La Baule+

28 // Décembre 2020 !"#$%& '()*+ ,(-).' /0122. 30*4 ,(-).' 50122 '()*+ ,(-).' 30*4 !"#$%"$&'(( )('*+ +,-+ ./ (*'() +,*) /0 )/'0( (,.) -)'(- 123"$&'(- )-'0( +,+) /4 (*'+5 +,.+ 5* )5'0- (,-+ -('). 6&32#78"'(0 )0'(0 +,/+ 54 (+'*- +,5) 40 )4'-4 ),4+ -('+5 9:#$&'(* )0'+0 +,4) 4. 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(.'+) +,+) /5 (('(- (,*) -0'-- =":$&'0( )*'+5 +,.+ /4 (/'-+ +,+) 5) (('+) (,0) <<'<< >?@AB';BC D?11B';BC Horaires des marées Hippocrate, réveille-toi ! Ils sont devenus fous… Avant de quitter cette terre - il est décédé le 13 septembre - BernardDebré avait donnéune interview à la Revue des deux mondes. Chef duService d’uro- logie à l’hôpital Cochinpendant 25 ans, ancienMinistre, ancien Député, Bernard Debré est in- terrogé sur la crise sanitaire qui met notre pays à genoux. Les principaux acteurs de la crise sont successivement évoqués. A tout seigneur, tout honneur! Le Président de laRépublique? «EmmanuelMacron est là de- puis trois ans […]. Il n’a rien fait pour préparer la France à une épidémie ». Madame Bu- zyn ? Son comportement a été « lamentable ». « On ne quitte pas le navire en pleine tem- pête!». Olivier Véran ? « Il n’a pas arrêté de mentir », sur les masques, sur les tests, sur les écouvillons. Le Comité scienti- fique ? Il aurait dû recomman- der immédiatement le port du masque, « les pays d’Asie en ont prouvé l’efficacité ». Sur la gestion de la crise, le regard de Bernard Debré est sévère. Il la qualifie de« lamentable», pose la question qui fâche : « Pour- quoi la France a-t-elle eu un tel nombre de morts ? » Et dé- nonceune«autrepart d’ombre du dossier : la dépendance des médecins aux laboratoires ». Interrogé sur le Professeur Raoult et son traitement à base de chloroquine, BernardDebré estime que la polémique sur ce sujet était malvenue. « Intel- lectuellement, cette campagne contre lui était d’une malhon- nêteté épouvantable ». Mal- honnêteté épouvantable ? Que dirait-il aujourd’hui, alors que le pouvoir, par l’entremise d’instances de santé qui sont dans samain, vient d’annoncer le retrait de l’utilisationde l’hy- droxychloroquine à l’Institut du Professeur Raoult ? Dans une lettre au Ministre de la santé, le Président de la région Sud, RenaudMuselier, attire « confraternellement » son at- tention - onest entremédecins! - sur le fait que « les équipes de cet Institut exceptionnel ne pourront plus soigner les pa- tients selon ce protocole appli- qué depuis mars 2020 ». Et il le met devant ses responsabi- lités : « Est-ce à dire que vous choisissez de priver des méde- cins de faire leur devoir, de soi- gner des patients ? » Tout au long de cette pandémie, on a dénombré beaucoupmoins de morts à Marseille que dans d’autres régions du pays. Les chiffres, comme toujours, parlent d’eux-mêmes ! Sur 8 990patients suivis à l’IHUMé- diterranée Infection, 5 800ont été traités à l’hydroxychloro- quine et à l’azytromicine. Et on ne déplore que 30 décès. Comment ne pas se poser de questions devant une décision aussi inique ? Dans quel pays sommes-nous ? En France, ou en URSS, avant la chute du mur de Berlin ? Déjà, le Pro- fesseur Perronne avait déploré que la France ait unnombre de décès quatre fois supérieur à celui de l’Allemagne, et déclaré que 25 000 morts auraient pu être évitées en France, ce qui n’est tout de même pas rien ! Voilà que l’on empêche dés- ormais des médecins qui avaient des résultats exception- nels de soigner. S’il y a un chef à la tête de l’État, c’est mainte- nant qu’il doit se manifester et nettoyer les écuries d’Augias. Hippocrate, réveille-toi, ils sont devenus fous. Alain Tranchant (La Baule) Une précision d’Yves Le Corre sur la gratuité des routes en Bretagne. Dans votre article de l’édition d’octobre concernant le livre « 13deMay»deBernardBertho, dans les quelques lignes sur la Bretagne, j’ai relevé des contre- vérités répandues. Je souhaite en faire part à Bernard, que je connais un peu, et pour avoir lu ses publications très intéres- santes sur l’histoire locale,mais surtout le faire savoir aux lec- teurs. Il