La Baule+

la baule+ 20 // Septembre 2023 La Baule + : On découvre à travers Socrate une multitude de fonctions, comme une sorte de Wikipédia, Evernote, ChatGPT ou Word : n’est-ce pas un peu tout cela ? Thibault Jabbour : Socrate est une alternative aux réseaux sociaux existants. Nous proposons un réseau social français, positif et privilégiant le partage de connaissances. Nous avons développé une technologie native qui permet d’apporter une promesse très ciblée. Depuis vingt ans, l’environnement numérique des organisations devient de plus en plus complexe, avec un nombre assez important d’outils : entre les outils de formation, les intranets ou les bases de données natives, il y a six à huit outils en moyenne. Nous avons fait le pari de développer une technologie qui va agréger l’environnement numérique des organisations, à travers une plate-forme unique, pour Innovation ► Un Baulois a inventé le premier réseau social du savoir et du partage de connaissances Thibault Jabbour : « Ce qui différencie une entreprise d’une autre, c’est de savoir vendre sa connaissance ou le fruit de sa connaissance. » Thibault Jabbour a l’habitude de passer ses vacances à La Baule. Ce jeune entrepreneur parisien est le fondateur de Socrate, premier réseau social européen du savoir et du partage de connaissances. Créée en 2018, la plateforme Socrate, qui a pour ambition de partager la connaissance et la réflexion, compte aujourd’hui une dizaine de salariés. Socrate met en relation des créateurs de contenus experts et certifiés avec des utilisateurs qui ont envie et besoin d’apprendre. Acteur de l’égalité des chances, Socrate permet l’accès à la culture pour tous au sein d’un espace sécurisé. permettre aux collaborateurs d’accéder, de manière instantanée, à l’information et à la connaissance. Est-ce une information propre aux métiers de l’entreprise, ou avezvous des passerelles vers l’extérieur ? Aujourd’hui, le DRH peut imposer des formations dans le cadre de la montée en compétences des collaborateurs. Nous avons aussi fait le pari d’apporter un environnement assez intuitif et agréable pour pousser le collaborateur à développer sa cartographie de compétences à une époque où l’on ne connaît pas 80 % des métiers de demain. Comment arrivez-vous à vous interfacer aux logiciels métiers ? Chaque segment numérique de l’organisation est très spécifique. Il y a des silos différents entre la formation, le collaboratif ou les bases de données. Notre proposition de valeur est d’unifier tout cet environnement afin d’assurer la productivité du collaborateur en le rendant beaucoup plus indépendant dans sa démarche d’accès à l’information. On constate aujourd’hui, sur les premiers déploiements, que le collaborateur gagne en moyenne 60 % de sa productivité, alors qu’auparavant il devait demander l’information à son supérieur. Au départ, est-ce une base vierge que l’on doit alimenter ? Nous menons une première phase d’audit au sein de l’entreprise pour comprendre le périmètre d’intégration à effectuer. En fonction des différentes entreprises, nous allons pouvoir faire de l’intégration sur des environnements spécifiques, en agrégeant l’outil de formation et les différents catalogues externes de formation, puisque l’entreprise achète souvent des ressources complémentaires. En fonction des différentes organisations, les collaborateurs sont parfois plus à l’aise quand ils se forment en regardant des vidéos, ce qui permet de gagner du temps. Il y a une phase de déploiement qui est assez importante, puisque nous sommes dans l’intégration informatique, et nous devons donc créer des ponts avec les différents outils existants. À qui vous adressez-vous ? Nos interlocuteurs principaux sont les directeurs généraux, les DRH et les DSI. Nous avons une intention très philosophique, puisque nous sommes axés vers la connaissance, car c’est le fondement de notre civilisation et de toutes les organisations. Ce qui différencie une entreprise d’une autre, c’est de savoir vendre sa connaissance ou le fruit de sa connaissance. Dans notre vocabulaire, nous parlons de la connaissance au sens large du terme : aussi bien la formation des collaborateurs, que toutes les ressources internes, comme les PDF, qui résident dans les ressources de l’organisation et qui sont de plus en plus difficiles d’accès du fait que les bases de données sont de plus en plus importantes. La connaissance peutelle être partagée entre différentes entreprises ? Peut-on décider de partager un document avec des niveaux de confidentialité différents ? Aujourd’hui, on est plutôt en vase clos et j’ai tendance à dire que l’on devient la couche d’ozone de l’environnement numérique de l’organisation. L’idée est de ne pas faire sortir la connaissance. Cependant, dans des secteurs d’activités complémentaires, nous développons cette interopérabilité pour partager la connaissance et aller beaucoup plus loin. Quelle est la différence avec l’intelligence artificielle ? Nous avons fait le choix de développer une intelligence artificielle qui se déploie en

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