La Baule+

la baule+ Juillet 2022 // 11 gens, on retirera l’euro papier pour mettre en place un euro numérique qui sera un euro de contrôle permanent de la vie privée par les institutions européennes. Une augmentation des prix et l’appauvrissement des gens, jusqu’à ce que les troubles sociaux arrivent Ainsi, quelqu’un qui gagne 2500 € par mois doit s’attendre à une baisse de son niveau de vie pour, dans deux ans, se retrouver dans la situation de celui qui perçoit 1500 € aujourd’hui… Oui, mais il y a une parade, qui est un poison en réalité: c’est ce que l’on appelle les chèques inflation. Vous allez continuer à gagner aussi peu, mais l’État versera des chèques pour faire face à l’augmentation des prix. Dans la théorie du Great reset de Klaus Schwab, c’est ce que l’on appelle l’argent distribué par hélicoptère. Autrement dit, c’est de l’argent que l’on distribue aux gens, sans aucune contrepartie de travail, pour qu’ils puissent continuer à dépenser comme si de rien n’était. Cet argent sera apporté par les États. Évidemment, c’est un poison, puisque cela nourrit l’inflation. C’est de l’argent fabriqué sur commande pour faire croire aux gens qu’on leur donne de l’argent. Tout cet argent fabrique à chaque fois de l’inflation et c’est le serpent qui se mord la queue. On sait tous que la vraie méthode pour lutter contre l’inflation, c’est de diminuer les déficits publics et d’imposer une cure d’austérité, ce que les gouvernements ne veulent pas faire, par crainte de perdre le pouvoir à cause de la grogne que cela va susciter. La personne qui gagne 2500 €, quand elle va s’apercevoir qu’elle a un train de vie à 1000 €, va recevoir des chèques pour continuer de dépenser. C’est quelque chose qui a déjà été pratiqué aux États-Unis par Joe Biden quand il est arrivé au pouvoir. Il a versé un chèque de 2000 $ à 80 % des Américains, un chèque envoyé par la poste pour pouvoir dépenser. C’est cette décision qui a créé de l’hyperinflation dans le monde. Cette mauvaise méthode, ce médicament dangereux, les gouvernements européens s’apprêtent à l’utiliser, dans des proportions moindres qu’aux États-Unis, mais le procédé est le même et il produira les mêmes effets : c’est-à-dire une augmentation des prix et l’appauvrissement des gens, jusqu’à ce que les troubles sociaux arrivent. Je recommande d’aller dans un pays dont on parle la langue Évoquons maintenant la seconde partie de notre réflexion : comment se préparer à la longue période de troubles sociaux qui s’annonce ? Beaucoup de gens déménagent à la campagne, ou dans des petites villes, comme à La Baule ou à Guérande... Oui, mais il n’y a plus de place ! Celui qui s’installe à La Baule ne peut pas avoir son lopin de terre pour cultiver ses propres légumes. Je viens de lancer des partenariats avec des acteurs de l’autonomie, de la résilience et de l’expatriation, pour accompagner nos lecteurs dans un certain nombre de réflexions sur ce sujet. Il faut savoir si l’on quitte la France ou non et il faut savoir où aller. Dans la pratique, je recommande systématiquement d’aller dans un pays dont on parle la langue, parce que c’est plus facile. J’ai des amis qui habitent en Lituanie, mais ils ne parlent pas le lituanien, donc c’est compliqué. Si vous allez en vacances en Lituanie, tout va bien, c’est très beau, mais le jour où vous vous installez et où vous devez signer un bail, si vous ne parlez pas le lituanien, vous ne savez pas trop ce que vous signez et vous ne savez pas trop sur quoi vous vous engagez. Nous dévoilons des adresses de gens qui organisent des réseaux d’installation sur place, mais c’est une démarche compliquée qui se prépare. (Suite page 12) Éric Verhaeghe : « Il vaut mieux acheter des biens durables dont vous aurez la jouissance très longtemps.»

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