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la baule+ 22 // Juillet 2022 Dominique Labarrière : « L’imposture culturelle consiste à prétendre que la femme a toujours été inférieure. » Littérature ► L’historien raconte l’histoire de femmes qui ont pris le pouvoir sur leur vie Dominique Labarrière relate, dans son dernier livre, l’histoire de ces femmes qui ont vécu à des époques et dans des milieux fort différents, mais qui ont su prendre le pouvoir sur leur vie. En se démarquant des usages, des codes préétablis, en se libérant du carcan mental et comportemental dans lequel le système et de prétendues « traditions immuables » les enfermaient, elles ont, certes, marqué leur temps, mais elles ont surtout contribué, chacune à sa place, chacune dans son registre, à inscrire dans les faits le droit pour la femme d’inventer sa propre manière d’être au monde. Dominique Labarrière dédicacera cet ouvrage à l’espace livres de Quai des Voiles, sur le port du Pouliguen, les 9 et 10 juillet, ainsi que le 31 juillet au Salon du livre de Mesquer-Kercabellec. La Baule + : Pourquoi un nouveau livre consacré à la femme ? Dominique Labarrière: Disons qu’il s’inscrit dans la continuité de précédents ouvrages dans lesquels je m’intéressais aux causes de l’infériorisation de la femme dans nos sociétés. Avec celui-ci, j’évoque des personnages féminins qui présentent la particularité d’avoir délibérément pris le pouvoir sur leur vie. En fait, je persiste à tenter de montrer que si le sexisme est une injustice intolérable, il relève avant tout de la plus grande stupidité. L’imposture culturelle consiste à prétendre qu’il en a toujours été ainsi, que la femme a toujours été «inférieure », exclue des premiers rôles et des vraies responsabilités. Cela est faux ! Au Xème siècle, chez nous, en Europe, des femmes pratiquent très officiellement la médecine, l’enseignent dans des écoles qui préfigurent les facultés d’aujourd’hui, pratiquent la chirurgie, écrivent des traités médicaux... Mais, huit siècles plus tard, à la fin de l’Empire, en France, une femme doit prendre un pseudonyme masculin pour étudier et devenir une gloire mondiale de la physique et des mathématiques : Il s’agit de Sophie Germain, à qui, d’ailleurs, notre amie bauloise Anne Boyé a consacré un ouvrage biographique. Comment avez-vous sélectionné ces femmes ? Le choix est assez arbitraire, en vérité. Je souhaitais surtout que ces évocations, parfois très brèves, couvrent un spectre aussi large que possible. Cela va d’Hypatie d’Alexandrie au IVe siècle, à Billie Holiday ou Joséphine Baker, en passant évidemment par des incontournables comme Olympe de Gouges, George Sand, Christine de Pizan, Rosa Luxemburg, l’ébouriffante Mary Wollstonecraft, même Jeanne d’Arc ou Agatha Christie, et d’autres encore. Notamment, une très grande oubliée de l’histoire contemporaine, l’Américaine Frances Perkins. Je me permets aussi d’évoquer la part d’ombre du parcours de la « papesse » Simone de Beauvoir, voyez-vous… « Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme; une femme intelligente y renonce. » Pouvons-nous supposer que toutes ces personnalités seraient de nos jours d’ardentes militantes féministes ? Je ne sais pas... Tenez, Colette, la grande romancière, femme d’une totale liberté de mœurs et de pensée, avait les féministes en horreur : « Une femme qui se croit intelligente réclame les mêmes droits que l’homme; une femme intelligente y renonce. » disait-elle. Je serais bien présomptueux de prétendre penser à leur place. Cela dit, je m’autorise à considérer que, pour la plupart, elles ne se reconnaîtraient pas plus que cela dans l’activisme néo-féministe d’aujourd’hui, qui, apparemment, tend à se réduire à une guerre des sexes. Comme dans toute guerre, il s’agit de détruire plus que de construire, me semble-t-il. Non, comme je le disais, les femmes que j’évoque dans ce livre ont pris le pouvoir sur leur vie : la leur de vie. Pas nécessairement celle des autres. Et, en tout cas, pas de force. C’est toute la différence. Propos recueillis par Yannick Urrien. La ville de Pornichet rappelle que l’arrêté plage s’applique jusqu’au 15 septembre sur tout le littoral pornichétin. Les chiens et les chevaux sont interdits sur l’ensemble des plages, à l’exception des chiens-guides et des chiens d’assistance. « C’est, d’abord, un enjeu de salubrité publique. La commune multipliant sa population par 5 l’été, les quelques propriétaires indélicats qui ne ramassent pas les déjections de leur animal sont hélas, d’autant plus nombreux, avec le risque, pour les enfants, d’avoir de mauvaises surprises en faisant des châteaux de sable. La qualité de l’eau de mer peut aussi être altérée. C’est pourquoi il est important de ramasser les déjections, y compris sur les trottoirs et le chemin côtier » explique Frédéric Morvan, élu en charge de la sécurité. L’arrêté régit également les différentes pratiques (nautisme, commerce…), et interdit les feux de camp et feux d’artifice, ainsi que les musiques amplifiées. Il est disponible sur le site de la Ville (ville-pornichet.fr, rubrique « nos plages »). Rappel de l’arrêté plage de Pornichet

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