Michel David porte la liste « Une nouvelle énergie à Pontchâteau », investie par le mouvement de David Lisnard. Il revient sur une genèse mouvementée et défend un projet ancré dans la création de richesse.
Seule la version audio de cet entretien engage le candidat.
Kernews : Votre liste est finalisée, mais le chemin n’a pas été simple. Un collectif citoyen au départ, des turbulences — racontez-nous.
Michel David : J’étais à l’initiative du renouveau démocratique à Pontchâteau, en toute humilité. Quand j’ai constaté que personne ne se manifestait, j’ai lancé un appel via la presse locale pour constituer une liste. Et là, j’ai commis ce que j’appelle le péché originel : vouloir me présenter sans étiquette. C’est une erreur. Sans étiquette, on s’expose à un phénomène d’entrisme — des gens s’infiltrent, sèment la zizanie. C’est exactement ce qui s’est passé. J’ai fini par quitter la liste que j’avais créée, « Un nouveau cap à Pontchâteau », pour en construire une nouvelle, affichant clairement son orientation. J’ai rejoint David Lisnard et le mouvement « Une nouvelle énergie », dont nous avons l’investiture et le soutien. Comme il le dit lui-même, il est pertinent que les gens sachent où ils se situent. Je me reconnais dans cette philosophie, et je suis bien plus à l’aise dans mes baskets depuis. Comme disait Cocteau, ce qui différencie les individus, c’est justement l’énergie.
Vous avez à vos côtés Fanny Delattre, qui est une personnalité connue localement.
Fanny, c’est mon binôme — et j’en suis très fier. Elle représente d’abord une femme cheffe d’entreprise, créatrice de richesse et d’emplois. Pour moi, c’est le maître mot : créer de la richesse pour dynamiser une ville de caractère. On ne peut pas vivre uniquement sur les fonds publics — contrairement à ce que suggérait François Hollande, l’argent public, c’est Nicolas qui le paye. Fanny sait ce que c’est que gérer une masse salariale, des charges, faire du management. C’est une liste d’entrepreneurs, de gens qui ont envie de créer, de bouger. C’est d’ailleurs pour ça que dès le départ, nous avons pris contact avec le club des entrepreneurs, l’union des commerçants et les artisans de Pontchâteau. Nous sommes sur la même longueur d’onde.
Quels sont les grands axes de votre programme ?
Le premier axe, c’est le renouveau démocratique lui-même. Pontchâteau a connu deux mandats successifs de gauche — c’est la démocratie, soit. Mais en 2020, c’était le désert complet : une seule liste en lice, celle des sortants. Les électeurs de droite, déjà déçus en 2014, n’ont pas pris la peine de se déplacer. L’abstention a été massive, et la légitimité du résultat en a souffert. Mon rôle, c’est de redonner de l’espoir à cet électorat. Je suis Pontchâtelain de souche, j’ai vu évoluer cette ville, son centre-ville, son cœur de bourg. Et pour moi, Pontchâteau a toujours été traditionnellement une ville de centre-droit. Il était temps que ça se traduise dans les urnes.
