À Mesquer, la commune intervient pour sécuriser le chemin piéton situé près du pont de Bel-Air. Depuis plusieurs mois, le bord de ce passage subit les effets de l’érosion de l’étier de Quimiac, qui fragilise progressivement la berge. Pour éviter tout risque d’affaissement et protéger les promeneurs, les services techniques municipaux ont installé un garde-corps en bois destiné à délimiter la zone sensible.
Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un aménagement définitif, mais d’une mesure de précaution. Le secteur reste fréquenté par les habitants et les marcheurs, dans un environnement où l’eau, les marées et les sols meubles imposent une vigilance particulière. La commune souhaite désormais travailler avec Cap Atlantique La Baule-Guérande Agglo afin d’étudier une solution durable.
Parmi les pistes évoquées figure le fascinage. Cette technique ancienne, utilisée pour stabiliser les berges, consiste à maintenir les sols à l’aide de fagots de branches, souvent de saule, disposés en bordure de cours d’eau ou d’étier. Elle présente l’avantage de s’inscrire dans une logique plus naturelle que des ouvrages lourds en béton ou en enrochement, tout en limitant l’érosion.
Cette intervention s’inscrit dans un contexte plus large. Comme d’autres communes littorales de la presqu’île, Mesquer doit composer avec la fragilité de certains espaces côtiers et estuariens. À l’automne dernier, la municipalité avait déjà pris un arrêté d’interdiction d’accès à la plage du Cabonnais et au sentier qui la surplombe, après l’identification d’un risque potentiel d’effondrement de falaise.
Au pont de Bel-Air, l’objectif est donc simple : préserver la sécurité des usagers tout en préparant une réponse plus pérenne. Le garde-corps en bois marque une première étape. La suite dépendra des études techniques et des échanges avec l’agglomération, compétente sur plusieurs sujets liés à l’environnement, à l’eau et à la gestion des milieux naturels.
