La Baule+

la baule+ 20 // Juin 2022 Xavier Lequerré, adjoint au maire de La Baule en charge de la circulation, Franck Louvrier, maire de La Baule et Nicolas Criaud, maire de Guérande et président de Cap Atlantique Il s’agit d’un événement dans l’histoire de La Baule, car il répond à une longue attente de la population : la mise en place d’un service régulier de bus qui couvre réellement l’ensemble de la commune. La ville de La Baule et Lila Presqu’île viennent de refondre la ligne 20 en créant un itinéraire Est et un itinéraire Ouest, mais aussi en accentuant le nombre de passages. Évidemment, nous ne sommes pas à Paris et Lila Presqu’île n’a pas les moyens de la RATP qui peut se permettre de programmer des passages fréquents, du moins en période dite normale. Mais avec l’instauration d’un cadencement sur chaque heure, c’est déjà un énorme progrès, compte tenu du nombre d’habitants. Concrètement, 60 arrêts sont desservis (contre 29 pour la ligne 20 historique), du lundi au dimanche, avec un passage toutes les heures entre 6h30 et 19h30, et des points de connexion sont créés entre les deux lignes pour permettre des correspondances simplifiées : Gare SNCF SUD et Complexe Alain Burban à Escoublac. Des nouveaux quartiers sont desservis et la desserte d’autres secteurs est améliorée, tels que Le Guézy, Escoublac ou encore Les Floralies. Ces nouvelles lignes tournent toujours dans le même sens et permettent une meilleure lisibilité du parcours pour les usagers. Le ticket est vendu 1,80 € à bord, mais 1,40 € dans les points de vente. Le carnet de 10 tickets est à 11 euros, l’abonnement mensuel à 37 €, et l’abonnement annuel à 370 €. Les premiers points de vente sont les suivants : Librairie Presse Papier au Carrefour Market, l’Office du Tourisme de La Baule, le Tabac La Régence avenue de Lattre de Tassigny, le Tabac L’Océan avenue Louis Lajarrige et le Tabac Les Palmiers avenue Lajarrige. Entretien avec Nicolas Criaud, maire de Guérande et président de Cap Atlantique, et Franck Louvrier, maire de La Baule Depuis plusieurs années, il y avait une forte demande pour une offre lisible de transports en commun sur La Baule. Cette refonte de la ligne 20 permet-elle de couvrir l’ensemble des quartiers ? Franck Louvrier : Oui. La difficulté était de répondre à la demande des Baulois et de l’ensemble des habitants de la presqu’île qui souhaitaient une ligne permettant de relier tous les quartiers. Il y a plusieurs quartiers, plusieurs destinations possibles et, pour une ville comme La Baule ou Guérande, il est indispensable de relier l’ensemble des quartiers pour permettre aux gens de se transporter facilement avec un service régulier, c’est-àdire toutes les heures. Avec l’augmentation de la population, peuton espérer une couverture plus dense de la presqu’île ? Nicolas Criaud : C’est l’objectif. L’enjeu est d’avoir un maillage qui réponde aux attentes du bassin économique afin de faciliter les déplacements, peu importe l’âge des habitants, parce qu’il est indispensable que tout le monde se sente plus proche des services publics et des équipements. Le transport inclusif est aussi important. Dans le contexte que nous connaissons, la place du véhicule et le coût d’entretien d’un véhicule, dont l’explosion du prix de l’essence, font qu’il y a une forte attente pour une offre de substitution, avec des services et une bonne régularité. Il faut aussi que la gare SNCF de La Baule soit bien reliée pour que tous nos actifs qui travaillent à Saint-Nazaire ou à Nantes puissent facilement y accéder. À Paris, on sait qu’en temps normal, aux horaires de pointe, on ne devrait pas devoir attendre davantage que dix minutes. On comprend aisément que cet objectif n’est pas atteignable sur notre bassin de population. Jusqu’où pouvez-vous aller ? Franck Louvrier : Il faudra voir quel sera l’usage de cette nouvelle ligne au cours des prochains mois. Il faut éviter que les gens n’utilisent trop leur voiture quand il y a la possibilité d’avoir une offre alternative. C’est tout l’enjeu. Nous sommes coincés entre l’océan Atlantique, les marais salants de Guérande et le parc naturel régional de Brière. Tout cela fait que les embouteillages se forment très rapidement, notamment dans nos villes qui connaissent une très forte augmentation de la population l’été. Nous poussons les résidents à utiliser les transports alternatifs : il y a le vélo, bien entendu, et nous avons la chance d’être sur un terrain assez plat, mais aussi les transports en commun. Nicolas Criaud : Le cadencement doit effectivement répondre aux besoins de la population. Actuellement, sur le nord du territoire, nous avons fait un diagnostic des besoins. On observe que le nord est plus proche de Pontchâteau et de Redon, donc il est important d’avoir des partenariats avec nos amis de La Carène et de la communauté Arc Sud Bretagne. Huit présidents d’intercommunalités travaillent sur ce sujet pour construire une offre alternative, afin d’inciter les gens à beaucoup moins utiliser leur voiture. La Baule lance son premier service régulier de bus qui couvre toute la commune

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