la baule+ 12 // Septembre 2023 Les Écrivains : un lieu de vie pour les séniors Sophie Guehenneuc, infirmière de formation, a longtemps travaillé en réanimation et en gériatrie à l’hôpital de aint-Nazaire. Elle a décidé de rejoindre le secteur privé il y a sept ans, en prenant la direction de la résidence Orpea Les Écrivains à Guérande. Elle a toujours défendu une approche passionnée, éthique et transparente de son métier : «Notre objectif est d’accompagner la personne en veillant à ce qu’elle soit toujours maître de sa situation. On ne peut pas travailler sans être transparent. Tout est fait pour que la personne âgée se sente à l’aise dès la première minute. Quand on discute avec le personnel, comme avec les résidents, on s’aperçoit que l’on parle encore de projets de vie, de rencontres, d’animations et de sorties. » La politique de l’établissement se résume ainsi : respect du résident et respect du salarié. On ne devient pas soignant par hasard Qu’est-ce qui pousse les professionnels qui s’engagent à vos côtés à exercer ce métier ? On ne devient pas soignant par hasard, il y a quelque chose qui nous anime. Nous donnons l’opportunité aux soignants de se faire plaisir au sein de la résidence dans leurs missions de soignants. Tous les salariés remplaçants constatent que nous travaillons dans une bonne ambiance, avec une vigilance sur l’accueil du nouveau salarié. Certes, Il y a toujours un rythme dans la journée, comme le service du petit-déjeuner ou les soins, mais une fois que l’on a fait cela, la vie ne s’arrête pas. Nous sommes un lieu de vie. Alors, nous pouvons prendre le minibus pour accompagner les résidents qui le souhaitent pour aller faire des courses ou prendre un thé ou un café dans Guérande. Cela nous arrive aussi d’aller déjeuner au restaurant. Nous travaillons beaucoup sur la qualité de vie au travail, c’est important pour l’équilibre personnel de chacun. Ainsi, nous travaillons sur les plannings. Cela revient vite de travailler un week-end sur deux. Aujourd’hui, les salariés réfléchissent à organiser leur planning pour travailler un weekend sur trois. Nous travaillons aussi sur un projet de mini-accueil pour le père ou la mère célibataire qui ne peut pas venir travailler le week-end. Nous mettons en place des activités sportives pour les salariés, sur leur temps de travail, parce qu’il y en a qui ne peuvent pas aller au sport le soir. Ces activités sont encadrées par un professeur agréé. Enfin, on peut nous rejoindre sans qualification. Les salariés qui souhaitent évoluer vers le diplôme d’État d’aide-soignant sont alors accompagnés par la résidence et un centre de formation vers la diplômation. Nous avons toujours fait preuve de transparence Quel impact l’affaire Orpea a-t-elle eu sur votre gestion ? Nous avons toujours fait preuve de transparence et cela n’a rien changé dans notre fonctionnement, car nous avons toujours défendu une forte éthique en interne. Cependant, il y a eu un fort impact sur les salariés, qui se sont sentis trahis par ce livre parce que cela ne correspondait absolument pas à ce qu’ils font au quotidien. Nous avons été aidés par la nouvelle gouvernance d’Orpea. Monsieur Laurent Guillot, directeur général, est venu personnellement à la résidence. Il a pu apprécier tout ce que nous faisions autour de la prise en soins du résident et il nous a encouragés dans nos missions et nos projets. Cela nous a fait du bien. Accompagner chacun dans sa vieillesse au jour le jour Que proposez-vous au quotidien pour vos résidents ? Les résidents vont vous dire qu’ils sont à l’hôtel... Ils sont bien, car on s’occupe d’eux. Nous travaillons sur la stimulation et la socialisation. Cet été, nous sommes allés à plusieurs reprises prendre l’apéritif à Kercabellec, chez l’ostréiculteur Retailleau en fin de matinée pour déguster des huîtres et du vin blanc, avant de revenir terminer le déjeuner à la résidence. Une animatrice propose un programme d’activités facultatives le matin et l’après-midi. Les résidents ont tout le loisir de partager ensemble des moments de plaisir et des activités. Par ailleurs, outre les sorties extérieures, nous organisons des expositions mettant en avant les résidents artistes, comme Monsieur G qui nous a présenté ses sculptures et ses peintures réalisées au cours de ses nombreux voyages. Il y a aussi les rencontres avec des artistes qui viennent échanger avec les résidents. Nous considérons la personne âgée dans sa globalité. La vieillesse n’est pas quelque chose de simple à accepter et nous nous devons donc d’accompagner chacun dans sa vieillesse au jour le jour. Ce n’est pas simple de devenir dépendant quand on a été patron d’une entreprise ! Notre mission c’est aussi l’accompagnement du résident malade, avec la question de la fin de vie et de la mort qui ne doit plus être un sujet tabou. Là encore, les personnels bénéficient de formations et de matériels adaptés. Accompagner la personne âgée au quotidien n’est pas toujours simple et, pourtant, des liens se tissent tout au long du séjour. C’est aussi cela la richesse de notre métier. Prendre soin, en se réalisant au quotidien. L’association Le Défi du Traict organise chaque année la Fête de la Mer sur le port de Kercabellec à Mesquer. Gilles Le Roux, président, et Jean-Christophe Lenormand, administrateur, rappellent que cette manifestation s’appelait à l’origine le Festival du Bois Salé : « L’association possède une yole de Bantry et l’objectif était de rassembler des bateaux pour une fête maritime et une chasse au trésor en mer pour les équipages. Au fil des ans, la manifestation est devenue de plus en plus importante et nous nous sommes associés avec la mairie de Mesquer. Le concept reste le même, mais ce sont deux jours de fête sur le port de Kercabellec, avec des spectacles, des animations musicales et des initiations à l’aviron et à la godille. » Cette année, la Fête de la Mer se déroulera les 16 et 17 septembre. Le site correspond parfaitement à l’esprit de la fête : le petit port de Kercabellec était le site d’exportation du sel. L’activité salicole s’est développée à Mesquer au fil du temps, pour atteindre son apogée au XIXe siècle. Utilisé principalement pour la conservation des poissons et des viandes, le sel était embarqué au port de Kercabellec pour être exporté sur toute la façade atlantique. L’objectif principal de l’association Le Défi du Traict est la transmission des savoir-faire maritimes traditionnels, aussi bien les techniques de navigation que les activités annexes comme le matelotage, l’entretien des bateaux en bois ou les chants de marins. Des navigations sont organisées régulièrement, à la demi-journée ou à la journée. Au programme notamment : Samedi 16 septembre : Spectacle déambulatoire à 11h30 Déambulation musicale à 12h30 Initiation à l’aviron et à la godille à partir de 15h Spectacle déambulatoire à 16h00 Parade des bateaux à 17h00 Concours de chants de marins à 19h30 Concert de rock celtique à 21h00 Dimanche 17 septembre : Spectacle déambulatoire à 11h30 et 14h00 Randonnée à la découverte des pêcheries du Rostu à 14h30. Contes Vents & Marées par JeanMarc Derouen à 14h45 Initiation à l’aviron et à la godille à partir de 15h Spectacle déambulatoire à 16h00 Fanfare rock’n’roll à 16h30 Rendez-vous pour la Fête de la Mer sur le port de Kercabellec à Mesquer
RkJQdWJsaXNoZXIy MTEyOTQ2