Une nouvelle boutique s’installe sur la Presqu’île, à deux pas de l’office de tourisme de La Baule : Kerundas. Derrière cette marque au nom breton, une créatrice, Stéphanie, qui a imaginé des sacs pensés pour la vie quotidienne avec, en particulier, un emplacement dédié à la gourde. Rencontre.
Kernews : Stéphanie, avant de parler de vous, présentez-nous Kerundas ?
C’est une marque très locale, avec un ancrage vraiment breton. On voulait mettre à l’honneur les bienfaits des bonnes ondes de la région, de la nature. Et on voulait surtout proposer des sacs avec un emplacement spécial pour la gourde, pour l’avoir toujours avec soi, mais à l’intérieur du sac et non à l’extérieur. On propose donc toute une collection : sacs à dos, sacs bandoulière, sacs pour le panier du vélo, sacs pour le travail… L’idée, c’est de pouvoir avoir une vie dynamique tout en s’hydratant au quotidien, parce que l’eau, c’est essentiel, aussi bien pour la nature que pour l’être humain. On propose aussi quelques vêtements pour agrémenter le quotidien : des capes pour faire du vélo facilement, qui se ferment jusqu’au cou, des blousons amples, avec un côté oversize, très originaux, à l’intérieur pep’s. Dans tout notre univers Kerundas, on aime proposer de la couleur, de la gaieté, de la joie, du dynamisme et de bonnes ondes. Le nom lui-même résume l’esprit de la marque : c’est un mélange de breton et de latin, pour dire la maison des bonnes ondes.
On sait que le secteur de la mode traverse une période plutôt sinistrée. Comment se positionne une marque comme la vôtre ? Le public se répartit : soit les gens vont sur Internet, vers les grandes marques, soit ils gardent un vrai capital de sympathie pour ce qui est fait chez nous, pour des indépendants comme Kerundas un peu comme Le Slip Français, qui entre en bourse…
C’est un vrai challenge, que j’ai relevé avec mon mari : tous les deux, on s’est associés avec l’envie de proposer une marque vraiment française. On travaille avec de nombreux partenaires français : la société Audouin et fils, à Cholet, et l’ESAT Marie Moreau, à Trignac-Saint-Nazaire, qui fait travailler des personnes en situation de handicap. On utilise des Bic français, des fermetures Éclair, et on glisse même de petites boîtes de sel de Guérande dans nos colis en ligne. On voulait vraiment faire vivre le savoir-faire français même si notre collection de sacs en cuir, elle, est fabriquée au Portugal.
Qu’est-ce qui vous inspire dans la conception des sacs ?
Il y a un côté sport chic. Ce sont des sacs intemporels, qu’on porte été comme hiver. On aime aussi mélanger les matières : certains sacs sont en simili-cuir, lavables en machine, très pratiques, avec un intérieur en coton ; d’autres sont en cuir, plus souples et plus durables dans le temps. On voulait proposer ces deux styles. Ce sont des sacs pour toute l’année et pour tous les âges, la cible n’est pas vraiment définie, c’est plutôt : que tout le monde puisse sortir avec un accessoire coloré, y ranger sa gourde, mais aussi son stylo ou ses papiers, bien organisés, pour une vie dynamique.
Dans une époque marquée par le réchauffement climatique, une gourde toujours à portée de main…
Effectivement, c’est presque une question de survie ! C’est un peu ça, l’esprit Kerundas.
Un mot pour finir sur votre autre vie : celle d’autrice. Vous avez signé un best-seller sur la couture…
Oui, avec Sandrine Mallet, j’ai coécrit Simplissime Couture, le livre de couture le + facile du monde, aux éditions Hachette. Il propose 125 idées couture sans patron, accessibles à tous, aussi bien aux enfants qu’aux adultes, à la main comme à la machine. On le retrouve d’ailleurs en vente dans la boutique, aux côtés des sacs. Et avec Sandrine, on travaille déjà sur un prochain livre, consacré à la couture et à la broderie à la main, qui sortira en septembre.
Kerundas, 142 avenue du Général de Gaulle à La Baule. Site : kerundas.com
