Marc Lelièvre : « Je suis le seul à avoir le crédit du RN et de l’UDR »

Marc Lelièvre, tête de liste Rassemblement national et UDR à La Baule, revient sur une campagne mouvementée, défend la cohérence de sa liste et détaille ses priorités pour la commune.

Seule la version audio de cet entretien engage le candidat.

Kernews : Vous avez finalisé votre liste, mais on a le sentiment que ça n’a pas été simple. Une liste dissidente est apparue comment l’expliquez-vous ?

Marc Lelièvre : La liste a effectivement connu quelques vicissitudes. Il y a un mois et demi, elle était aboutie, complète, prête à être déposée à la sous-préfecture de Saint-Nazaire. Et puis il s’est passé ce qui s’est passé : une scission. Je choisis d’y voir un avantage : cela m’a permis de distinguer les opportunistes des personnes de conviction. Nous avons désormais une liste authentiquement RN. Je suis le seul à disposer du crédit du Rassemblement national et de l’UDR, avec le soutien de Jordan Bardella comme de Marine Le Pen. Les personnes revenues avec moi comme Alain de Keralin, membre de l’UDR et président des Amis de La Baule, ou Mélanie Morisset — sont des militants de fond. Ensemble, nous avons su attirer ceux qui préfèrent l’original au Canada Dry. Quant aux dissidents, leur aventure les mènera certainement très loin… ou pas.

On dit aussi de votre liste qu’elle n’est pas très jeune.

Ma liste a l’âge de sa tête de liste, c’est-à-dire 67 ans, ce qui correspond exactement à la sociologie bauloise. Nous avons au moins le mérite de faire primer la sagesse et la réflexion sur l’emportement. Et j’ai sur ma liste des personnalités de très grande qualité. Mélanie Morisset, notamment. C’est quelqu’un de très engagé, notamment sur la question du handicap et de l’inclusion des personnes en situation de vulnérabilité.

Quelles sont justement vos priorités pour La Baule ?

La question des personnes fragilisées âgées, isolées, en situation de handicap sera au cœur de notre programme. Je pense notamment à un dispositif de service civique municipal qui permettrait à des jeunes en formation de se mettre à disposition des personnes âgées : les accompagner pour faire leurs courses, aller chez le médecin, rompre la solitude. C’est une idée simple, concrète, et profondément intergénérationnelle.

On vous reproche aussi d’être un nouveau Baulois puisque vous venez de Nantes.

Ça ne veut pas dire grand-chose. Mon épouse et moi sommes installés à La Baule depuis deux ans, certes, mais j’ai passé cinquante ans à faire l’aller-retour depuis Nantes. Je me suis toujours senti Baulois de cœur. Et je connais les problèmes de cette ville depuis longtemps. Quant à Nantes, permettez-moi de dire que cette ville connaît une très mauvaise tournure depuis que la gauche la gère : une ville qui s’abîme, qui se précarise, où les Nantais d’origine ne se reconnaissent plus. Arriver à La Baule, c’est pour moi une nouvelle étape celle où l’on a envie de concrétiser, de faire aboutir les choses. La voirie, par exemple, est dans un état déplorable depuis des années, à coups de politique de la rustine. Ce sont d’abord les personnes âgées qui en pâtissent — celles qui ne conduisent plus, qui prennent un vélo ou qui marchent, et se retrouvent face à des nids-de-poule qui peuvent provoquer des chutes.

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