La Baule+
Décembre 2020 // 23 suis avant tout un artiste, et c’est d’abord le ressenti qui va jouer. Pour moi, ce n’est pas un frein que d’être séparé de mon pays pendant une longue période, puisque j’apprends constamment. Bali est l’un des chakras de la Terre Parlez-nous de Bali… On dit que Bali est l’un des chakras de la Terre, on y laisse toujours un peu de soi-même, c’est l’île des dieux, c’est un endroit où les gens sont d’une gentillesse difficilement éga- lée... On ne peut être qu’émer- veillé par leur culture et par leur raffinement. C’est unique au monde. J’étais récemment à l’île Maurice, on m’a dit que la population était hindouiste à 75%, mais je n’ai rien trouvé de commun avec l’Indonésie. L’hindouisme à Bali est l’un des plus évolués et aussi l’un des plus ancestraux, car il a gardé sa tradition d’origine. C’est pour cela qu’il est aussi puissant. J’ai fait les plus célèbres émissions de télévision en Indonésie Toute l’Indonésie vous connaît, puisque vous êtes une star de la chan- son là-bas… Ce n’est pas un métier, c’est une passion ! J’utilise des mélodies qui ne m’appar- tiennent pas, donc je n’ai ja- mais monétisé mes presta- tions. Les rares fois où j’ai pu avoir un cachet, j’ai in- sisté pour le donner à des as- sociations. J’ai fait les plus célèbres émissions de télévi- sion en Indonésie, je suis passé trois fois dans l’émis- sion du Michel Drucker in- donésien et, ce qui leur a plu, c’est le métissage culturel. J’ai voulu leur faire connaître les grandes mélo- dies des années 70, c’est quelque chose d’indétrô- nable. Claude François est mon artiste de prédilection et, de fil en aiguille, les choses se sont enchevêtrées, à partir d’un karaoké à Ja- karta, tout est parti de façon incroyable. Je remercie Dieu, Claude François aussi, parce qu’un jour il est venu me voir dans un rêve en me disant qu’il était de tout cœur avec moi. Je n’ai pas voulu ré- écrire les paroles originales, j’ai gardé la musique, mais j’ai quand même apporté une touche avec des instru- ments locaux, en faisant aussi une pointe de person- nalisation pour le public in- donésien. Un jour, la télévi- sion indonésienne a clôturé le journal de 20 heures avec mon clip. Finalement, les Indoné- siens ont découvert Claude François et Plas- tic Bertrand, que vous interprétez aussi… Pour eux, la France, c’est Paris, les monuments, le ro- mantisme et les grandes marques de parfums… Je suis arrivé comme un ovni. Ensuite, cela leur a permis de connaître Claude Fran- çois et j’ai même eu un re- portage sur la BBC. Mais maintenant, je suis passé à autre chose ! J’ai quand même fait deux films indo- nésiens, dont un où je jouais mon propre rôle. Comment voyez-vous la France aujourd’hui ? Je suis amoureux de la France et surtout amoureux de La Baule ! Un jour, je voudrais être maire de La Baule ! Je suis d’une vieille famille bau- loise, Renou Pâtissier, c’était une institution pendant des années. C’est mon oncle. Je suis très attaché à La Baule. Je reviens dès que je peux, je peux difficilement m’en pas- ser. En partageant ma vie en- tre Bali et La Baule, je suis l’homme le plus chanceux au monde ! Propos recueillis par Yannick Urrien. François-Xavier Renou : « Claude François est venu me voir dans un rêve en me disant qu’il était de tout cœur avec moi ! »
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