la baule+ Septembre 2025 | 11 là, toute la classe politique française a pris peur. Il est nommé Premier ministre. Je suis prié de quitter mon poste, mais je fais de la résistance et je décide de rester dans la Nièvre. À ce moment-là, des proches de François Mitterrand me contactent en m’expliquant qu’une opération se prépare pour déstabiliser Pierre Bérégovoy. C’était un an avant l’affaire du canal. Je ne pensais pas du tout qu’ils allaient finir par le tuer un soir de 1er mai. Le problème, c’est qu’il a été six ans au ministère des Finances, où il a pu recueillir énormément d’informations confidentielles sur les flux financiers. À cette époque, il y avait énormément de scandales financiers, comme les frégates de Taiwan, Elf, Pechiney, Urba ou le Crédit lyonnais. Pierre Bérégovoy avait avec lui de vraies bombes et il pouvait dynamiter la classe politique française. Il y a eu un consensus sur le thème: « Si l’on veut continuer à survivre et continuer nos magouilles - gauche, centre et droite - il faut absolument se débarrasser de lui. » Diana : ce n’était pas du tout un accident Vous avez aussi enquêté sur l’accident de la princesse Diana… J’en parlerai dans un prochain livre et j’apporterai les preuves que ce n’était pas du tout un accident. Ce sont des preuves qui ne sont jamais sorties. Des chercheurs indépendants, souvent d’anciens magistrats et policiers, ont largement travaillé là-dessus. Il y a toujours eu des morts et des suicides mystérieux. Maintenant, lorsque vous apprenez qu’Untel s’est pendu oua faitunechute en montagne, comment réagissez-vous ? D’abord, avec beaucoup de méfiance et de circonspection. J’essaye d’analyser les circonstances de l’événement. Pourquoi cet homme, qui grimpait sur les échelles de Notre-Dame, est-il tombé d’un ravin ? Pourquoi cet homme qui s’apprêtait à écrire un livre se retrouvet-il avec un gros coup de déprime ? Pourquoi tel chercheur, spécialisé dans l’intelligence économique, se retrouve-t-il avec une balle dans la tête dans sa voiture ? Chaque fois, je découvre que ce sont des gens qui ont eu un certain courage et une certaine liberté de parole. Ils ont pris position sur des sujets nationaux, ils ont présenté des alternatives et, au lieu de les laisser organiser des débats, on les retrouve brutalement suicidés... Pour moi, c’est une dérive qui n’est pas propre à la France puisque l’on retrouve cela dans de nombreux pays. Quand on se demande qui la personne dérangeait, on trouve rapidement des réponses. (Suite page 12)
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