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Stanislas Berton : “On s’attaque aux fondamentaux de la civilisation occidentale qui est fondée sur l’autonomie de l’individu “.

L’invité de Yannick Urrien du mardi 15 février 2022 : Stanislas Berton

Stanislas Berton fait partie de ces nouveaux talents qui alimentent le débat d’idées. Le polémiste vient de publier un ouvrage sans langue de bois dans lequel il analyse ce qu’il appelle une « guerre cognitive » visant à maintenir les peuples dans la peur, notamment en traitant de complotistes tous ceux qui tentent de poser des questions dérangeantes. En effet, depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux intellectuels expliquent qu’il y a derrière cette stratégie de mise au pas des peuples le plan du Forum de Davos visant à changer le monde, notamment en se basant sur le livre de Klaus Schwab. Stanislas Berton, que nous avons interrogé, déclare :  «  C’est une guerre hors limite, l’idée est de réussir à se battre par des moyens non conventionnels. On ne se bat plus avec un équipement militaire, mais par d’autres biais, notamment la démographie, le droit, la culture et les médias. L’idée centrale de la guerre hors limite est de prendre le contrôle du cerveau de l’adversaire et c’est le principe central de la stratégie chinoise qui consiste à vaincre l’ennemi sans même qu’il ait conscience qu’on lui a livré bataille. Ensuite, il y a la guerre cognitive qui consiste à prendre le contrôle du cerveau pour manipuler la perception des gens et de leur environnement, via les médias, qui sont entre le ministère de la vérité de 1984, et une nouvelle église qui dicte le dogme et qui jette des anathèmes. Quand on commence à travailler, à analyser cette technique incroyable, il y a même de fausses théories du complot qui sont créées par les vrais comploteurs. Elles sont utilisées pour discréditer les théories du complot pour les mettre toutes dans le même sac. Il s’agit par exemple des reptiliens ou de la terre plate ou des choses comme ça. Cela permet de dire ensuite que tous les gens qui ont des théories un peu autres, eh bien, ce sont des fous furieux. Je considère même que c’est la troisième guerre mondiale. Comme disait James Giordano, qui était un spécialiste de la question et qui enseignait à West Point, le cerveau humain sera le champ de bataille du XXIe siècle. Nous y sommes. Il s’agit d’une guerre pour le contrôle de votre cerveau qui passe par énormément de vecteurs et l’information est un vecteur absolument crucial.”

Stanislas Berton va plus loin en estimant que l’on assiste aux prémices du crédit social à la chinoise, qui se développera autour du climat, et d’ailleurs cela commence déjà avec la question du logement et de l’automobile. N’est-ce pas en réalité une volonté de s’attaquer à tout ce qui constitue la liberté individuelle ? Réponse de l’écrivain : « On s’attaque aux fondamentaux de la civilisation occidentale qui est fondée sur l’autonomie de l’individu. En Asie ou au Moyen-Orient, les civilisations sont beaucoup plus collectives. On est en train de détruire tout cela. Derrière tout cela, il y a depuis 2008 la destruction des économies occidentales, notamment par la création monétaire et par l’épuisement des ressources énergétiques. L’économie est en train de s’effondrer depuis 2008 et les gens qui ont causé cet effondrement n’ont pas été sanctionnés. Maintenant, à l’approche d’une crise financière, en 2020, la Covid a permis de camoufler une création monétaire complètement délirante en faisant marcher la planche à billets. Il y a un transfert de richesse qui est sans équivalent dans l’histoire. C’est le casse du siècle ! On a pris l’argent de la classe moyenne pour le donner à une oligarchie financière qui s’enrichit. La crise sanitaire a permis de camoufler tout cela. Ensuite, pour calmer tout le monde, pour éviter la révolte, on a mis en place des instruments de contrôle social. On vous privera de votre liberté d’aller et venir à travers un passe écologique, on vous privera de votre liberté individuelle au niveau de l’habitat, avec des restrictions sur le logement, et on mettra en place un crédit social à la chinoise. Ce n’est pas de la science-fiction, puisque c’est déjà quelque chose qui est en place en Chine. »

L’auteur dénonce les mensonges des médias, mais aussi de l’Éducation nationale : « J’ai découvert, après la crise financière de 2008, que le discours des médias était complètement faux. J’ai creusé en abordant d’autres sujets – philosophiques ou historiques – et je me suis rendu compte que nous étions dans une réalité parallèle. Il est très difficile de faire accepter cela aux gens. Les médias, l’Éducation nationale et le discours politique créent des réalités fictives. Les gens doivent sortir de la matrice, éteindre leur télévision, s’intéresser aux journalistes honnêtes qui donnent la parole à tout le monde et arrêter de faire confiance aux gens qui leur mentent en leur vendant un projet destructeur pour leur liberté et pour leur avenir. » Par exemple, Stanislas Berton fait un parallèle entre la crise sanitaire et l’histoire de France, notamment en abordant la question du Moyen Âge : « Parce que cela participe du mensonge général. Je me suis rendu compte, en refaisant mon éducation, que l’on m’avait menti sur tout ! Ce mensonge est au service des mondialistes pour détruire les peuples, les identités, les Nations et nos racines. Cela s’insinue par le fait de l’école et de l’enseignement supérieur qui sont des machines à laver le cerveau des enfants. Il faut sauver les jeunes des universités. Ce sont des machines qui vendent une idéologie progressiste, ce sont des madrassas progressistes. Idem pour l’école primaire. Les gens ne savent plus lire ou écrire. Il y a des gens qui arrivent à l’université, qui sont quasiment illettrés et qui ne savent plus écrire quelques lignes sans faute. On nous vend le Moyen Âge, avec les méchants seigneurs qui écrasent les pauvres manants, avec l’Église qui brûle tout le monde sur les bûchers, mais, quand vous creusez un peu, vous vous apercevez que c’est une histoire qui a été écrite par les révolutionnaires qui voulaient saper la légitimité de l’ancien régime, ou par des gens de la IIIe République. En réalité, le Moyen Âge, ce n’était pas du tout cela. Tous les fameux privilèges que les révolutionnaires avaient voulu abolir étaient purement fictifs ou étaient tombés en désuétude depuis longtemps. Le système des corporations était beaucoup plus protecteur pour les artisans et les ouvriers que peuvent l’être les syndicats aujourd’hui. On doit remercier la République de nous avoir fait échapper à l’impôt écrasant des seigneurs. Or, dans les faits, au Moyen Âge, le taux maximal d’imposition était de 10 % : je vous laisse faire la comparaison avec ce que l’homme moderne du XXIe siècle paye aujourd’hui ! »

« L’homme et la Cité – Volume II » de Stanislas Berton est publié aux Éditions Le Temps Retrouvé.

Écrit par Rédaction

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