La Baule+

la baule+ 18 // Mars 2022 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Une table qui en disait long Décidément, tout va bien. L’Occident se porte au mieux. Cet Occident qu’on pensait inoxydable (pardon pour cette facilité, mais en ces heures sinistres on fait ce qu’on peut) semble bien attaqué de tous côtés par la rouille. Cette rouille qui vient aux peuples avec le temps, l’usure, le renoncement. Les déconvenues et les humiliations se succèdent. En août, les glorieuses armées U.S décampaient de Kaboul la bannière étoilée entre les jambes. Quelque temps après, des gradés de hasard ayant accédé par effraction au pouvoir au Mali nous renvoyaient cavalièrement notre ambassadeur avec armes et bagages. En port dû, probablement. Sur quoi, avec une pertinence qu’on saluera au passage, on confirme notre stratégie conquérante pour la région. Son noyau dur consisterait en un redéploiement subtil que seuls les esprits chagrins - limite complotistes - pourraient interpréter comme un désengagement. Les hauts tacticiens de la rue Saint-Dominique auraient en effet tricoté la martingale infaillible permettant de rendre des troupes à la fois moins visibles et plus présentes. Ce n’est pas une mince avancée dans le domaine de l’art de la guerre. Les armées du monde entier vont nous l’envier, à l’exception notable, peutêtre, de celles de M. Poutine qui pour, l’heure, se soucie d’invisibilité ou de discrétion comme d’une guigne. Tout au contraire, et que je déploie de l’hélico, du char d’assaut, du canon, de l’ogive, du fantassin ! Ce n’est pas que l’homme ne sache pas faire en catimini, car il semble bien qu’il ait agi ainsi, au Mali, justement où, de nouveau, seuls des esprits désespérément complotistes pourraient se hasarder à suggérer qu’il puisse être pour quelque chose dans les avanies qui nous sont faites. Poutine, donc, prend ses aises territoriales aux marches de notre belle Europe. Phénomène totalement extravagant, incompréhensible pour nos élites franco-européennes, il fait très exactement ce qu’il a dit qu’il ferait. On n’est pas habitué à cela chez nous, alors, bien sûr, nous sommes un peu désarçonnés. Certes, le va-t-en guerre post stalinien aurait pu craindre en retour les foudres de l’OTAN, mais là-dessus, Jupiter, expert ès foudres justement, l’avait rassuré par anticipation en déclarant, péremptoire autant que visionnaire, en novembre dernier, que ladite OTAN se trouvait en état de mort cérébrale. Dès lors, pourquoi se gêner, se sera-t-on dit au Kremlin. Ce n’est tout de même pas l’ambulance du SAMU qui va stopper nos chars. Raisonnement simple, mais pertinent. Cependant, devant la menace, on n’est pas resté inerte. Ne doutant pas de ramener l’ours mal léché à de meilleurs sentiments, on est allé le trouver pour obtenir de lui qu’il calme sa soldatesque. On en a eu des images. Glaçantes. La table. La table à elle seule vaut camouflet. Dix mètres de long ou presque, peinte d’un blanc flashy comme les cercueils des funérailles grand style. Le visiteur à un bout, le maître des lieux à l’autre. On s’attendait à ce qu’on procède par mégaphone. Inutile, les oreillettes en tenaient lieu. Décrypter dans ce dispositif scénique effarant un embryon d’indice de velléité de rapprochement relève de la douce illusion ou de la naïveté la plus confondante. Et avec ça, sur le visage de l’hôte, un air d’ennui délibérément insultant, cet air qui semble dire : « Cause toujours mon gars, tu m’intéresses. Dépêche-toi de raconter ce que tu as à raconter, moi j’ai une invasion sur le feu. » La troisième - il se peut qu’une ou deux m’aient échappé - en à peine deux décennies. Ce qui suffit à expliquer sans doute qu’on n’aura rien vu venir pour celle en cours. Allez savoir... Pour autant, on ne va pas rester sans réagir. On le fait et on le fera à grands coups de sanctions, c’est dit. Logique, cela a tellement bien marché les fois précédentes! Allons-y gaiement ! Lesmurs du Kremlin en vacillent sur leur base. Là, il convient de convoquer le grand Einstein, lui qui disait : « La folie, c’est faire deux fois de la même manière et attendre un résultat différent. » On aimerait beaucoup, en l’occurrence, que ce cher Albert ait tort. Cependant, il faut que je vous confie une chose intime : l’autre nuit, je me suis réveillé en sursaut, broyé d’angoisse, glacé de la tête aux pieds. Une question me taraudait : Nous, nous Français, sommes-nous bien préparés à faire face à une éventuelle invasion du Haut Var par les troupes monégasques ? Peut-être conviendrait-il de prendre les devants, de demander au gentil prince de préparer une table de négociation ? «Pas trop longue, la table, s’il vous plaît, Monseigneur...» Le Cercle philatélique de La Baule et de la presqu’île guérandaise propose la Fête du Timbre 2022, qui aura lieu les 12 et 13 mars prochain à la Salle Baudry au Pouliguen. La Fête du Timbre est une manifestation nationale organisée dans 80 villes de France par la Fédération Française des Associations Philatéliques. Le thème de cette année est le suivant : « Le timbre prend le train et la randonnée ». A cette occasion, La Poste émettra, dans l’enceinte de l’exposition, un timbre « Voyager en TER » et un bloc « Escapade Verte » avec une oblitération temporaire spécifique au Pouliguen. Michel Cournety, président de l’association, indique : « Le Cercle philatélique de La Baule et de la Presqu’île Guérandaise regroupe les philatélistes et cartophiles de la Presqu’île. Créée en 1982, notre association fêtera cette année son quarantième anniversaire ». Cette structure a aussi l’objectif de transmettre cette passion à la jeunesse : « Lors de notre exposition, nous allons avoir des ateliers à destination des jeunes pour leur permettre de découvrir les différents aspects de la philatélie. Ce n’est pas simplement une passion où l’on aligne des timbres et des petites vignettes, c’est aussi la possibilité d’illustrer un thème et l’aspect ludique est très intéressant ». Parmi les idées reçues, certains pensent que l’ancienneté d’un timbre lui confère davantage de valeur : « Le rôle des associations est aussi d’apporter bon nombre d’informations. On pourrait imaginer que, plus le timbre est ancien, plus il a de la valeur, or ce n’est pas forcément vrai. Le premier timbre français a été émis en 1849, à une époque où l’on commençait à échanger énormément de courrier, et nous avons quelques timbres qui ont été émis à plusieurs centaines de millions d’exemplaires. Donc, ils ne sont pas forcément très rares. À côté, on peut avoir des pièces très modernes qui ont été émises en petite quantité et qui peuvent avoir une vraie valeur. Donc, ce n’est pas une réalité de dire que plus le timbre est ancien, plus il a de la valeur » explique Michel Cournety. Le timbre à l’honneur au Pouliguen les 12 et 13 mars Pendant les travaux d’aménagement du Cœur de Ville de Pornichet, des poches de stationnement ont été préservées sur la place du Marché et le long des Halles, afin de permettre à chacun de pouvoir se rendre dans les commerces et chez les professionnels de santé. Or, la mairie de Pornichet souligne que quelques véhicules y demeurent toute la journée : « La Ville tient donc à rappeler que la zone bleue est en vigueur sur ce secteur, limitant le stationnement à 30 mn avenue Gambetta et 2h sur la place. La Police municipale va renforcer ses contrôles, pour s’assurer du respect de la réglementation, et ainsi permettre de trouver plus facilement une place. » La zone bleue demeure applicable sur la place du Marché à Pornichet

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