La Baule+

la baule+ 10 // Juin 2022 Lorsque la Russie est sortie du communisme, ils ont fermé un certain nombre d’usines qui étaient des catastrophes environnementales, donc il y a eu une baisse de 30 % des émissions entre 1990 et 1992. Effectivement, ce qui va compter, c’est ce qui va se passer en Asie. L’Inde est en passe de dépasser l’Union européenne sur le montant de ses émissions de gaz à effet de serre. Il faut organiser tout cela et travailler sur la phase suivante. Lorsque vous écrivez le scénario d’un film, vous êtes maître de la fin, mais cela ne marche pas comme cela sur le climat, car ce qui détermine la fin, c’est la quantité du CO2 que l’on va envoyer dans l’atmosphère. On ne peut maîtriser le climat que quand on maîtrise le stock, et il sera impossible de maîtriser le stock de gaz à effet de serre si les pays d’Asie ne prennent pas le relais. Mais cela ne nous dédouane absolument pas de nos responsabilités. Ce qui compte, c’est le cumul de ce que l’on émet. L’Europe et les États-Unis sont des très gros émetteurs, donc il est urgentissime que les politiques climatiques s’accélèrent. En ce qui concerne les pays que vous citez, il faut nuancer, à l’exception de la Russie, car on sait que Poutine se fiche royalement du climat. Mais pour la Chine et l’Inde, c’est assez différent. Vous avez des pays qui sont extrêmement vulnérables au réchauffement et vous avez des pays qui amorcent leurs investissements dans ce domaine. Par exemple, l’Inde et la Chine investissent énormément sur le photovoltaïque. En revanche, ces pays n’ont pas encore intégré le volet désinvestissement des énergies fossiles. Or, ce qui va faire baisser les émissions, c’est la substitution: c’est-à-dire lorsque l’on remplace la production des énergies fossiles. La sortie de la crise du Covid n’a pas été judicieuse sous l’angle climatique, puisqu’il y a une reprise des émissions en Chine et en Inde. Le problème, vis-à-vis des opinions publiques, ne vient-il pas de l’objectif, mais des délais, car les choses peuvent aussi évoluer naturellement via l’image et la réputation ? Par exemple, il y a quelques années, lorsque quelqu’un allait acheter son pain en 4X4, il apparaissait comme ayant réussi sa vie, alors qu’aujourd’hui c’est une caricature de beauf… J’ai travaillé sur cette question. Le temps est compté, car ce qui réchauffe la planète, c’est le stock de gaz à effet de serre. Ce ne sont pas les flux annuels. Si vous voulez changer un parc automobile, c’est beaucoup plus long que de changer la composition des ventes annuelles d’automobiles, puisque la durée de vie d’une automobile est en moyenne d’une dizaine d’années. Si vous voulez faire de la rénovation thermique, vous avez 32 millions de logements en France, le flux annuel des nouveaux logements est de l’ordre de 500 000 - moins de 1 % - donc cette inertie du stock est une contrainte majeure pour les politiques climatiques. Il faut réduire suffisamment longtemps et suffisamment fortement pour arrêter la croissance du stock. Vous avez raison, il ne faut pas agir de façon précipitée. Il faut conserver dans cette exigence de la vitesse de réaction le temps nécessaire pour faire les bons projets. Les changements de comportement sont les plus importants. Dans le domaine de la dépense énergétique, on a parfois le sentiment que les sujets à la mode sont évités. Ainsi, en ce qui concerne la pollution numérique, nous avons notre conversation en direct sur Kernews et la diffusion s’effectue par les ondes àpartir d’un émetteur, ce qui fait que la radio FM est unmédia très écologique. Pourtant, les constructeurs de smartphones, pour faire consommer de la bande passante, ont toujours refusé d’y intégrer une puce FM. Il y a de nombreux exemples, y compris celui de la presse papier : la lecture d’un journal au sein d’une famille entraîne moins de consommation de CO2 que sa lecture sur Internet… Je partage complètement votre point de vue. Je suis aussi scandalisé par le coût environnemental des monnaies numériques. Le Bitcoin n’apporte aucun bénéfice collectif supérieur aux monnaies existantes. C’est un exemple assez similaire à celui que vous décrivez lorsque vous évoquez la FM et le numérique. Pendant un certain temps, on a eu tendance à considérer que le numérique n’était pas un émetteur important. Mais on voit maintenant les conséquences de la numérisation à outrance de la société, avec des