Loïc Sellin a été producteur et animateur à Radio France, journaliste à l’agence Reuter et directeur de collection aux éditions Atlas. Il est notamment l’auteur de plusieurs ouvrages de psychologie, en collaboration avec Alfred Tomatis, et de livres de voyages sur différents pays ou régions de France. Il habite au Pouliguen depuis plusieurs années et il est membre de l’association « Les Greniers de la mémoire ». Il vient de publier « Les rues du Pouliguen », un ouvrage dans lequel il nous fait découvrir sa ville d’adoption, sa grande et sa petite histoire, par l’intermédiaire des rues et de l’architecture : « J’ai mené une enquête qui a duré plus d’un an. Ce qui me plaît au Pouliguen, c’est que c’est l’une des plus petites communes de Loire-Atlantique, 4 kilomètres carrés contre 80 pour Guérande, et, ce qui m’a surpris, c’est cette immense variété sur une aussi petite surface. Il y a la grande côte avec tous les rochers et des paysages magnifiques, il y a cet étier magnifique au bord de la plage du Nau, qui remonte pour alimenter les marées et, au milieu, toute une zone, presque campagnarde, avec des petits chemins. Cette variété de paysages m’a fasciné. En plus, je me suis penché sur la variété des styles architecturaux, puisque cohabitent à la fois les habitations d’origine du Pouliguen, qui datent du XVIe siècle, et cette déferlante d’architecture balnéaire, d’une immense fantaisie, avec des magnifiques villas qui ont été construites au moment de l’arrivée du tourisme et qui constituent l’une des richesses de cette cité ». Loïc Sellin souligne : « Il y a un contraste entre le centre, qui est ramassé complètement, puisque l’origine du Pouliguen date de la création, au XVe siècle, du port qui vivait de la richesse des marais salants, et le côté plus ancien de la pointe de Penchâteau, avec des traces humaines qui remontent à ce que l’on appelle la protohistoire, avec des camps gaulois qui sont complètement enfouis. Il y a des traces de vie extrêmement anciennes ». Ce livre permet aussi de comprendre que Le Pouliguen est une localité importante de la presqu’île, avec Guérande, car « c’est une ville qui a une identité très forte, une identité qu’elle s’est forgée elle-même, puisque la création de la commune du Pouliguen date de 1854. Il y a toujours eu cette volonté d’indépendance que l’on ressent encore auprès des habitants. L’histoire leur donne raison avec cette antériorité par rapport à La Baule. C’est une ville qui est une véritable identité. Dès que l’on traverse le pont, on change d’ambiance complètement. Il n’y a pas de centres commerciaux, mais une promenade avec différentes petites boutiques. C’est une atmosphère très familiale et festive. Madeleine Chapsal, qui habite depuis quelques années au Pouliguen, parle d’une commune où souffle l’esprit ». L’auteur est convaincu que ce climat particulier, propre au Pouliguen, va perdurer : « Il y a des associations qui entretiennent l’histoire du Pouliguen et il y a une politique nationale du patrimoine qui préserve toutes ces belles maisons qui sont protégées. Vous pouvez croiser une demeure qui ressemble à une hacienda provençale, un château de style Louis XIII, une demeure de style Renaissance ou une petite maison de pêcheur… Le charme, c’est cette diversité qui, paradoxalement, crée l’identité du Pouliguen ».

« Les rues du Pouliguen – Leur nom, leur histoire » de Loïc Sellin est publié aux Éditions Stéphane Batigne.

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