La Baule+
24 // Décembre 2020 B on, faisons un point. Voyons un peu comment organiser notre Noël et notre fin d’an- née, puisqu’il est hors de question que cela se déroule comme les fois précédentes. Les autorités compétentes - je voulais dire autorisées, le terme « compétentes » m’a échappé - n’ont eu de cesse de nous le seriner. Il faudra, cette année au moins, se res- treindre. Par exemple, inutile de s’imaginer s’évader en al- titude au moyen de remon- tées mécaniques pour aller beugler à tue-tête « étoile des neiges » la nuit de la Saint- Sylvestre. Interdit, verboten ! Remarquez, du côté de la Beauce de même qu’ici, en Presqu’île, on s’en fout un peu. Pas question non plus d’être plus de six à table, n’en déplaise aux valeureuses vo- lailles de concours que sont les dindes pour dix. Pour elles, cette année c’était ou bien se contenter de la per- formance en demi-teinte à six portions ou au contraire faire dans l’exploit, l’exceptionnel et atteindre le summum de la dinde hors catégorie, celle pour douze. Soit deux repas de fêtes pour une tablée ré- glementaire constituée d’adultes puisque, cette an- née, les enfants ne comptent pas. Des enfants qui ne comptent pas à Noël, cela aussi est plutôt inédit. En re- vanche, il n’est pas précisé si ces charmants bambins ont droit à la dinde ou pas. S’ils y ont droit, la dinde pour huit ou dix conserve toutes ses chances, alors que celle pour six risque de faire figure de carême. Pas facile d’y voir clair. Je pense qu’un décret devrait rapidement lever l’ambiguïté. Humeur ➤ Le billet de Dominique Labarrière Le blues de la dinde À l’occasion des 50 ans de la création du Parc naturel ré- gional de Brière, les Éditions 303 publient un ouvrage qui retrace l’histoire, jalonnée d’essais, d’échecs et d’avancées, de concer- tations et de confrontations, de cette formidable aventure collec- tive. La journaliste Pascaline Vallée, qui a rédigé les textes de ce livre, rappelle que l’homme a fait beau- coup pour façonner ce parc : « Cela fait même partie du concept d’un Parc naturel régional qui, contrai- rement aux Parcs nationaux, prend en compte la présence de l’homme et de son épanouissement en ayant un travail sur place » . De la genèse du Parc à ses actualités marquées par de multiples engage- ments, Pascaline Vallée retrace les enjeux et l’évolution des perspec- tives du deuxième plus grand ma- rais de France : « Quand on s’ar- rête, on découvre la flore et l’espèce animale. J'ai appris beaucoup de choses sur la structure même du parc qui n’est pas forcément visible au premier abord. Ce qui m’a le plus impressionnée, c’est la diver- sité, car on peut penser que c’est assez uniforme, mais finalement c’est assez différent, avec des pay- sages surprenants que l’on ne soupçonne pas. C’est ce qui est étonnant quand on va en Brière, on a l’impression d’entrer dans un autre monde, parce que tout a été préservé par rapport à toutes ces zones quasi urbaines qui ont défi- guré le territoire et l'on se retrouve dans une zone très naturelle. Mais il y a une vie avec des gens qui partent travailler ou qui travaillent sur place » . Selon Pascaline Vallée, le contraste est saisissant avec la côte et le bas- sin industriel de Saint-Nazaire : « Tout autour s’étale le gris des zones touristiques et industrielles, car la côte a été pas mal détruite avec l’arrivée des touristes. Du côté de Guérande, on a su préserver des zones vertes avec les marais sa- lants, mais je trouve que le gris reste quand même assez dominant sur la côte ». « Brière » de Pascaline Vallée est publié aux Éditions 303. Un livre pour l'anniversaire des 50 ans du Parc de Brière en teuf à l’extérieur ou pas en teuf, etc, les boules, ils les ont déjà. » Et c’est bien vrai qu’à force de nous abreuver de leur science hautement balbu- tiante, ils nous les ont effecti- vement mises, les boules. Désormais, ils sont passés à autre chose : le vaccin. Vous avez vu un peu ! Depuis Pas- teur, on nous racontait qu’il fallait des années pour mettre au point un vaccin et presque autant pour démêler s’il ne guérissait pas d’un truc pour nous faire crever plus sûre- ment d’un autre. Les effets in- désirables, les effets secon- daires, comme ils disent. «Ci-gît Onésime Dugommier mort des suites d’effets secon- daires autant imprévus que regrettables. » Épitaphe im- probable, bien sûr. Trop in- convenante. Eh bien, mes chers amis, en à peine douze mois voilà qu’on en a du vac- cin ! Il nous en tombe de partout. Du qu’on congèle, du qu’on ne congèle pas, du qui marche mieux à demi-dose qu’à dose entière, etc. À croire qu’au Noël de l’an passé, le best-seller des jouets commandés au Père Noël était la panoplie du parfait pe- tit chimiste. Cela dit, j’ignore si une telle célérité est de na- ture à rassurer. Justement, afin que nous ne sombrions pas dans la plus profonde per- plexité à ce propos, monsieur le Président de la République a pris soin de bien préciser qu’il ne rendrait pas la vacci- nation obligatoire. Dont acte. Sauf que si, arguant du sacro- saint principe de précaution, les organisateurs de France et de Navarre de concours de belote ou de cache-tampon, pour ne citer que ceux-là, exi- gent un certificat de vaccina- tion à l’entrée, ledit vaccin sera bel et bien devenu obli- gatoire dans les faits. En at- tendant probablement l’an- née prochaine où ce seront alors les dindes elles-mêmes qui devront produire un tel certificat avant d’être admises à nos tables. Unmagnifique Noël et de très belles fêtes de fin d’année à toutes et à tous. Labarrière en liberté Retrouvez le philosophe et écrivain Dominique Labarrière et Fabienne Brasseur, du lundi au vendredi, entre 9h10 et 9h30, sur Kernews 91,5 FM Rediffusion le samedi entre 8h et 10h Un peu comme cela s’est pro- duit pour la vente de sapins de Noël. Elle était interdite, puis elle ne l’a plus été, cela par la magie d’un décret. Il a fallu tout de même que quelque cinq ministres s’en mêlent, apposant leur signa- ture. Remarquez, l’interdic- tion partait d’un bon senti- ment. Du côté du haut conseil scientifique, on avait raisonné avec pertinence sur la ques- tion : « À cause de cette fou- tue pandémie, estimèrent ces sommités, ça sent déjà suffi- samment le sapin comme ça dans les Ehpad et chez les personnes âgées sans aller faire de provoc’ et en rajouter en autorisant la vente ». C’était bien pensé. Rien à re- dire. De même, le commerce des boules était quasi prohibé. Un marché noir d’ailleurs se met- tait en place dans les quar- tiers. Deux doses de shit pour une boule dorée avec perlage neigeux. Quatre doses pour l’étoile brillante. Cela nous mettait la cote de la guirlande lumineuse à des niveaux qu’il serait indécent de mentionner ici. Précisions : le raisonne- ment était le même de la part du haut comité scientifique que pour le sapin : « Depuis bientôt un an qu’on leur ra- conte tout et son contraire sur le virus, sur les masques, sur les tests, sur la transmission dans la rue ou pas dans la rue, en famille ou pas en famille,
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