Alexandre Griveau : la Nasa invite un Baulois à assister au décollage d’Artemis II

Alexandre Griveau est le créateur de la chaîne Indiana Space sur YouTube, qu’il anime depuis La Baule. Il est suivi par plusieurs centaines de milliers de personnes à travers les différents canaux. Alexandre a été invité par la Nasa à assister au décollage de la navette Artemis II. Il souligne que cette mission n’a rien à voir avec Apollo, car l’objectif est bien d’installer une base sur la Lune. Il a été un témoin privilégié de cet événement : « La veille du lancement, nous sommes montés à bord d’un hélicoptère conduit par un pilote qui avait les autorisations pour survoler la Nasa et les sites sensibles. Nous avons pu prendre des images du ciel en étant au-dessus d’Artemis II. Elle était posée et j’ai réalisé que c’était un moment historique. » Le départ a été impressionnant : « Le bruit était assourdissant, le sol tremblait, on voyait de gigantesques flammes au décollage… »

Alexandre prépare un documentaire de 25 minutes qui sera présenté lors du Festival du cinéma de La Baule qui se déroulera du 24 au 28 juin.

Kernews : D’où vous est venue l’idée de lancer la chaîne Indiana Space ?

Alexandre Griveau : Le nom Indiana Space m’a été inspiré par Indiana Jones, parce que j’étais un grand fan de ce film quand j’étais enfant. J’ai voulu devenir une sorte d’archéologue du ciel, d’où ce nom.

Comment avez-vous été invité à assister au décollage de la mission Artemis II ?

C’est un ingénieur de la Nasa qui m’a invité. C’est un événement, puisque cela fait plus de 53 ans que nous ne sommes pas retournés sur la Lune. Cette fois-ci, c’est le retour de l’humanité autour de la Lune et nous sommes allés plus loin qu’aucun homme n’est jamais allé dans l’espace !

Les complotistes rappellent qu’il y a peu de temps, un responsable de la Nasa a indiqué que nous n’avons pas encore toutes les techniques nécessaires pour nous poser sur la Lune, alors qu’en 1969, à l’époque des satellites analogiques et du téléphone classique, au cours d’une retransmission en direct sur toutes les chaînes du monde, on avait vu le président des États-Unis discuter avec les astronautes en train de fouler le sol lunaire. Que répondez-vous à ceux qui estiment que c’était du bluff ?

Je comprends les sceptiques, mais il ne faut pas oublier que 400 000 personnes travaillaient sur ce projet, qui a coûté l’équivalent de 156 milliards de dollars. On a envoyé des réflecteurs sur place, grâce aux missions Apollo, ce qui nous a permis de mesurer la distance entre la Terre et la Lune. Aujourd’hui, la technologie a énormément évolué, les fusées sont complètement différentes, et le projet aujourd’hui n’est plus du tout le même. Il ne s’agit pas de doubler l’URSS, mais d’implanter des bases lunaires pour ensuite aller vers Mars. En plus, il y a des images. On a ramené des roches lunaires, on a pu vérifier que les composants n’étaient pas les mêmes que sur Terre et il y a eu une unanimité pour dire que ce n’était pas terrestre.

Que pensez-vous de la rumeur qui circule sur le fait que les gouvernements mondiaux s’apprêteraient à faire des révélations sur une présence extraterrestre ?

Il ne s’agit pas des extraterrestres, mais des ovnis. Il y a des dossiers qui commencent à être déclassifiés, notamment en provenance du Pentagone, où l’on voit effectivement des objets, dont on ne connaît pas la structure, qui se déplacent dans le ciel sans combustion. Maintenant, on est encore loin de dire qu’il y aura un petit bonhomme vert qui va sortir de sa soucoupe… Simplement, ce que l’on va dire, c’est que l’on ne sait pas ce que c’est.

Vous ne soutenez donc pas la thèse selon laquelle des êtres biologiques non humains auraient été capturés ?

Pour moi, c’est de la spéculation. C’est surtout ce que les gens aimeraient entendre. Nous aimerions tous voir un extraterrestre, découvrir une vie plus intelligente que la nôtre, ou différente. Mais je n’y crois pas trop. À l’inverse, je crois qu’il y a une vie dans l’univers.

Si l’on apprenait qu’il y a une vie extraterrestre, cela devrait-il nous rassurer ou, au contraire, nous affoler ?

Pour les gens qui s’intéressent vraiment à ce sujet, ce serait plutôt une bonne nouvelle. Ce serait intéressant, cela permettrait de poser de bonnes questions. Cependant, pour une population plus large, le premier sentiment serait la peur. Je suis beaucoup les découvertes sur les exoplanètes, c’est-à-dire les planètes en dehors de notre système solaire, et l’on pense qu’il pourrait y avoir des environnements différents. On peut trouver des signes de vie et une similitude avec la Terre pour nous permettre de comprendre notre planète. Sur certaines planètes, en fonction de leur environnement et de leur disposition autour des étoiles, il pourrait y avoir une vie, qui ne ressemblerait pas forcément à la nôtre, mais celle-ci aurait d’autres formes.

La question n’est pas de savoir s’il y a ou non une vie bactérienne, mais surtout s’il existe des êtres avec une conscience…

Très objectivement, vu la taille de l’univers, oui, c’est tout à fait faisable qu’il y ait une population qui ressemble de près ou de loin à l’humanité. Après, il ne faut pas oublier les distances, l’espace et le temps. Donc, ce ne sont pas des civilisations que nous pourrions rencontrer. On se pose mille questions, cela nous amène à être plus humbles et à moins nous prendre la tête.

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