Franck Louvrier : « Le bloc macroniste avec Madame English recule par rapport à son score de 2020. »

Kernews ouvre son antenne à tous les candidats ! Dans le magazine de lundi matin, Franck Louvrier, largement en tête du premier tour, réagissait sans langue de bois au résultat du 1er tour des municipales au micro de Yannick Urrien.

Seule la version audio de cet entretien engage le candidat.

Kernews : Quelle est votre photographie générale de ce premier tour ?

Franck Louvrier : D’abord, on retrouve la participation d’avant-Covid et je remercie vraiment les Baulois pour cette mobilisation civique. Deuxième constat : une réelle percée du Rassemblement national, qui a multiplié par trois son score si on additionne le RN et le RN dissident. Il y a aussi un recul très clair du bloc macroniste. Comme vous le savez, j’étais en 2020 face à M. Gontier et Madame Josso, et clairement le bloc macroniste avec Madame English recule par rapport à son score de 2020.

Pourquoi qualifiez-vous le camp de Mme Sibillotte English de « bloc macroniste », car beaucoup de non-macronistes ont voté pour elle parce qu’elle est « divers-droite » ?

C’est le classement de la préfecture. Ce qu’il faut regarder, c’est d’abord son positionnement en 2020. Elle était soutenue par Emmanuel Macron…

Tout le monde a le droit de changer d’avis…

Elle a le droit de changer d’avis, mais en tout cas elle n’a pas nié les choses. On voit ce que ces personnes proposent. Je propose la construction d’un hôtel de police parce que je pense que la sécurité est un élément essentiel. Elle, elle veut à la place un pôle d’innovation maritime. Voilà la différence. Elle s’est abstenue sur l’armement de la police municipale. Moi, je voulais protéger ceux qui nous protègent. Ce sont des éléments clivants, et c’est la différence peut-être entre moi, engagé dans la famille gaulliste depuis l’âge de 18 ans, et elle, qui est peut-être partie du mouvement macroniste mais qui a toujours ses idées profondes en elle : des idées que je n’ai jamais défendues.

J’ai démontré que pendant six ans j’étais attaché à cette ville

J’entends aussi des Baulois dire : « On ne veut pas voter Franck Louvrier parce qu’il est macroniste et il veut être ministre… » Voilà très sincèrement ce que l’on entend !

J’ai toujours eu un candidat macroniste face à moi à toutes les élections ! Ça a été Madame Josso à une époque, M. Gontier à une autre. Aujourd’hui c’est Madame English ! Et puis, sur le fait d’être ministre : j’ai démontré que pendant six ans j’étais attaché à cette ville, et que je n’ai jamais accepté aucune proposition qui m’a été faite, que ce soit de travailler avec le président de la République ou en dehors de La Baule. Cela prouve bien mon attachement — et cet attachement, ce sont des faits, des réalités. Pendant ces six années, j’ai démontré que j’étais au plus proche des Baulois parce que je trouvais qu’il était important de s’investir à 150 % pour cette ville.

J’entends aussi : « Il y a des trous dans les avenues, les lumières sont éteintes quand on veut faire du vélo le soir, la promenade de mer, c’est peu en quelques années… »

D’abord, on a fait un mandat de six ans, empreint de projets dont on parlait depuis 25 ans et qui n’avaient jamais été réalisés par mon prédécesseur — c’est-à-dire la promenade de mer, qui est une nécessité. Aujourd’hui les travaux sont en cours. Deuxième point : on investit près de 10 millions par an dans la voirie pour rattraper le temps perdu, et on va investir 14 millions l’année prochaine. Je suis quasiment au maximum de la capacité à trouver des entreprises pour le faire. Il y a eu beaucoup de voirie refaite, mais il en reste encore beaucoup — c’est une réalité. On a traité en priorité les entrées de ville les plus abîmées, et on continuera. Il y a aussi l’enjeu de santé, qui est majeur : deux maisons médicales sont en cours, une en rénovation et une en construction. C’est une préoccupation quotidienne pour l’ensemble des Bauloises et des Baulois.

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