La Baule+
16 // Décembre 2020 L a ville de La Baule a décidé de lancer sa propre place de mar- ché « Jachetealabaule.fr » afin d’avoir la maîtrise du dé- veloppement de la marque et de proposer davantage de services, notamment en back-office, par rapport à d’autres places de marché. Laurence Briand, maire ad- jointe au développement éco- nomique, à l’attractivité et au tourisme, précise : « Ce n’est pas un outil de confinement, car l’objectif est d’accompa- gner la transformation digi- tale de nos commerçants. En Allemagne, 72 % des commerces ont un site. En France, c’est 37 %, seulement 9 % ont un site marchand et, à La Baule, on divise les chif- fres par trois ! » Un véritable bouleversement des comportements d’achat Pourtant, « il y a eu un véri- table bouleversement des comportements d’achat, qui était antérieur au confine- ment, une tendance qui n’a fait que s’exacerber pendant le confinement. Si nos commerçants baulois ne prennent pas ce tournant du digital, ils se mettent du- rablement en danger. » Lau- rence Briand ajoute : « Il ne faut pas confondre l’esthé- tisme du site et son efficacité. La ville de La Baule lance sa place de marché : Jachetealabaule.fr Il faut de la simplicité, un site bien référencé et une communication permanente pour inciter les clients à aller sur la boutique digitale. Nous avons fait le choix d'avoir une place de marché très intuitive et très plai- sante, et nous formons aussi nos commerçants à cette culture du digital et des ré- seaux sociaux, avec des ren- dez-vous individuels avec chaque commerçant et des formations. » Il a fallu un peu de temps pour lancer la place de mar- ché bauloise car, indique-t- elle, « nous avons mis en place le système de paiement Lemonway que l’on retrouve sur les meilleures places de marché. Il a fallu des auto- risations bancaires et toute une procédure administra- tive » . La ville vient de recruter des animateurs numériques pour aider les commerçants La ville vient de recruter des animateurs numériques pour aider les commerçants à créer leurs rayons et LaurenceBriand souligne : « Les commerçants sont des spécialistes de lavente en magasin, mais ce ne sont pas des informaticiens. Dans nos critères de choix, il y a eu la facilité d’utilisationduback- office et nous avons un outil très intuitif et très plaisant. Tous les retours des commer- çants vont dans ce sens. L’autre critère de choix de cette place demarché, c’est le coût. Toutes les places demarché prélèvent un pourcentage sur le chiffre d’affaires du commerçant et nous observons des taux qui varient entre 5,5 et 15 %. Or, chez nous, ce sera 0% ! C’est la raison pour laquelle nous avons décidé de financer la place de marché sur plusieurs années. Ce sont des coûts très importants. C’est un véritable acte politique. Nous voulons aussi générer un acte citoyen, car on observe que 70 % des consommateurs sedisent prêts à soutenir les commerçants lo- caux et les produits locaux. Nous voulons capitaliser sur cet aspect en leur offrant un outil pour les soutenir. » Laurence Briand : « Nous avons décidé de financer la place de marché sur plusieurs années. Ce sont des coûts très importants. » A près avoir obtenu le label « Terre de Jeux 2024 » décerné par le Comité d’organisation des Jeux olympiques, la ville de La Baule a également postulé pour que ses équipements sportifs puissent accueillir les délégations du monde en- tier en 2024. La candidature a été validée à la plus grande satisfaction de Franck Lou- vrier, maire de La Baule, qui explique : « C’est une étape essentielle pour nous per- mettre de participer à cette manifestation, qui est sans doute la plus grande mani- festation au monde, et il y a donc une partie de prépara- tion pour les équipes natio- nales qui vont se répartir dans toute la France sur des lieux qui pourront les ac- cueillir de façon perfor- mante, à la fois sur le plan des équipements, comme ce- La Baule : Terre de Jeux 2024, Centre de préparation des Jeux olympiques et bientôt partenaire du Championnat du monde de rugby lui de l’hébergement » . Ainsi, « La Baule pourra accueillir des équipes sportives. Nous avons passé des tests, nos différentes infrastructures ont été étudiées par toutes les équipes organisatrices et nous pourrons obtenir des équipes de basket-ball, de handball, d’athlétisme, de football et de tennis. Ce sera pour nous un rayonnement international, mais aussi une force pour permettre à toutes nos associations de se mobiliser dans cette op- tique». On ne trouve pas de disciplines liées à la mer, car le Comité d’organisation des J.O. a décidé que celles-ci se dérouleraient à Marseille : «Ils ont fait le choix de la Méditerranée parce qu’il n’y a pas de marées et parce qu’il y est plus facile de s’en- traîner. La discipline du surf sera à Tahiti. L’Atlantique n’a pas été considéré comme terre d’accueil pour les sports nautiques, mais nous aurons en compensation de très belles disciplines » pré- cise Franck Louvrier. Concrètement, les équipes du monde entier des disciplines concernées auront dans leur catalogue le choix d'aller s’en- traîner à La Baule : « La Baule est une ville attractive et je pense que nous aurons de nombreuses équipes na- tionales. Tout le monde ne pourra pas venir à La Baule, évidemment, mais je pense que sur nos différents complexes et stades, nous pourrons accueillir pas mal de sportifs » ajoute Franck Louvrier. Ce sera un formidable outil de promotion pour la ville : «Toutes les équipes sont mé- diatisées et, quand vous avez une équipe de basket d’un pays, par exemple, le pays médiatise énormément son équipe, donc les répercus- sions sont immédiates. Nous avons la chance d’avoir des sports très importants et je suis content que La Baule re- trouve ses lettres de noblesse, notamment autour du tennis olympique ». Par ailleurs, Franck Louvrier travaille également pour que la ville soit partenaire du Championnat du monde de rugby : « Je suis au conseil d’administration de France 2023, qui est le Championnat du monde de rugby, et j’es- père que La Baule sera aussi une ville d’accueil pour des équipes de rugby. Ce sera une manifestation très impor- tante. Notre équipe de rugby est en pleine croissance à La Baule. C’est une discipline es- sentielle au niveau inter- national et je pense que nous aurons sans doute de bonnes nouvelles dans les semaines à venir pour le Championnat du monde de rugby ».
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