la baule+ Septembre 2024 | 7 N’oubliez pas que l’on produit des Bugatti à Molsheim, dans l’est de la France. Ce sont les voitures les plus chères du monde et c’est le constructeur qui a le plus de succès sur les hypercars, puisque c’est le numéro un mondial. Entreprendre, c’est dans votre ADN familial ! Oui, j’entreprends depuis l’âge de 21 ans. Je n’ai pas attendu d’être sorti de l’école pour créer ma première boîte. Je pense que c’était en moi et, en plus, j’ai eu l’exemple de mon père. C’est dans l’instabilité que l’on émerge Que diriez-vous aux jeunes qui ont envie d’entreprendre aujourd’hui? Beaucoup veulent partir à l’étranger... Malheureusement, je le comprends. L’ensemble de l’Union européenne est en difficulté et les difficultés seront croissantes. Les mesures politiques ne sont pas au rendez-vous. Beaucoup de jeunes sentent que les débouchés sont plus nombreux en Asie ou aux États-Unis, c’est une réalité. Maintenant, heureusement, tout le monde ne pense pas cela, sinon il n’y aurait plus d’entrepreneurs en France. Je dirais aux jeunes qui veulent se lancer dans l’entrepreneuriat que c’est le meilleur moment. Il n’a jamais été aussi propice d’entreprendre. Il n’y a jamais eu autant de possibilités d’entreprendre, tellement il y a de bouleversements. Dans une économie stable, il est extrêmement difficile de réussir et c’est dans l’instabilité que l’on émerge, puisque les cartes sont rebattues. La technologie revoit tout et l’on peut créer des boîtes avec une très forte valeur ajoutée. Jamais l’accès au savoir et à l’entrepreneuriat n’a été aussi facile. C’est une bonne période pour entreprendre. Mais il faut se connaître soi-même, ses qualités et ses défauts. La première qualité, c’est la résilience, l’opiniâtreté, la résistance, parce qu’il est extrêmement difficile d’entreprendre. On est toujours confronté à des difficultés et il n’y a que celui qui n’accepte pas la défaite, et qui veut tout le temps repartir, qui peut s’en sortir. Il faut être aussi extrêmement créatif et s’adapter. Il faut aussi bien s’entourer, avec des gens qui ont les qualités que l’on n’a pas soi-même, pour former une bonne équipe. Personnellement, j’ai été salarié pendant trois ans, deux ans chez McKinsey et un an chez Partouche, je ne pourrais pas revenir au salariat. Je suis destiné à continuer à entreprendre. Propos recueillis par Yannick Urrien.
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