la baule+ Décembre 2021 // 27 lets jaunes. Le gouvernement s’est aperçu qu’un mouvement marginal vu de Paris avait pris beaucoup d’importance et qu’il pouvait devenir très explosif au niveau de la totalité de la population. Face à cela, on ne sait pas trop ce que l’on doit faire, mais on ne veut pas prendre de risques. Il y a toujours une peur d’avoir un mouvement général de colère en France et que cela débouche sur quelque chose que l’on ne pourrait plus maîtriser. Il y a aussi l’effet Pygmalion qui est intéressant : c’est-à-dire quelqu’un qui a une autorité sur une autre personne et qui va valoriser cette personne de manière à la conditionner pour qu’elle fasse encore plus d’efforts. C’est aussi une manière de manipuler des étudiants ou des salariés. C’est la flatterie en quelque sorte. Si l’on veut avoir un espace de liberté plus grand, il faut d’abord passer par une phase de déconditionnement, c’est-à-dire avoir le maximum d’informations fiables, sur le maximum de sujets. Donc, il faut aller chercher. Après, il faut se reconditionner en se remettant sur des rails qui permettent d’ouvrir son esprit et sa capacité de réflexion. Il faut surtout essayer de ne plus subir la contamination des médias. La liberté a un coût et, être libre, c’est vraiment un combat permanent. C’est un combat contre certains préjugés. On se met des contraintes pour faire plaisir aux autres, on s’impose des contraintes pour tenir sa place dans un groupe. Quand on veut un espace de liberté de plus en plus grand, on peut passer pour un marginal ou pour un inclassable socialement. C’est un risque à prendre, car on est vite rejeté par le groupe social auquel on appartient. Les gens ne se comportent pas de la même manière en fonction de leurs choix vestimentaires Notre comportement peut être même influencé par nos vêtements: certes, l’habit ne fait pas le moine, mais il nous oblige à en adopter le comportement… Les gens ne se comportent pas de la même manière en fonction de leurs choix vestimentaires. J’ai donné des cours sur ce sujet à l’université de Versailles - Saint-Quentin et je donne des cours actuellement à l’INSEEC avec un module sur les relations entre les personnes dans le milieu professionnel. À partir du moment où une personne s’habille d’une manière, cela signifie qu’elle adhère à des normes sociales. Inconsciemment, dans un premier temps, les gens s’habillent comme leurs amis et le fait de s’habiller d’une certaine manière va avoir une influence sur leur comportement. La première phase est inconsciente et, ensuite, il y a une identification à un groupe. Quand on intègre une entreprise, on est aussi obligé de s’intégrer dans un nouveau code de relations sociales, à travers aussi une manière de s’habiller, et les comportements seront en adéquation avec cette manière de s’habiller. Le système de pensée est ainsi formaté. J’explique à mes étudiants qu’ils pensent être totalement libres, alors qu’ils ne le sont pas du tout... On peut ensuite, à un certain niveau, se permettre d’enfreindre les conventions. Si vous arrivez dans un conseil d’administration en jean et en baskets, c’est que vous êtes l’actionnaire principal… J’ai connu un responsable des ressources humaines de Renault qui était systématiquement en col roulé. Il pouvait se permettre cela, tout en ayant un comportement très classique. On commence par se référer à des tendances pour s’habiller et, ensuite, on subit une manipulation parce que l’on est obligé de s’intégrer dans un groupe social. Cette manipulation impacte directement notre comportement au quotidien et la manipulation devient inconsciente. Propos recueillis par Yannick Urrien. Roland Robeveille : « 70 % des gens répondent faussement, en voulant simplement s’intégrer dans la norme.» A l’occasion deNoël, deux ensembles vocaux et locaux, le Chœur Les Embruns et la Chorale de la Baie Blanche, seront réunis dimanche 19 décembre à 16h à la Salle des fêtes André Ravache du Pouliguen. Le Chœur Les Embruns est dirigé par JeanMarc Vantomme. Il présentera un répertoire sur Noël, Gospel et sacré, comme Adeste Fideles et Alta Trinita. La Baie Blanche, qui fêtera bientôt ses 10 ans, est dirigée par Sara Pocreau, professeur de violoncelle. Le programme sera varié, appuyé par de très beaux chants de Noël, ainsi qu’une partie variétés et chants du monde. Les deux ensembles de 80 chanteurs se réuniront pour le chant final Tollité Hostias de Saint Saëns. Le concert sera accompagné au piano par Annie Monneraie, professeur et directrice à l’École de musique Farandole. Ce concert se déroulera dans le respect des mesures sanitaires en vigueur avec le passe sanitaire exigé. Ouverture des portes à 15h30. Entrée gratuite. Concert de Noël au Pouliguen
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2