Au Fournil de la Baie, avenue de Lattre-de-Tassigny, Vincent Delepine cuit son pain au feu de bois comme n’importe quel artisan boulanger. Mais depuis plusieurs années, un voisin excédé par la fumée de sa cheminée multiplie les signalements, allant jusqu’à faire intervenir police et pompiers. Le boulanger raconte son incompréhension. Premier point que tient à préciser Vincent Delepine : la nature du combustible utilisé. « On ne fait que du bois compacté. On est livrés une fois tous les quinze jours par un fournisseur qui nous fournit du bois déjà compacté », explique-t-il. Une précision qui n’est pas anodine, alors que c’est précisément la fumée de son four qui est à l’origine du différend.
De la fumée, oui, mais comme dans tout four à bois
Le boulanger ne le nie pas : recharger le four produit de la fumée. « Lorsqu’on recharge le four, il y a de la fumée, comme dans tout four. Ça fait de la fumée », reconnaît-il. Mais il peine à comprendre la réaction que suscite ce phénomène pourtant inhérent à son métier. « Là où j’ai du mal à comprendre, c’est qu’on appelle la police, on appelle les pompiers pour qu’ils viennent constater ce qui se passe. À mon avis, à l’heure actuelle, ils ont autre chose à faire que de venir voir au niveau de la cheminée. » Le différend ne date pas d’hier. Selon Vincent Delepine, la même voisine se plaignait déjà du temps de son prédécesseur, M. Visentin, à la tête de la boulangerie. « Ça fait un moment déjà, apparemment. Avec M. Visentin, cette personne-là se plaignait déjà », rapporte-t-il. Installée dans le quartier depuis plusieurs années, elle continue de se manifester à chaque fournée : « Elle habite là depuis quelques années, mais à chaque fois elle se plaint de la fumée. » Le boulanger décrit un phénomène ponctuel et limité dans le temps : « C’est vrai que quand on recharge le four, ça va durer un quart d’heure, vingt minutes, et puis après ça se stoppe. Le bois, au début, quand il se consume, ça dégage de la fumée, et après ça s’estompe. Mais il n’y a pas d’odeur non plus qui prend à la gorge. »
Face à ces appels répétés, Vincent Delepine s’interroge sur la mobilisation des forces de l’ordre et des secours pour ce motif. « La police et les pompiers qui se déplacent… je pense qu’ils ont autre chose à faire que de venir. Ils ont autre chose à faire. » Au-delà de l’incident, le boulanger tient à rappeler le rôle des commerces de proximité dans le tissu du quartier. « On a un commerce de proximité, et on est tous liés les uns aux autres. On est tous indispensables à la vie du quartier. »
Boulangerie Le Fournil de la Baie 199, avenue de Lattre-de-Tassigny, La Baule