comportements que je trouve un peu outranciers, comme des gens qui se filment en train de manger au restaurant ! Maintenant, on commence à calculer les empreintes numériques. Les fabricants de logiciels vont être demain autant sur la sellette que les grandes compagnies pétrolières. Il ne faut pas se faire d’illusions. D’ailleurs, certains pensent que la prochaine société sera dématérialisée, avec des services, mais en réalité les bases matérielles resteront importantes. Le problème du climat n’est pas uniquement la résultante de l’industrialisation, c’est aussi un problème qui se développe avec certaines formes de numérisation des services. Lors d’un grand pont de mai, j’ai vu un couple qui ne voulait pas utiliser la carte papier des pistes cyclables autour de La Baule, parce que le papier pollue. Or, les mêmes ont pris leur téléphone portable pour se faire guider par Google Maps ! Qu’en pensez-vous ? La production de papier, si c’est fait dans le respect des forêts que l’on utilise, avec une implantation des arbres, ce n’est pas du tout néfaste pour l’environnement. Propos recueillis par Yannick Urrien. Christian de Perthuis : « La production de papier, ce n’est pas du tout néfaste pour l’environnement. » René Raimbau, qui habite au Croisic, publie un recueil de nouvelles qui ont pour particularité de toutes se dérouler sur la presqu’île. Le titre, « Dernières nouvelles avant l’hiver », n’est pas le fruit du hasard : « J’ai commencé à écrire ce livre avant l’hiver, en octobre 2021, j’ai terminé l’ouvrage en janvier, et j’ai aussi l’impression que ce sera mon dernier livre, sauf si je trouve un nouveau sujet qui me passionne. Ce recueil contient 20 nouvelles et j’ai l’impression de refaire le tour de mes thèmes préférés, avec un peu de policier, du mystère, de la nostalgie et de l’enfance. On ne sait pas ce qui est vrai et ce qui est faux, c’est la magie des nouvelles, mais il y a des choses que je raconte, qui sont inédites, et qui sont vraies. » Toutes ces histoires évoquent des personnes ou des lieux de la presqu’île : « Comme je ne voulais pas faire un roman, je suis parti sur l’idée d’écrire des nouvelles, avec des choses parfois plus personnelles. Par exemple, je parle de l’association des Jardins partagés au Pouliguen ou du restaurant La P’tite casquette à La Turballe. » « Dernières nouvelles avant l’hiver » de René Raimbau est publié aux Éditions du Traict. Les parents peuvent inscrire leurs enfants aux activités extrascolaires de la Maison de la Famille, sur place, ou via le Portail Famille de la ville de Guérande. Le programme s’annonce riche en événements cet été. En effet, outre les traditionnels grands jeux, sorties et autres baignades, les enfants auront la possibilité de s’essayer à différentes activités manuelles, sportives et culturelles tout en s’amusant sur le thème des « Z’animos » (3-6 ans) ou de la « BD » (6-11 ans). Les inscriptions aux activités se font à la journée complète uniquement. Accueil 10/14 ans : à chaque vacance, une thématique ! Cet été, c’est l’environnement qui est mis à l’honneur. Un programme à la carte afin que chaque jeune s’y retrouve en fonction de ses envies. Les inscriptions peuvent s’effectuer à l’activité, à la demi-journée, ou à la journée. Mini-camps : les séjours sont organisés pour les enfants âgés de 6 à 14 ans (les mini- camps sont répartis par tranche d’âge). Découv’Sports : c’est la découverte d’activités sportives, ludiques et conviviales dont un large panel est proposé chaque jour. Les enfants âgés de 3 à 10 ans inclus peuvent y participer. Qu’il s’agisse de sorties vélo ou de jeux de ballons, ils auront la possibilité de se découvrir de nouvelles passions ! Les inscriptions aux activités se font à la demi-journée. Nouveautés : Tous les jeudis matin les enfants âgés de 3 à 4 ans seront accueillis dans le cadre des animations Découv’Sports ! Les activités pour les enfants âgés de 11 à 13 ans inclus seront désormais intégrées dans le programme de l’Accueil 10/14 ans. René Raimbau publie un recueil de nouvelles qui se déroulent sur la presqu’île Guérande : inscriptions aux activités de l’été pour enfants la baule+ Fabienne Brasseur au 06 08 80 39 55 ou fabienne@labauleplus.fr Marine de Montille au 07 65 72 44 44 ou marine@kernews.com Commerçants, artisans : vos contacts pour vos campagnes publicitaires

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