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la baule+ Juillet 2025 | 17 Je me retrouve face à Shimon Peres. Il me dit que je dois être exfiltré de Jérusalem Cette période est étonnante, elle s’achève en Israël sous la protection du Mossad… Nous sommes en 1981. J’ai 18 ans, je suis étudiant à Paris et je tombe amoureux d’un étudiant juif. Par amour pour lui, je mets l’étoile de David autour de mon cou. En septembre 1982, nous allons visiter le Liban ensemble et aussi voir son cousin qui était dans l’armée d’occupation israélienne du Liban. Lorsque nous arrivons, Bachir Gemayel se fait assassiner. En réaction, il y a le massacre des camps palestiniens de Sabra et Chatila, et je rencontre le cousin de mon copain qui décide de quitter l’armée israélienne à ce moment-là. Finalement, je deviens très proche de ce soldat israélien déserteur. Nous passons par Chypre, puis on arrive en Israël. À Jérusalem, je parle arabe avec les Arabes de la ville et, un matin, le Mossad vient me voir en me demandant de l’accompagner. Je me retrouve face à Shimon Peres, qui était parfaitement francophone et que j’avais déjà rencontré auparavant. Il me dit que je dois être exfiltré de Jérusalem, parce que les Arabes de la ville me prennent pour un espion du Mossad. Il me dit : « Tu te promènes main dans la main avec un soldat de Tsahal et tu parles arabe avec tout le monde ! Que peuvent-ils penser ? » Dieu est présent partout dans le monde Il y a aussi un message dans votre livre, lorsque vous soulignez que nous avons tellement de différences et de proximité… Cependant, la grande fracture, c’est notre approche laïque car l’absence de Dieu n’est pas comprise par le reste du monde… René Girard disait : « Nous nous battons d’autant plus férocement que nous sommes semblables. » Dieu est présent partout dans le monde, peu importe la religion, alors que chez nous nous prenons une grande distance par rapport au sacré. Les peuples de ces régions, juifs, chrétiens ou musulmans, nous regardent avec une certaine condescendance et un certain mépris, car nous ne voulons plus avoir affaire au sacré. Donc, oui, notre absence de spiritualité fait de nous des marginaux pour la plus grande partie du monde. L’Europe occidentale est en fait la seule au monde à être dans cette situation, car la spiritualité est présente sur la planète entière. Ne sommes-nous pas les marginaux de la planète ? Jacques Chirac a tout fait pour supprimer la mention des racines chrétiennes de l’Europe dans la Constitution européenne. Nous voulons extirper le sacré de notre culture et c’est ce qui explique notre mal-être. On ne peut plus s’accrocher à rien, puisque tout part à vau-l’eau. Propos recueillis par Yannick Urrien. Cap Atlantique : nouvelles consignes pour les dépôts de terre et de gravats en déchèterie La Communauté d’agglomération Cap Atlantique renforce ses règles concernant l’accueil des terres végétales et des gravats dans les déchèteries du territoire. Une évolution rendue nécessaire par les nouvelles exigences environnementales et les coûts croissants de traitement des déchets. Des contrôles renforcés menés par la DREAL (Direction régionale de l’environnement) ont récemment conduit à l’imposition de procédures d’analyse plus strictes pour les déchets inertes (gravats, terres, pierres…). En conséquence, de nombreux dépôts ont été refusés par les sites de stockage, en raison de la présence de terres potentiellement polluées ou de matériaux non conformes (comme les briques plâtrières). Résultat : près de 150 000 euros de surcoûts pour Cap Atlantique au cours du deuxième trimestre 2025. Les gravats doivent être dépourvus de toute terre ou de brique plâtrière et déposés dans l’une des 9 déchèteries du territoire. Les terres végétales peuvent encore être apportées, mais uniquement séparées, et sur certains sites uniquement : Le Pouliguen, Piriac-sur-Mer, Herbignac (Kéraline) et Pénestin. Pour les professionnels, il est désormais interdit de déposer toute forme de terre, quelle que soit la déchèterie. Cap Atlantique rappelle que la terre végétale a une réelle valeur, tant pour les aménagements paysagers que pour l’agriculture ou les chantiers de voirie. Au lieu de l’éliminer, des solutions de réutilisation, de don ou de vente entre particuliers sont à privilégier pour éviter qu’elle ne devienne un déchet inutile. Candidat malheureux face à Franck Louvrier lors des municipales de 2020, Jean-Yves Gontier, avocat et figure de l’opposition bauloise, a tenu des propos remarqués au micro de Kernews. Cinq ans après l’élection, il dresse un bilan globalement positif du mandat de son ancien adversaire. Le candidat d’Emmanuel Macron et d’Édouard Philippe à l’élection municipale de 2020, soutenu par le maire sortant Yves Métaireau, rappelle qu’il a toujours assumé avec sérieux son rôle d’opposant : « Depuis le premier jour de mon mandat, je l’assume avec fierté et responsabilité, par mon travail en commission, par mes propositions, mon implication et mes prises de position au conseil municipal. » Il souligne sa participation active, notamment au sein de la commission des finances, où il dit travailler « en lien direct avec l’adjoint aux finances, le directeur général des services, et des collègues de toutes sensibilités. » Un dialogue transpartisan qu’il revendique : « On débat, on questionne, on cherche des solutions concrètes. » Signe d’une opposition constructive, Jean-Yves Gontier reconnaît que plusieurs de ses propositions de campagne de 2020 ont été reprises et appliquées. « C’est la preuve qu’elles répondaient à de vraies attentes. Je le dis sans difficulté : le maire a obtenu des résultats positifs sur plusieurs points importants.» Il salue notamment la volonté du maire « de faire vivre La Baule toute l’année, de maintenir un bon niveau de qualité de vie, et d’avoir eu le courage de lancer le chantier complexe du boulevard de mer. » Quant à ses propres idées pour l’avenir, il Jean-Yves Gontier, le poulain d’Edouard Phillipe lors des municipales de 2020 à La Baule, salue l’action de Franck Louvrier évoque le retour du stationnement gratuit hors saison, via des zones bleues, ou encore la création d’une direction des affaires internationales, afin d’attirer la clientèle étrangère, encore marginale selon lui. Le climat politique local semble s’être apaisé, selon lui: « Nous avons appris à travailler ensemble. Le maire est quelqu’un de respectueux, qui anime bien le conseil municipal. La parole circule librement. » À propos de ses intentions pour 2026, il reste prudent : « Ce qui compte aujourd’hui, c’est bien gérer La Baule, pas courir après les titres. » Enfin, il adresse une critique voilée à certains membres de l’opposition : «Ceux qui ont préféré les calculs personnels se sont décrédibilisés d’eux-mêmes. Les Baulois attendent des résultats, pas des querelles. »

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