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Libami : une association pour aider les enfants du quartier le plus pauvre de Beyrouth

Beyrouth est une ville sinistrée depuis les explosions du 4 août dernier. De très nombreuses familles ont tout perdu. Il y a des milliers de blessés et des centaines de milliers de personnes à reloger. Le pays a plus que jamais besoin d’aide et la main du Liiban est naturellement tendue vers la France. L’association Libami n’a pas été été créée pour la circonstance, car elle existe depuis 1975 à Cholet. Elle entend se développer sur la presqu’île, puisque la fondatrice de cette structure, Élisabeth Boussion, s’est installée à La Baule il y a quelques mois et son cousin, Jacques Bodet, qui est également à l’origine de Libami, habite au Pouliguen. Au départ, l’oncle de Jacques, qui s’appelait aussi Jacques Bodet, était Père Blanc au Liban : « Il a passé toute sa vie au Liban et, à la fin de la guerre, en 1975, il nous expliquait qu’il y avait des besoins énormes. Nous avons décidé d’envoyer du matériel et des dons. Nous avons commencé très modestement et c’est seulement en 1986 que nous nous sommes constitués en association. Une structure parallèle a également été créée à Beyrouth ». Certes, le Liban n’a pas la réputation d’être un pays pauvre, mais son image de « Suisse du Moyen-Orient » ne correspond pas à la réalité, indique Élisabeth Boussion : « Il y a toujours eu des régions et des quartiers très pauvres avec des gens qui vivent dans la misère. Nous concentrons notre action sur Nabaa, qui est l’un des quartiers les plus pauvres de Beyrouth, et nous avons des assistantes sociales qui sont à notre charge pour aider des familles très pauvres qui vivent dans des pièces minuscules. On ne se rend pas compte de toute cette pauvreté quand on passe à Beyrouth, parce qu’il y a des quartiers luxueux à quelques centaines de mètres… Bien avant cette tragédie, la situation était déjà dramatique en raison de l’inflation, au point que les Libanais ne pouvaient même plus retirer de l’argent de leur propre compte bancaire ».

Développer l’association à La Baule.

Libami permet à des enfants d’aller à l’école et de se nourrir correctement, en leur offrant un repas par jour. L’école publique étant sous l’influence du Hezbollah, il est nécessaire d’aider les élèves à aller dans des établissements semi-privés ou privés. Élisabeth Boussion précise : « Nous accompagnons plus de 300 familles. Nous sommes totalement apolitiques et nous ne faisons pas de distinction entre les musulmans et les chrétiens. Ce qui est formidable, c’est que des enfants que nous avons aidés il y a vingt ans viennent aujourd’hui aider d’autres enfants ». L’association envoie environ 100 000 euros chaque année au Liban pour aider à la scolarisation des enfants et les sources de revenus sont diverses, essentiellement les parrainages, puisqu’une centaine de familles parrainent un enfant en restant en contact toute l’année avec lui, et il y a aussi les dons et les ventes caritatives lors de manifestations. Élisabeth Boussion et Jacques Bodet souhaitent maintenant rassembler les habitants de la presqu’île dans leur engagement pour soutenir les enfants du Liban. Le développement de l’association passerait par l’organisation de réunions, d’échanges culturels entre les enfants de Beyrouth et des écoles locales, à travers une exposition de dessins croisés, mais aussi par la vente de produits libanais lors des manifestations locales. Par exemple, l’association fait travailler à Beyrouth un atelier de chocolat qui est composé exclusivement de mamans, et ce chocolat est importé puis vendu lors des marchés de Noël. En attendant, la priorité est évidemment de récolter des dons (l’association est agréée pour délivrer un reçu de déduction fiscale) car, depuis l’explosion, la situation est devenue encore plus dramatique dans les quartiers pauvres.

Pour contacter Élisabeth Boussion : 06 22 64 15 69 ou zaboussion@gmail.com


Christine Blanc

Installé au cœur de la baule depuis plus de 20 ans, le salon de coiffure Christine Blanc vous accueille dans une ambiance chaleureuse et conviviale entièrement dédiée à la beauté et au soin du cheveu. Composéd’un étage, il vous propose au sein d’un espace privilégié, consacrénotamment à la métamorphose du cheveu, de répondre aux exigences des client(e)s souhaitant profiter d’un moment de tranquillité et de relaxation.

Christine Blanc, 154, avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny, 44500 La Baule-Escoublac. Téléphone : 02 40 11 05 11. Lien vers le site de Christine Blanc.


 

Écrit par Rédaction

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