la baule+ Février 2022 // 9 Si des agents américains d’une unité secrète travaillent avec une fausse identité, par exemple dans des banlieues en France pour repérer des terroristes, ils opèrent donc en toute illégalité vis-à-vis des autorités françaises… Ces unités militaires clandestines sont d’abord faites pour opérer dans des États avec lesquels les Américains n’ont pas de relations de confiance et dans les zones de combat. Il y a de vrais échanges avec les services français, mais cela n’empêche pas qu’ils travaillent par-dessus nous et dans notre dos parfois. On les a vus opérer dans des banlieues pour essayer de recruter des sources, mais dans ce cas ce sont des gens du département d’État ou de la CIA. Ils n’ont pas besoin d’envoyer des unités militaires clandestines en France, parce qu’il n’y a pas de danger physique pour leurs opérateurs. Cependant, dans les trois quarts des pays de la planète, ils envoient ces unités militaires clandestines qui savent se battre et qui doivent se débrouiller pour quitter le pays en cas de pépin. Le métier d’officier traitant qui opère depuis une ambassade dans une grande ville n’est plus adapté à la lutte contre le terrorisme, surtout quand il s’agit d’infiltrer des groupes et d’être au cœur de l’action. Le milieu du renseignement a toujours eu quatre ou cinq ans d’avance Vous recensez les moyens technologiques qui sont utilisés, avec des inventions qui dépassent l’imagination : par exemple, la transformation du visage d’un agent, ou la cyberattaque d’un poste-frontière au moment où les agents vont passer avec de faux documents… C’est vrai, le milieu du renseignement en termes d’innovation a toujours eu quatre ou cinq ans d’avance sur ce que l’on peut voir dans l’industrie classique ou au cinéma, parce que les recherches sont permanentes. L’autre aspect, c’est qu’il est de plus en plus difficile de faire du clandestin à notre époque : il y a des caméras, la reconnaissance faciale, des passeports biométriques et, quand on se déplace à l’étranger, si l’on n’a pas un téléphone et un ordinateur, on apparaît tout de suite comme suspect. Cela veut dire que pour créer une légende, il faut travailler dix fois plus qu’on pouvait le faire pendant la guerre froide, parce qu’il faut que l’historique dans le téléphone, dans la tablette ou dans l’ordinateur corresponde à la vie de l’individu. On sait très bien que les gens d’en face vont faire des vérifications sur des sites Internet. Donc, il y a un énorme travail à faire. Les Américains, les Britanniques et les Israéliens sont très avancés dans ce domaine et ils trouvent des moyens pour contourner les contrôles aux frontières qui sont généralement très difficiles à passer pour des individus qui n’ont pas suffisamment de moyens. (Suite page 10) Votre spécialiste . STORES - PERGOLAS . LAMBREQUINS LUMINEUX . MOTORISATION DE VOLETS ROULANTS . RÉENTOILAGE TOUS STORES EXTÉRIEURS ZA Océanis - rue de la Côte de Jade - SAINT NAZAIRE Tél. : 02 40 00 19 85 - courriel : storecaillon@gmail.com « Pour créer une légende, il faut travailler dix fois plus qu’on pouvait le faire pendant la guerre froide, parce qu’il faut que l’historique dans le téléphone, dans la tablette ou dans l’ordinateur corresponde à la vie de l’individu. »
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