la baule+ 26 | Juillet 2025 Humeur ► Le billet de Dominique Labarrière Des symboles comme s’il en pleuvait A la mort de Louis XIV, qui s’éteignait au terme d’un règne long de quelque soixantedouze années, un courtisan, stupéfait, déclara : « Après la mort du roi, on peut tout croire. » Plus rien ne saurait nous étonner, voulait-il dire. Soixante-douze ans, c’est aussi, à quelques broutilles près, le règne Baulois sur la Niniche de sa majesté Manuel. La boutique de la baie, célèbre entre toutes, a donc baissé définitivement son rideau. Fin d’une époque. Tout un symbole. Si les enseignes de bienfaisance - dispenser une douceur telle que la Niniche est bel et bien un acte de bienfaisance (nous n’exigerons pas la canonisation, mais la tentation nous titille un brin…) - en viennent à disparaître, on ne peut plus guère s’étonner de rien en effet. Triste époque. Dans le même temps, nous apprenons avec une égale stupeur et un identique désarroi que l’invention qui, idéalement, était destinée à sauver nos vies s’avérerait être le pernicieux instrument pouvant au contraire, à tout moment, nous envoyer ad patres. Infernal paradoxe. Je veux parler ici évidemment de l’airbag de nos automobiles dont beaucoup, vraiment beaucoup, seraient à peu près aussi peu fiables qu’une promesse présidentielle d’allègement fiscal. C’est dire. Si par nature je ne répugnais tant à la facilité, je dirais qu’il faut quand même que les constructeurs - dont les plus connus, les plus prestigieux - aient été plutôt gonflés pour oser équiper leurs engins de trucs à l’efficacité aussi douteuse. (Airbag, gonflés, vous voyez l’astuce, je pense…) Passons. Il reste que là aussi le symbole a de quoi interloquer. Se faire tuer par ce qui était censé vous sauver, ou l’ironie poussée à son paroxysme. Là-dessus, en pleine séance au Palais Bourbon, alors même qu’il découvre que la crue de la dette lui monte à présent jusqu’aux naseaux, Monsieur le Premier ministre, dans un accès de lucidité qu’on n’aurait pas vraiment attendu de sa placide personne, fait, ébahi, le constat qu’il pleut jusque dans l’hémicycle. Cela dit, il ne nous apprenait pas grand-chose en la circonstance. Les citoyens lambda que nous sommes avaient compris depuis un bon moment déjà que l’État et son char branlant prenaient l’eau de toutes parts. Faisant courageusement front face à l’adversité et avec un sens de l’à-propos lui aussi sidérant, le président de séance n’y alla pas par quatre chemins ! Montrant une belle autorité, il ordonna l’évacuation de la salle. Le public-citoyen que nous sommes a pu se réjouir à ce spectacle : pensez, une décision politique suivie d’effets immédiats, voilà à quoi nous ne sommes pas tellement accoutumés. L’homme ne laissa même pas le temps aux députés LFI et vassalisés de déposer une motion dénonçant cette intrusion pluviale comme une tentative de subversion fasciste du RN visant à abattre la démocratie parlementaire. Ni même le temps à la molle coalition du centre-droit, centregauche, centre-centre de faire ce qu’elle sait si bien faire, ouvrir le parapluie. Heureusement, la police était là, qui sut en l’occurrence nous arracher un large sourire. Patrouillant - j’allais écrire pataugeant - à bord d’un véhicule de service dans certaines rues de la capitale inondées, les fonctionnaires à son bord eurent la malicieuse idée de brancher à fond les haut-parleurs afin de diffuser en boucle la musique du film Titanic. Facétie mordante, piquante, certes, mais particulièrement bien trouvée. Il n’est pas si courant, on en conviendra, que des policiers aient l’occasion de rigoler un peu. Et nous non plus d’ailleurs. Là encore, en filigrane, tout un symbole. Il y a belle lurette que le magnifique paquebot France - né natif de Saint-Nazaire - n’affronte plus les flots bleus, mais il nous reste le navire amiral France, le pays, la nation. Ce sur quoi nous sommes embarqués bon gré mal gré et qui, de jour en jour, nousprenddes fauxairsdeTitanic, justement. Les icebergs sur sa route ne manquent pas. On le sait. Mais le pire n’est jamais certain. Il semurmure par ici que tout n’est pas perdu pour la Niniche. Alors continuons d’espérer. Après la pluie le beau temps, affirme la sagesse populaire. Le beau temps, une douceur façon Niniche de tous les instants, voilà précisément ce que je vous souhaite pour votre séjour estival en Presqu’île. Contactez-nous pour votre publicité dans La Baule+ : la baule+ L’efficacité de la lecture papier n’est plus à démontrer en matière de publicité. 1/ Meilleure compréhension et mémorisation 2/ C’est la publicité préférée par la majorité de consommateurs. 3/ Plus d’attention et moins de distractions 4/ Une lecture plus lente 5/ Stimule les émotions et le désir De plus, la publicité perçue par les lecteurs de la presse surclasse les sites Internet et la télévision, notamment grâce à la cohérence des contenus avec les annonces ou encore la qualité des produits et services proposés. La Baule+ n’est pas un journal gratuit comme les autres, le contenu éditorial est jugé de grande qualité par tous les lecteurs. 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Le projet était attendu : Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglo vient de poser la première pierre de son futur conservatoire intercommunal. Actuellement réparti sur plusieurs sites peu adaptés et arrivés à saturation, le conservatoire intercommunal accueille près de 950 élèves sur les communes de La Baule et Guérande. Le nouvel équipement permettra de porter cette capacité à 1 300 élèves, dans des conditions d’enseignement modernisées et accessibles à tous. Le futur bâtiment comprendra notamment 20 salles d’enseignement musical, 11 salles de pratique collective, une salle d’orchestre, une salle de percussion, une salle de musique assistée par ordinateur, des studios, des espaces de répétition en accès libre, ainsi qu’un auditorium de 150 places aménagé dans l’ancienne chapelle restaurée. Un orgue baroque flamand y trouvera aussi sa place, valorisant le lien entre patrimoine et création. Pensé comme un pôle culturel de proximité, ce nouvel ensemble sera entièrement accessible aux personnes en situation de handicap, conformément à la Charte Musique et Handicap. Intégré dans un parc paysager, il répondra à des standards élevés de performance environnementale et favorisera la biodiversité. Le coût global du projet s’élève à 15,7 millions d’euros, financé par Cap Atlantique avec le soutien du Département, de la Région et de l’État (cofinancement à hauteur de 30 %). Porté par un projet d’établissement 2023– 2028, le futur conservatoire vise à devenir un centre de ressources musicales à l’échelle intercommunale. L’offre pédagogique y restera diversifiée, croisant musique classique, musiques actuelles, pratiques collectives et numériques, en lien avec les écoles, les structures culturelles et les habitants. Cap Atlantique propose aux habitants de voter pour le futur nom du conservatoire, parmi trois propositions : Épicentre, Le Forum des Arts, ou La Clef des Prés Salés. Le vote est ouvert sur www.cap-atlantique.fr. Le chantier entrera dans sa phase active dès l’automne 2025, avec une livraison estimée courant 2027. Un nouveau conservatoire pour le territoire : Cap Atlantique pose la première pierre à Guérande
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