a été écrit dans votre article : « Les routes en Bre- tagne n’étaient pas payantes, contrairement aux autres ré- gions. Nous avons gardé ce pri- vilège puisque, en donnant la Bretagne à la France, Anne de Bretagne a demandé que cela soit maintenu. C’est pour cette raison qu’il n’y a toujours pas de routes payantes en Bre- tagne. » Il est vrai qu’Anne de Bretagne avait obtenu de ses maris, Charles VIII puis Louis XII, que les privilèges des Bre- tons soient maintenus, mais elle n’a jamais donné La Bre- tagne à laFrance. De son temps la Bretagne est restée un Du- ché. Certains écrivains peu cré- dibles ont écrit que « la Bre- tagne a été rattachée à la France par le mariage d’Anne à Charles VII ». Il ne faut pas reproduire cela, car c’est faux, pour la simple raison qu’Anne de Bretagne est décédée en 1514, persuadée qu’elle avait préservé son duché pour tou- jours, et que le Traité d’union de la Bretagne à la France n’a eu lieuqu’en 1532. Anne n’était plus là depuis 18 ans pour de- mander quoi que ce soit. Ce sont les États de Bretagne qui ont obtenu le maintien de cer- tains privilèges des Bretons. Ils ont duré jusqu’à l’abolition sous laRévolution,mais ils ont été violés de nombreuses fois par des rois, même illustres. Toujours pas de routes payantes en Bretagne, je ren- contre beaucoup de personnes qui croient que c’est à cause d’Anne de Bretagne, partisane de l’exemption des péages, mais elle ne devait pas voir si loin. C’est probablement faux et devenu une légende. Sinon, celles de sa ville natale, Nantes, Ancenis et Nantes Sud seraient gratuites ! En réalité, les routes gratuites enBretagne sont dues aux travaux du Celib (Comité d’étude et de liaison des inté- rêts bretons) et au Plan routier breton lancé par le général de Gaulle le siècle dernier pour désenclaver laBretagne, lapro- vince la plus éloignée des pays d’Europe. Yves Le Corre (La Baule) Titi l’Ecailleur dans La Baule+ en 2005. T iti l’Écailleur, de son vrai nom René Blanc, était « un person- nage » et une adresse incon- tournable de La Baule. « Chez L’Écailleur », sur le marché, tous les Baulois, Parisiens et vacanciers connaissent cette adresse mythique ; on y déguste des huîtres accompagnées de son petit verre de vin à toute heure de la matinée. Chez Titi, on y retrouvait beau- coup de stars, repère du show-business, quelques- unes étaient devenues des amies comme Stéphane Col- laro, Jacky ou Olivier Le- jeune. Tant d’autres en avaient fait leur Q.G… Titi était très investi dans la vie bauloise, il était aussi mem- bre du Club Des Allumés, prestigieux club de cigares. Il est né le 26 novembre 1954. À 14 ans, il obtient un CAP Poissonnier et jusqu’à 18 ans il travaille aux an- ciennes halles de Paris, puis à Rungis tout en aidant son oncle sur les marchés et stands d’écaillers. En paral- lèle, il est cascadeur équestre à « La Vallée des Peaux Rouges ». À 18 ans, il débarque en Bre- tagne chez son parrain. Il ouvre son premier club équestre à Perros-Guirec, puis un second à Penvern et un troisième à Trébeuden. À 25 ans, par amour, il part à Berlin où il travaille comme laveur de carreaux dans l’en- treprise familiale, en faisant des entrainements de che- vaux le matin. À 26 ans, de retour en France, il ouvre de nouveau un centre équestre à Royan. Ensuite, il fait un passage à Courchevel comme gérant de boîte de nuit puis direction Deauville, pour ouvrir un bar « Le Pur-Sang ». En 1990, il arrive à La Baule et ouvre « L’Écailleur ». Après cette vie bien remplie, il prend sa retraite à Sarlat, auprès de sa famille, en 2017. Selon ses désirs, il ne voulait ni fleur ni couronne pour ses funérailles. Titi aimant les animaux et étant lui-même propriétaire de chiens et de chats, une cagnotte a été dé- posée chez « L’Écailleur ». Cette somme sera donnée à une association qui se bat pour le bien-être des ani- maux et tenue par une per- sonne autiste « La Ferme d’Ellia ». Titi, repose en paix. Les Bau- lois ne t’oublient pas. Hommage à une figure emblématique de La Baule

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