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Mardi 25 janvier 2022 : Pierre Cassen

Pierre Cassen, fondateur de Riposte Laïque, explique les raisons de son engagement contre la crise sanitaire : « C’est l’amour de la liberté, le refus du totalitarisme, et le refus la dictature. Je refuse le totalitarisme d’une société islamique, je refuse la soumission totale à des dogmes et, sur le sanitaire, ce même amour des libertés publiques me fait m’engager depuis maintenant deux ans contre toutes les mesures liberticides que nous avons subies. On a vécu une attaque sans précédent contre les libertés élémentaires que représentent nos sociétés occidentales. J’ai animé des réunions à Paris, à Nantes, à Auray, à Ploërmel et à Vannes tous les samedis. »

Des divergences dans le camp nationaliste sur le Pass sanitaire

Pierre Cassen analyse les divergences qui existent dans le camp nationaliste sur la question sanitaire : « Nous ne sommes pas une civilisation musulmane, on doit suivre un livre sacré de A à Z, et, dès que l’on sort des sentiers battus on devient un infidèle. Par exemple, j’ai beaucoup aimé Robert Ménard, nous avions des relations privilégiées, y compris avec sa femme Emmanuelle, mais le Robert Ménard que je découvre à travers la politique sanitaire me consterne. C’est un homme qui a été brillamment réélu à Béziers, mais il se vante, d’avoir retiré les bancs de sa ville lors du premier confinement, pour que les gens rentrent le plus vite chez eux. On ne reconnaît pas le Robert Ménard qui se battait pour les libertés quand il était président de Reporters sans frontières. Il n’est même plus capable de comprendre que la vaccination est un droit individuel, ce n’est pas la peste noire, il y a 99,95 % de survivants. Il faut arrêter cette folie totalement liberticide. »

Finalement, « il y a des gens qui n’étaient pas d’accord avec nous sur l’islam et qui sont maintenant d’accord sur le sanitaire, et l’inverse, c’est la vie. C’est la richesse de la civilisation occidentale. »

Questions à Joël Mathurin, préfet du Morbihan

Pierre Cassen dénonce la situation à Vannes car « des contraventions arrivent chez les manifestants, sans qu’il y est eu une interpellation » : « L’historique de Vannes est exceptionnel, cette ville est le bastion de la résistance dans la lutte contre le Pass sanitaire en Bretagne. Il y a eu des manifestations avec plus de 10 000 personnes cet été. Les manifestations sont toujours pacifiques, il n’y a pas de gauchistes qui provoquent les policiers, les manifestations sont vraiment populaires. Nous apprenons que, depuis le mois de novembre, vous avez des manifestants qui ne sont absolument pas interpellés par des policiers et qui reçoivent à domicile des amendes de 135 € car ils ont été sans masque dans la manifestation. Malgré tout, le commissaire de police de Vannes et le préfet revendique cette méthode comme étant légitime en expliquant que l’exception sanitaire autorise les forces de l’ordre à verbaliser des citoyens sans les interpeller. C’est ahurissant. »

Ce qui est grave, selon Pierre Cassen, c’est que l’on a l’impression que l’on est en train d’installer un fichier de manifestants : « La plupart de ces manifestants sont des gens des classes populaires, malgré tout, on leur balance des amendes de 135 €. Je connais un couple qui a déjà eu trois amendes alors qu’ils n’ont pas des revenus exceptionnels. C’est la porte ouverte à l’arbitraire. Vous avez des personnes qui racontent qu’ils ont reçu une amende pour non-port du masque à Vannes, alors qu’ils étaient en train de manifester pour la défense du climat à Rennes ! Nous avons des contacts avec la plupart des personnes qui animent des manifestations contre le Pass sanitaire en France et il n’y a aucun autre exemple que celui de Vannes ou des manifestants sont verbalisés sans avoir été interpellés. Vannes est une exception française. J’ai participé à des manifestations parisiennes avec Florian Philippot, vous aviez des forces de l’ordre, les gens n’étaient pas masqués, très franchement les forces de l’ordre ne faisaient pas de zèle. J’ai animé un rassemblement à Auray, cela s’est très bien passé, idem à Ploërmel, nous étions sans masque, les forces de l’on ne faisait pas de zèle. Or, à Vannes, il y a une autre politique depuis l’arrivée du préfet Joël Mathurin. Je n’attaque pas la police, je suis à fond avec la police quand elle protège les citoyens, mais j’ai l’impression que la police est utilisée dans un rôle qui n’est plus celui de la protection des citoyens. On est en plein dans le contrôle social à la chinoise. Je n’ai pas envie de vivre dans une société où je vais manifester pour la défense de mes libertés et, trois semaines plus tard, je reçois un PV de 135 € dans ma boîte aux lettres. Tout cela ne sent pas bon. Ce qui se passe à Vannes, et encore une fois je n’ai pas d’hostilité contre les policiers, qui se comportent bien la plupart du temps, c’est un mauvais message à la population. »

Écoutez Pierre Cassen avec Yannick Urrien sur Kernews

Écrit par Rédaction

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