La Baule+

la baule+ Juin 2025 | 25 Pour les Rencontresmusicales de LaBaule, vous organisez des concerts de musique classique les soirs d’été... À l’origine, je n’avais pas envie de faire un festival. Mais quand on m’a proposé de travailler dans l’amphithéâtre du Parc des Dryades, avec ce plateau de 240 métres carrés et les arbres autour, j’ai craqué... Les deux premières années, je ne voulais pas installer un système d’amplification, mais cette année nous allons faire un réajustement. Quand il n’y a pas de vent, le son est extraordinaire. Mais quand le vent va dans le sens du plateau, le son est emporté et les gens n’entendent pas. C’est la raison pour laquelle nous allons réajuster le son cette année. Il faut du temps et de l’argent Les Rencontres musicales de La Baule peuvent-elles être à la musique classique ce que les Chorégies d’Orange sont à l’opéra ? C’est ambitieux, il faut du temps et de l’argent, mais il y a de nombreux atouts dans cette infrastructure. On peut faire quelque chose d’ambitieux. On essaye d’amener de plus en plus de monde chaque année. Il faut du temps pour faire les choses, il faut beaucoup de qualité, mais il y a tout un environnement autour des Dryades. C’est fascinant, quand il y a de la belle musique, les oiseaux écoutent et ne chantent plus. La musique de chambre peut susciter beaucoup de choses. C’est une leçon de dialogue raisonnable, c’est Goethe qui disait cela Vous auriez pu avoir une programmation plus grand public en proposant les œuvres classiques que l’on retrouve dans les compilations de musiques de films ou de publicités… Cette année, nous avons programmé Les Quatre saisons ! Ce sont quatre concertos pour violon et, à chaque concerto, nous prendrons un soliste différent. Nous proposons aussi un concerto pour violon de Bach. C’est une belle expérience. Nous travaillons avec des jeunes virtuoses, qui ont une très grande technique. Ils ont un très bel avenir devant eux. Vous savez, la musique de chambre peut susciter beaucoup de choses. C’est une leçon de dialogue raisonnable, c’est Goethe qui disait cela. Je crois que tous ceux qui ont découvert ce festival les deux premières années ont envie de revenir cette année. Les spectateurs vont avoir de la chance, parce que c’est un parcours musical qui a réellement un sens sur le plan culturel. C’est aussi une réponse à notre vie actuelle. Propos recueillis par Yannick Urrien.

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