtonnier de Saint-Nazaire, Bruno Denis, le 21 avril dernier sur l’interprétation de la notion de domicile par la loi.

La publication du témoignage de François a entraîné de très nombreux dérapages sur la page Facebook de Kernews ou dans les commentaires et beaucoup d’auditeurs ont estimé qu’il s’agissait de propos racistes du style : « Ces Parisiens n’ont pas à venir avec leurs microbes, ils doivent retourner chez eux, nous sommes chez nous en Bretagne… » Un auditeur invite à réfléchir en posant le débat : si vous remplacez « Parisiens » par « Algérois » (habitants d’Alger) ou « Dakarois » (habitants de Dakar) ou de n’importe quelle autre ville imaginez le tollé que cela ferait !

Lundi 27 avril, dans la libre antenne, le témoignage de Francis.

Francis est résident secondaire et il était venu à La Baule pour voter : « J’avais prévu de longue date de passer une semaine à La Baule au cours de cette période et, entre les deux tours, il y a eu cette affaire de confinement et je ne me voyais pas repartir à Paris ou dans le Berry, où j’ai ma maison de famille, d’autant qu’il n’y avait plus de train. Donc, je me suis retrouvé confiné légalement, comme en témoignent les registres de vote de La Baule. Je suis Parisien, le télétravail n’a pas été inventé le jour du confinement et beaucoup de gens alternent entre des périodes de travail et des périodes de vie dans leur maison de famille ou de vacances ».

« Aujourd’hui, il n’y a plus qu’à l’égard des Parisiens, ou d’un critère géographique interne à la France, que s’exerce ce racisme parce que les mêmes personnes seraient les premières à fustiger toute mise en cause d’étrangers »

Francis ne cache pas son indignation face à la polémique sur la présence des résidents secondaires : « Il y a aussi un aspect d’envie, car, quand je lis dans la presse régionale, les propos contre Geoffroy Roux de Bezieux à qui l’on fait un procès d’intention parce qu’il s’est confiné au Croisic, mais il va parfois à Paris, en raison de ses responsabilités syndicales, je trouve cela très étrange, c’est plutôt l’envie ou la jalousie qui fait réagir certaines personnes. » Francis dénonce aussi une forme de racisme : « Aujourd’hui, on prend des gants pour raconter des faits qui sont avérés, dans le domaine de la criminalité ou du non-respect du confinement, mais, quand c’est un Parisien, on peut tout dire. » Il ajoute : « Aujourd’hui, il n’y a plus qu’à l’égard des Parisiens, ou d’un critère géographique interne à la France, que s’exerce ce racisme parce que les mêmes personnes seraient les premières à fustiger toute mise en cause d’étrangers et ce serait aussitôt qualifié de xénophobe et ce serait aussitôt dénoncé auprès des ligues de vertus. Mais, pour fustiger les Parisiens, il n’y a pas de problème ! »

Cette polémique pourrait inciter les Parisiens à aller ailleurs lors des prochaines vacances : « Cela laisse un certain malaise, nous sommes confinés avec nos petits-enfants […] Nous entendons parfois des gens qui font des réflexions quand nous nous promenons avec nos petits-enfants dans les rues… Je n’ose même pas mettre de bermuda pour me déplacer puisque j’ai lu dans Ouest-France que le bermuda était le signe du parisien qui se croit en vacances. Vous voyez à quel niveau de ridicule nous sommes tombés dans cette affaire. Je rappelle que les résidents secondaires payent des impôts locaux ! » Heureusement, Francis estime que ce comportement est quand même minoritaire et que de nombreux commerçants sont contents que les habitués de la presqu’île soient venus.

Écrit par Rédaction

3 Commentaires

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  1. Attention,
    certes je suis d’accord que sur la forme, il y beaucoup d’excès dans les mots. Cependant, les témoignages de résidents secondaires ne représentent qu’une part de ces petits délinquants migratoires qui se trouvent une bonnes raison.
    Pourriez vous avoir le témoignage de résidents secondaires avec regroupement familiale…??
    Je suis désolé, mais je ne trouve aucune excuse à certains où visiblement 3 voir 4 générations sont présentent à la maison… Ce concept de regroupement familiale est interdit….. DANS TOUTE LA FRANCE…
    Mais bon, admettons-le, dans leur grande générosité, les parisiens ont la profonde et sincère générosité d’aider les pauvres provinciaux qui (malgré les presque 200 000 habitants en presqu’ile) n’ont rien pour vivre le reste de l’année.
    La presqu’ile fait partie de la campagne : petits salaires, pas d’hôpitaux, pas d’évènements culturels, pas de patrimoine, de gastronomie. C’est tout juste s’il savent lire…. Heureusement que les beaux et gentils parisiens sont là pour représenter la FRANCE….
    Même si la plus part des mauvaises décisions sont prises par eux…GRANDE CENTRALISME DE LA MATIÈRE GRISE OBLIGE. Le bouseux de province ne comprennent rien à la grande solidarité parisienne…

  2. Les résidents secondaires paient même jusqu’à 160 % de la taxe d’habitation des résidents permanents. N’est-ce pas, heureux Nazairiens ?

  3. Bonjour Kernews,
    Je vous félicite pas sur la censure exercée.
    Aucun commentaire…. vous êtes réellement sérieux ?
    Je pense plutôt que de nombreux lecteurs sont choqués par cet article. Oser comparer des propriétaires parisiens à des « migrants » victime de racisme… Cette tentative pour nous arracher une larme et nous apitoyer sur le pauvre sort de pauvre parisien en regroupement familial ne vous sert par. Ce n’est pas parce que quelques uns étaient présents pour le vote, que leur arrivée pendant la période de confinement est morale…
    Quand le premier ministre disaient hier qu’il avait confiance dans le civisme des français, je dis OK pour la plus part, mais zéro pour ceux qui ne l’ont pas été depuis le 17 mars et qui sont venus sur notre côte.

    Bien à vous

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